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merci d'être venu me voir ! en espérant que la magie des contes te fasse retomber en enfance ! passe une bonne...
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Par jumper, le 02.11.2009
merci ! je penses vous mettre en blog ami car le votre est vraiment bien ! bonne soiréehttp://le grimoiredesco...
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Par jumper, le 27.10.2009
merci de ces charmants moments passé en votre compagnie...
la fontaine doit être heureux....
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Par Adeline de Lille, le 16.10.2009
c'est majestueux, tu portes aux nues la femme créole avec tant de délicatesse, bravo à toi encore une fois! to...
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Par ktizeb, le 12.09.2009
c cooll jean marc je vais l acheter cousin il est super...
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Par denis, le 02.09.2009
bonjour je suis très heureuse et très fière de ta réussite. je t'embrasse très fort .
viviane alias ta cous...
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Par Lalanne Viviane, le 02.09.2009
whou ! quelle bouffée d'enfance soudaine ! que de souvenirs ! que de tendresse que d'émotion......
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Par Sylvie, le 28.08.2009
anselme le poète?? j'aurais juré que c'était toi l'auteur!! près de trois siècles après, anselme s'est trouvé ...
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Par ktizeb, le 28.08.2009
re, j'ai 11 ans née le 28/06/1998 puis-je savoir votre age je suis celle que tu as laissé dans son blog un com...
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Par yasmina, le 21.08.2009
bonjour, je suis yasmina moumen, vous aviez jetté un coup d'oeil dans mon blog et vous m'aviez laissé un comme...
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Par yasmina, le 21.08.2009
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Date de création : 20.10.2008
Dernière mise à jour :
28.10.2009
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Voilà que je rentre dans ma chambre épuisé,
Mais de mes mots mon esprit est aiguisé,
Tant vous servir Elisabeth, est espoir déguisé…
Ma Reine, le manant que je suis ne peut espérer,
Un seul de vos regards qui serait ma joie déférée,
Entre vos actes Saints et mes émois différés…
C’est au son de votre cloche que j’accours rêveur,
Avec toujours l’espoir que vos doux yeux bonheur
Daigneront un jour y déceler l'amour sans leurre…
Que je vous trouve emplie de sagesse et de beauté,
Si digne à régner par vos dentelles fines et cachées,
Que je vous désire ma noble folie, ma douce ailée…
Vous, si inaccessible, si emprunte de gestes délicats,
Vous, si élancée, si parfaite à ôter les indélicats,
Vous, si forte pour abaisser l’ennemi en reliquat…
Je vous aime Reine, sans que vous ne le puissiez,
Moi qui à chaque jour prépare les mets princiers,
Moi qui à chaque four use d’ingrédients limiers…
Qui suis-je ? Dans quel état j’erre ? Par cette cuisine
Je saurai allumer le feu de vos éclairées officines,
Et demain, vous détacher de vos obligations divines…
Ce matin c’est une truite de la belle Provence,
Que je marierai des épices de Saint-Paul-de-Vence,
Et des meilleurs vins de cuisson pour notre chance…
Moi Vatel ! Moi meilleur Viandier de France,
Je vous aime Elisabeth, je vous aime en transe,
Et dans vos cantines je voudrais une délivrance…
Voici par mes commis, une bécasse à l’églantier,
Une truite sauvage au thym et lavande persillée,
Un cochon de lait au miel et vinaigre déliés…
Prenez et mangez, goûtez l’amour que je vous dois,
Sentez les odeurs riches et sucrées entre vos doigts,
Ma muse, je cuisine comme je vous aime en soit…
Mais quand vient le soir, la journée épuisée,
De mes mots sans mes couteaux aiguisés,
Je vous aime Elisabeth, mes émois déguisés…
Cuisines, vins et amour se confondent et sont liés,
L’art en somme se conjugue de mets variés,
Au point que Reine en épouserai son fin cuisinier…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)
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De son vrai nom Fritz Karl Watel d’origine suisse.
Maître d’hôtel du Grand Condé. Sa mort, le 23 avril 1671,
est relatée dans deux lettres de la marquise de Sévigné
adressées à madame de Grignan, sa fille.
