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POEMES

A l'étang du père Couriault...

Publié le 09/10/2009 à 20:36 par peintredesdom Tags : alzabane wollscheid baudelaire écologie nature animaux contes fables

Là-bas, une forêt étalait des robes pins en mousse,

Dedans, cerfs et chevreuils jouaient sans frousse,

Même les sangliers s'amusaient de leur frimousse…

 

Plus loin à l’orée du bois, le lièvre était au pré le roi,

Les vaches mâchouillaient en allant chemin de Croix,

Les truites sauvages du ru, guettaient des proies…

 

Des mésanges usaient de couleur le ciel naissant,

Les abeilles zigzaguaient entre les calices encens,

Mille fourmis erraient en découpes, se pressant…

 

Soudain, ici, non loin de l’étang du père Couriault,

À deux pas du moulin près de la rivière aux farios,

Une fouine courait des libellules aux airs joviaux…

 

Mon dieu, une odeur de foin se mêlait au matin,

Des bruits sans importance montaient d’un festin,

Celui des brochets qui happaient le menu fretin…

 

Moi, jardinier des sens, j’étais assis sans un mot,

Je visitai intrus cette nature ou je puisais angelot

Les sources vives de mes écrits sans oripeaux…

 

Je n’osais pas un geste tant je me sentais trahir

un spectacle si serein que l’homme devait  bannir

toute conscience trop extérieure à ce doux loisir…

 

J’étais à croire, que même la marguerite jaugeait,

Par quelle grandeur elle allait s’ouvrir aux jets

D’un soleil rageur qui ôtait toute bruine en rejet…

 

Une famille de lapins sautillait dans les herbes grasses,

Sur un monticule, narguait un papillon hissant sa grâce,

Tout comme le hanneton qui se croyait en disgrâce…

 

Je trouvais quand même l’instant pour transcrire

Tout le bonheur que procure le doux jeu d’écrire,

Les fables qu’allait ma plume fleurir…

 

Le lièvre et la fouine, la taupe et le brochet, le hanneton,

Autant d’inspirations salvatrices pour un fabuliste santon,

Qui par temps posés, livre la vie aux abords d’un canton…

 

Le ciel semblait subitement épouser les courses folles,

De chaque animal qui se noyait de brumes en corolles.

Tout en haut, la montagne enveloppait le berger Anatole…

 

J’esquissais deux dessins sous mes tendres lignes,

J’avais peur d‘oublier ces instants insignes,

Et me devais de vous les offrir en peintre digne…

 

La brise légère caressait les arbres devenus volages,

Les nids s’animaient de piaillements beaux adages,

Des nuées d’éclosions donnaient aux fleurs un corsage…

 

Maintenant Firmin creusait des sillons à force cachée,

Le grognement régulier du tracteur aux chevaux lâchés,

Épousait la douceur des lieux puis s’y fondait fâché…

 

Je prenais conscience que la vie est simple officine,

Elle puise sa force dans la communion des routines,

Mariant les êtres, les souffles, le temps qui fascine…

 

Je frissonnais, je mesurais à peine qu’un autre jour,

Quand les hommes auront lancé le grand abat-jour,

Nous aurons fini de voir le soleil pour toujours…

 

Lisez mes histoires sur les bestioles au monde,

Elles sont le reflet de mon âme et tour de ronde,

De nouvelles traces historiques aux vils immondes…

 

Je ramassais mes aquarelles et mes carnets de contes,

De plénitude je venais de m’emplir à bon compte,

Je quittais le précieux matin, ce soir je vous le raconte…

 

Mon Dieu, trouverais-je un jour le style et le brio,

Pour aux enfants léguer un si beau scénario,

Celui de mes pauses, jadis, à l’étang du père Couriault…

 

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)

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Ma terre est femme...

Publié le 10/09/2009 à 21:45 par peintredesdom Tags : créole po7me femme mere patrie martinique antilles wollscheid

 

Elancée, droite et fière sur des talons nus de glaise,

Ma Fille, ma Femme, ma Mère, qui sûre genèse,

Affronte les temps, les siècles ne vous déplaise…

 

Oh toi ! la native !

Oh toi ! la festive !

Oh toi ! la réactive !

 

Regarde celle qui, féminine icône, belle salvatrice,

Toujours debout si tendre institutrice,

Force la volonté par des armes correctrices…

 

Je t’aime comme il se doit, comme il va de soi,

Je cherche ton cœur à mes larmes, à mes émois,

Tu es la joie de mes jours et mes nuits de soie…

 

Regarde les fougères et les cannes semer les champs,

J’écoute tes prières lancinantes, tes ancestrales chants,

Gardienne des lois, garante des passés trébuchants…

 

Femme, frêle, douce, qui décide des paix et des amours,

Qui élève les hommes au rang d’avenir sans détour,

Toi mère, qui repousse les guerres et brave les vautours…

 

Ma fille, adorée enfant, sang du sang, chair des chairs,

Ma part, ma vie, mon avenir si riche et clair,

Te donnerais-je assez, serais-je sûrement nécessaire ?

 

Oh toi ! patiente !

Oh toi ! consciente !

Oh toi ! liante !