En effet, à un dîner que le prince de Condé offre
au roi Louis XIV au château de Chantilly (Oise),
le poisson n’est pas livré à temps et Vatel,
s’estimant déshonoré, se poignarde de son épée.
En Martinique, la sorcellerie s’anime et se devine,
Des apprentis jouent avec le feu et les lois divines,
La magie noire opère de sa méchanceté saline…
Voyons dans ce conte que le mal parfois se retourne,
Et regarde bien en face le voyou qui le séjourne…
Cette histoire est vraie, elle est arrivée au mois de mai,
Il y a neuf ans jour pour jour je vous le promet,
Du côté du Marigot un joli bourg qui ne l’oubliera jamais…
François est un homme fade, aigri, détruit par la vie,
Sa méchanceté le taraude son esprit le dévies,
Il est le Kimboiseur, le sorcier aux pires avis…
Rien ne l’arrête, pour trois sous il brise vos nuits,
Sur commande satanique il vous casse sans bruits,
Vous assaille de gris-gris et du mauvais esprit…
Un matin de juin 2000, on sonne à ma porte,
Je maudis cette engin qui me déporte,
J’ouvre rageur, puis le sort bascule, de la sorte…
La femme qui s’installe dans mon fauteuil est hagard,
Les yeux rougis par des semaines de larmes phares,
La voix cassée, la fatigue affichant de ternes amarres…
Man Janine implore alors mon aide ,
Pour combattre le sorcier qui de façon très laide,
Consume sa petite fille qui se meurt toute raide…
Une vielle histoire de terrain opposait l’ensorceleur,
A Man Janine pour son plus grand malheur,
Le maléfice oeuvrait sur l’enfant en sueur…
J’étais outré, je rassemblais des ondes en forces vivent,
Je rentrais en transe et voyais l’ennemi en invectives,
Le combat commença à distance, sous directives…
Après trente minute de prières et de batailles spirituelles,
Je demandais à Man Janine de rentrer chez elle,
Et de brûler l’oreiller de sa petite tourterelle…
Une corolle de plumes d’oies y était presque formée,
Allant tuer la gamine si on la laissait se terminer,
Ce fut fait et bien fait par Janine bien préparée…
J’allais le lendemain soir au chevet de la petite Zuzon,
J’étais muni d’une bible, d’une bouteille avec son bouchon,
Et quand elle fut prête à s’endormir, j’agissais pour le fond…
Devant le cou de la petite, je forçais la bouteille à se fermer,
La pression fut t’elle que j’eu du mal à emprisonner,
L’esprit du Kimboiseur dans mon piège façonné…
Après quelques jours, la petite retrouva un bon appétit,
Puis des couleurs et les envies d’une fillette guérie,
Et enfin une santé de fer avec la joie sans empathie…
Man Janine me remercia mille fois, moi et mes aïeux,
Je la relevais puis la signais sur le front de mes vœux pieux,
Puis je m’en allais dans mon église remercier notre bon Dieu…
Un vendredi soir, le jour trois de mon intervention,
François le Kimboiseur était à genoux en suffocation,
Il ne pouvait plus respirer et se consumait de putréfactions…
« Ouvrez la bouteille je vous en supplie Monsieur le curé !!
Ouvrez la bouteille ou je vais mourir de ne plus respirer !!
Je vous en supplie !! ouvrez la bouteille curé… »
Les voies du Seigneur son impénétrable…
La bouteille m’avait été volée la veille par un misérable,
Dans mon église, avec une coupe d’argent délectable…
Le kimboiseur, comprenant que je pouvais rien pour l’aider,
S’en alla, injuriant tous les Saints, les évêques et les curés,
Puis disparut dans le dédalle de nos rues épicées…
On retrouva François le Kimboiseur un samedi matin,
Pendu à un frangipanier du côté du Lamentin,
Avec une bible et un mot de pardon dans la main…
Moi jeune curé de notre île, exorciste obligé,
Je vous ai raconté cette histoire encore d’actualité,
Tant les kimboiseurs, ici, oeuvrent avec méchanceté…
Si vous trouvez une bouteille pleine de vide, attention,
Ne l’ouvrez jamais au risque, par vilaine tentation,
De libérer le kimboi et de finir en lamentations…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés)...
L'autre jour, je me rendais sur la Guadeloupe par la mer,
j'avais deux emplettes et trois clients à satisfaire,
c'est à Bas-du-Fort que je renversai Fernand Montfière...
A peine sorti du port, je grimpai dans l'auto sans avis,
la location de cette voiture me coûtera trois fois une vie,
les affaires devront être bonnes pour éviter que je dévie...
Dans ma petite automobile je roulais tranquille,
quand sur la droite Fernand débouchait 'La Grena' facile,
je ne sus que le faire voler d'un coin d'aile fébrile...
Je stoppai mon auto de mort, et secourus l'oiseau,
lui, était les fers en l'air, sans cassures par les os,
mais sa moto s'éparpillait en mille morceaux...
Voye, Voye, je me voyais déjà en bas de l'échelle,
en prison, et pire, ne jamais avoir un retour rebelle,
tant j'avais cru mon Fernand, haché sans selle...
Le brave homme rassemblait ses pièces détachées,
le guidon en main, les jantes aux rayons épilées,
Le monsieur était blessé que sa Grenasoit pliée...
Le Gugusse était très énervé, mais entier, Dieu soit loué,
je comprenais dans son joli créole bien chanté,
que sa mobylette valait de l'or... Objet collectionné...
Après moult disputes et palabres disproportionnés,
Je faisais au motard des excuses bien additionnées,
puis il m'invita chez lui pour en mieux discuter...
Je découvrais alors ici, la passion des anciens,
pour ce modèle de vélomoteur c'est certain,
Dont la valeur dépassait la raison, et de loin...
La maison de Fernand était en fait un musée,
dédié à cet engin qui partout était cuisiné,
prenant la place d'une femme et de trois bébés...
Pire encore, dix squelettes d'acier pendaient au plafond,
les chaises étaient des moitiés de cette moto de fond,
les lampadaires des roues, les phares des carafons...
Mais je ne pouvais pas croire ce que je voyais là,
Fernand avait pour seul lit, une Grena sans drap,
dans une chambre-garage, coquette, mais pleine de gras...
Sacré Fernand, qui ne vivait que par ses deux roues,
avait ni femme, ni même besoin de deux sous,
juste sa passion qui le rendait amoureux et fou...
Les pièces de la 'moto-bécane' sont si rares et prisées,
qu'elles ont la valeur de l'or en Guadeloupe, entre initiés,
au point que chaque vente se fait avec dix policiers...
Si vous avez chez vous une mobylette sans bobos,
année-modèle 1970, bleue ou orange, soyez bon coco,
appelez mon éditeur pour me contacter tout de go...
Je vous mettrai en relation avec mon Fernand,
qui vous achètera en barres la motocyclette, sachant,
que je ne prendrai ni la transmission ni un cadran...
En arrêtant la production de ce cyclomoteur,
Motobécane à causé aux Antilles un grand malheur,
et à certains retraités, coupé le seul moteur...
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)
Je me souviens d'un grand portail vert, d'une allée,
de cailloux blancs qui jonchent mon enfance envolée,
un train qui passe, les heures insouciantes parties en fumée...
Je me souviens d'un château, un vieil homme au dos courbé,
des enfants heureux de pouvoir enfin se retrouver,
des femmes qui préparent la cuisine, les odeurs épicées...
Je me souviens un clos, un pré si grand que je m'y perdais,
des graviers qui s'enfoncent dans mes souliers sans lacets,
des parents qui vivaient leur jeunesse, leurs tendres versets...
Je me souviens de la joie de mes oncles, des clopes vertes,
du mouton qui grillait, des senteurs d'orient et certes,
la foison de mets qui s'entremêlaient aux mots alertes...
Surtout, je me rappelle de cette belle et grande famille,
venue de loin puis coller comme on colle une estampille,
nous étions un roc, un île, un lien universel, une quille...
Roger, Alain, Jean-Pierre, ou Ghislaine, France, Martine,
la fratrie était marquée du sceau de l'amitié par les cantines,
Et tous les autres en ribambelle, s'aimaient sans badine...
Je me souviens d'une reine-mère, une rieuse grand-mère,
une adorable femme qui avait donné son âme grégaire,
qui avait tout sacrifié pour voir ses enfants en juste terre...
Je me souviens entendre les dimanches arrivés, moi rebelle,
les mots tendres, parlés à l'encre d'un bourg, Miribel,
« voilà mon Jean-Marc, il a grandi, Manouchebel !! »...
Comment oublier, Odette, tes rires qui ne finissaient jamais,
le pot de chambre qui te secourait par des gendres coquets,
ton tablier, comme pour toujours nous inviter au respect...
Alors à grand coup de Méchouia, de poivrons rouges mêlés,
de sauces piquantes, tu as su nous donner le goût d'aimer,
de toujours savoir nous rassembler, et moi de me rappeler...
Tu as fini par ranger les cartons de ta genèse, l'esprit volé,
oublié tout le monde, trop occupée à vouloir bien expédier,
tu es partie rejoindre 'La Goulette' et sûrement notre pépé...
Je me souviens d'un grand portail vert, d'une allée,
de quais sereins qui bercent mon enfance dévoilée,
un plein de glaces, les 'Manouchebels' à jamais enterrés...
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)
Chez nous en Martinique, les collines sont des Mornes,
Et les Mornes sont parfois rouges et d'autre fois verts,
Voici l’histoire d’un montagnard aux couleurs sans bornes…
Je vais vous l’appeler 'José' pour qu’il ne se reconnaisse pas,
Je ne voudrais pas le vexer en le racontant tout droit,
Car cet homme est un génie, il sera reconnu après son trépas…
A soixante-quinze ans ce Manitou apprivoise les sons,
Ancien coupeur de cannes, tout le disposait au mal du do,
Il va, en une année, devenir virtuose de ses feux moissons…
Mozart, Beethoven mes aïeux, rien ne lui résiste même ivre,
Les touches blanches et noires épousent sa volonté mélodieuse.
Son envie d'attraper des musiques use les pédales de cuivre…
A Morne Vert, tous les vendredis soirs, José donne un concert,
Pour cinq voisins qui se découvrent assoiffés mélomanes,
Tout comme les grenouilles, les mangoustes et les serpents-terre…
J’avais la chance d’avoir une place dans son jardin,
Entre les crapauds je découvrais pour de vrai,
Les plus grands compositeurs joués par José sans gradins…
Voilà que le coupeur de cannes, pendant ses années de labeur,
Entendait des accords très éloignés de sa biguine-terroir,
Et savait les reproduire par des coups de mains enchanteurs…
Les dons sont naturels dit-on, José était un musicien d’instinct,
Un érudit artiste, qui de sa machette battait antan les tons,
Un incroyable planteur qui mériterait les strapontins…
Quand je proposai à José de m’accompagner à Paris,
Histoire de le faire découvrir à mes gens de symphonie,
Alors, je connus la colère du plus grand des génies…
Le Monsieur n’avait jamais quitté son île,
Jamais envisagé de jouer dans une grande ville,
Encore moins d’aller pianoter en imbécile…
Quand José donnait un concert sur son Morne fier,
Ce que j'ignorais, c’est qu’il orchestrait les coléoptères,
Et que ses partitions, il les lisait dans le ciel aurifère…
Bon Dieu! José décryptait le secret des folles lucioles,
Elles lui éclairaient des chants de lumières en cabrioles,
Il composait leurs accords et les reproduisaient sans babioles…
Le bonhomme était l’instrument de nos fées des nuits,
Pendant la coupe de la canne et ses trente ans presque maudits,
Il avait découvert le soir, que les lucioles jouaient des harmonies…
Sans les éclairées danses de ses amies,
Comment alors, jouer sous les cieux de Paris,
Comment aligner les notes et les mélodies ?
Voici Madame, l’histoire de José par nos airs,
Qui lisait les lucioles comme on lit du Césaire,
Et qui sur son Morne, donnait leurs concerts...
Je ne sais pas si mon autre ami pianiste, Olivier,
A rencontré José qui habite son quartier,
Il faudra que je l’appelle, pour l’en initier...
En Martinique, Morne Vert est une jolie terre,
Faites-y une halte avant d’aller sur Saint-Pierre…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)(9)
Oh mon Dieu, me voilà sans foyer et sans abri,
Cesse toute indulgence pour ma condition d’aigri,
Protège ma fille, que notre amour soit sans un bris…
Ma puce, ma tendre délicatesse,
Papa s’en va, poussé par une diablesse,
Papa t’aime comme au premier jour, petite princesse…
J’ai peur, j’ai très peur de tes moindres maux,
Je fus tellement là pour les soigner de mes mots,
Te réconforter, t’enlacer et te rassurer tout de go…
Nous étions si inséparables mon petit cadeau de Noël,
Je n’ai jamais rien fait sans que tu sois là, douce cannelle,
Je ne vivais que pour t’épanouir, toi l’amour en ribambelle…
Papa est parti ce soir, ne crois jamais que c’est de ta faute,
Les adultes parfois s’habillent en cosmonaute,
Et sous leur scaphandre, sont de fieffés idionautes…
Belle poupée, papa sera toujours là pour toi, pense-le,
Pas loin de la maison, en attendant le jour heureux,
Où nous nous retrouverons pour des semaines à deux.
Quand vient le soir, si ton chagrin est trop fort,
Revois les jours où notre famille était sans tord,
Danse avec moi dans ton lit, on changera le sort…
Ma fée des câlins, ‘Madame Prout’ du matin,
Ton rire raisonne dans ma vie, il efface mon chagrin,
Le temps des Cerises est proche tu verras mon lapin…
Fait dodo Cerise mon amour,
Fait dodo je t’aime pour toujours,
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Voilà sous nos tropiques un fou,
Un homme au chapeau vraiment mou,
Un imbécile heureux, un fieffé Rapetou…
L’autre jour, je remarquais sur notre rocade,
Ce pied nu, ce pauvre en saccades,
Sur le dos, un grand sac d’escapade…
Sa charge était vide, juste remplie de rien,
De vent de rêves aussi, mais point de biens,
Il semblait scruter le ciel avec son chien…
Moi, l’artiste qui donne le temps au temps, espiègle,
De ma hauteur, mes jumelles visant comme l’aigle,
Je découvrais alors un peintre, un sans règles…
L’homme tentait devant moi d’attraper un arc-en-ciel,
Et d’un coup de son baluchon emprisonnait le ciel,
Le temps, les abeilles, mais jamais l’essentiel…
Rudy était un chasseur de chimères et de couleurs,
Il voulait dans son sac à dos le bonheur
D’avoir un jour capturé les primaires chaleurs…
Chaque jeudi de pluie, je le vois ici,
Chasser les arcs et ses idées farcies,
Comme un fou aux bons jeux de vie…
Voilà sous nos tropiques un doux,
Un homme au chapeau pas si flou,
Un érudit gamin, un intelligent en tout…
Je me demande souvent en lisant notre rocade,
Qui ! De Rudy ou des gens pressés en saccades,
Est le mieux loti dans son escapade ?
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Me voilà de nouveau coquin en ce samedi,
Je roule avec ma carriole car ça me dit,
Et vers l'église de Balata, je vais idiot et repenti…
La vie parfois vous atteint de sa médiocrité,
Ce pourquoi j’allais régler des comptes un peu salés,
Avec le Bon Dieu de ce coin là, en toute intimité…
Sur la route pèlerine, sinueuse et arborescente,
J’entamais déjà par l’esprit, une demande d’indulgence,
Quand un 'Edmond' me fit du stop, en panne d’essence…
Je m’arrêtais, pressé de servir avant d'aller au Bon Dieu,
Et par six kilomètres, je déviais mes envies de vœux pieux,
Pour amener le 'sans chevaux' dans son paradis des lieux…
Quelle joie pendant le chemin nous heureux,
De refaire la Martinique et ses besoins impérieux,
Dans mon automobile, sans casser d’essieux…
Edmond, comme si l’on se connaissait, tant mieux,
Me raconta que le petit aigle blanc fera le bon jeu,
Et qu’en l’état, il y aura un octobre généreux…
Quel sage créole, vieux monsieur,
Auto-stoppeur, croque-monsieur,
Avec lui j’aurais roulé jusque chez le Bon Dieu…
Quel gentil bougre, juste et de bon ton,
Je découvrais que la vérité sort *d’Absalon,
Moi qui croyais les Saints santons…
Et quand je pose mon philosophe devant sa porte,
Toute la gentillesse des Antilles l’emporte,
Au point de me remercier mille fois que je le transporte
Monsieur Jean-Marc, me dit-il, en dette,
Si un jour par ici votre moteur s’arrête,
Alors, ma maison pour toi sera ouverte…
Voilà Madame, en ce samedi tout d’abord maudit,
Comment un vieil ange, je vous le dis,
Me redonna le bon goût de la vraie vie…
Après ce transport, mon arrêt en l’église de Balata,
Fut une formalité moi pressant le pas,
Juste un remerciement pas mieux, de cette rencontre là…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Absalon : quartier proche de l’église de Balata en Martinique
Il est là, bien là, imposant et dégoulinant de biens,
Entre ses terres closes, entre ses coffres pleins,
Le roi afflige, prend, distribue, roue serein…
Dans ses étages bois-blanc, est sa cour sanguine,
Sa descendance qui joug les rangs comme biguine,
Qui vit des us, des costumes de pâles fouines…
Le rhum coule à flot pour fêter la bonne fortune,
Les accumulés délits sur les seules têtes brunes,
Les champs de blés, d’épargnes sur dos lacunes…
Regardez-le bénéficier des complicités scabreuses,
Des légions de mères qui gouvernent endormeuses,
Qui laissent au roi d’ici, la manne, et l’or à la pelleteuse…
Le roi à col long, main ténue, sans partage entretenu,
Il amasse par lois, il accumule sans disconvenues,
Il fait ripaille, laissant le petit peuple comme tout nu…
Et quand, frappé par les rayons du soleil, lardé,
En marge, brute, il dégarnit les paniers tressés,
Alors, rien à faire pour l’empêcher d’accumuler…
Il est là, bien là, imposant sa dégoulinante posture,
Entre ses terres closes, entre ses offres impostures,
Le roi afflige, prend, distribue, roue sans parjure…
Donc, moi et mes frères, on achète sa confiture,
Beaux ânes, bonnes EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Onde humaine qui résonne des fonds de mélancolie,
Des nefs brumes s’élèvent vos sons qui glacent, hallali,
Naît ici cœur rempli, amours divins, les folies…
A l’ombre des stèles, les prières se dressent homélie,
Ecrasent les siècles des laborieuses solitudes par vie,
Ricochent entre pierres polies et vœux pieux à Marie…
Ecoutez nos moines chanter, dresser leurs églises là,
Hisser les voix au très haut et retomber trépas,
Entendez ces hommes glacer nos sangs au-delà…
Alors, les sources de dieu coulent des cathédrales,
Traversent nos cœurs emplis, un verset impérial,
Le chant des saints, une musique en cérémonial…
Puis, la chair des foules tresse des pleines faisances,
Des champs de ruines, des pêchers en pénitence,
Chaque vie se cherche, chaque âme arme transe…
Au plus haut des cieux brillent les vitraux de feu,
Le son des moines fusent et danse vertueux,
Les statues s’animent, les fantômes font le jeu…
Les dalles de marbre, datées, chauffent l’aile,
Les rosaces audacieuses tournent en ritournelles,
Les soutanes s’éclairent de paillettes hirondelles…
Les orgues explosent et font mourir des airs,
Les aigus des bouches fondent, gravent des repères,
Les anges EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
*Mens sana in corpore sano : un esprit sain dans un corps sain.