 

Que serions-nous sans tes ventres ronds, tes seins lourds,

Que pourrions-nous ma mère, sans tes gestes d’amour,

Que laisserions-nous sans tes repères, tes beaux jours…

 

Ou irais-je ma grâce, dans quel ciel, par quels alizés,

Si à mes côtés tu n’étais pas la plus censée,

La plus aimante, la belle attentive à mes pensées…

 

Alors, femme créole, fleur de Madinina, sûre idole,

Par tes courbes efface mes doutes donne-moi l’obole,

Nourris-moi enfant, assure-moi plus bel atoll…

 

Elancée, droite et fière sur des jalons de glaise,

Ma fille, nos femmes, nos mères, ma genèse,

Affronte les temps, les siècles pour toute aise…

 

Oh toi ! naissante !

Oh toi ! nourrissante !

Oh toi ! caressante !

 

Alors, femme créole, éternelle, vivace danseuse,

Par vos courbes plus belle femme, mon amoureuse,

Je vous aime, je vous veux battante et charmeuse…

 

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

A douceur égale...

Publié le 25/08/2009 à 02:42 par peintredesdom Tags : martinique alzabane baudelaire wollscheid contes fables

 

Si vous saviez ma tendre amie, si vous saviez,

Que vous me manquez, trésor, si vous saviez,

Si vous entendiez mon amour, si vous l’usiez…

 

Les vents de vos aises parfumaient mes émois,

Vous, jeune, palpitante sous vos antres toits,

Je lisais d’en face vos traits, vos jeux étroits…

 

Ma chandelle est morte, moi, je jauge voiles,

Caché, voleur de nuit, voyeur de vos étoiles,

Palissant quand vous disparaissiez de ma toile…

 

Je maudis mes conditions, Montmartre martial,

Qui fait de moi un poète nu sans initiale,

Un fifre, un roitelet aux sifflets bas, bestial…

 

J’aurais voulu franchir les vents, les fils d’acier,

Et par votre linge m’enivrer, vous bercer d’amitié,

Passer de mes errances à vos volets, belle initiée…

 

Si vous saviez ma tendre amie, si vous aimiez,

Que vous me manquez, trésor si vous tentiez,

Si vous chantiez mon amour, si vous l’usiez…

 

Le courage me manque pour oser certains soirs,

Gravir votre allée et en face cesser d’entrevoir,

A peine vos lignes, vos courbes et mon désespoir…

 

Et quand tête basse je vous croise sur les pavés,

Je hais mon corps et mon esprit sans épée,

Ma plume, qui retient langue liée et cœur levé…

 

Je vous suis transparent moi qui tout connais,

De vos danses entre chambre et fleuri balconnet,

Vous qui osez parfois, nue, me rendre simple objet…

 

Quand les mardis je vous cherche sur nos marchés,

C’est de loin, piètre agent, que je scrute caché,

Vos paniers, vos sourires, vos pas détachés…

 

Mes journées se languissent de nos tendres soirées,

Où seul, je vis à l’ombre une histoire folle osée,

Où je m’emplis de vos sens et de vos airs bercés…

 

Si vous saviez ma tendre amie, si vous saviez,

Que vous me tuez, trésor si vous saviez,

Si vous regardiez mon amour, si vous osiez…

 

Je clos cette nuit mon manuscrit, poèmes fades,

Et pour vous ma tendre amie, ma belle Jade,

J’irai par devant notre Roi narrer belle escapade…

 

Je vais affronter mes pères ce soir, et pour vous quitter,

Je saurai être le bon conteur de mes sentiments habités,

De vos jeux flous qui enflamment les miens étriqués…

 

Ma Jade, soupçonnée, ma Jade perlée d’amour épié,

Je vous aime et n’ose vous dédier ma tendre amitié,

Mais demain auréolé, je serai à douceur égale, votre marié…

 

Texte écrit par Anselme le poète à Jade Pichon servante, 1709.

 

Anselme ne trouva jamais le courage d’approcher Jade, sa voisine,

A Montmartre les bâtiments se touchent parfois, les âmes pas toujours…

Anselme fut anobli, pour la qualité de sa poésie par Louis XIV,

Il devint marquis, libertin, sous un pseudonyme empreint…

 

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

Mes chemins de fer...

Publié le 11/08/2009 à 00:16 par peintredesdom Tags : wollscheid contes fables fer chemins baudelaire

Dans le dédalle des inventions de ma vie,

Les croix se sont succédées aux pâles envies,

Les chemins furent tortueux sans bons avis…

 

Je me trompais beaucoup et souvent,

Aspiré par la force des mauvais vents,

Omettant les expériences, les avants…

 

Puis, je persistais, à quoi bon l’introspection,

Trouvant plus de courage dans l’acceptation,

De me voir par les autres, piètre trublion…

 

Je fus pourtant si humain, si aimant,

A mes enfants je donnais le meilleur élan,

J’étais si présent que j’en devenais maman…

 

J’étais l’ami idéal, le confident sans faille,

Le type sérieux que rien ne taille,

Le forçat d’humour, l’homme de paille…

 

J’aimais peu de femmes, mais si intensément,

Qu’à l’heure des ruptures je le payais chèrement,

Je devenais un scélérat, un pariât, mauvais amant…

 

Pourtant en vers et contre cela, une force intérieure,

Me faisait franchir les vagues de mes torpeurs,

Elle m’encourageait à trouver la réussite sans peur…

 

Je ne sais pas pourquoi, ni qui me poussait à savoir,

Que bientôt le soleil brillerait pour moi même les soirs,

Et que mes écrits allaient dévorer mes déboires…

 

Au pire de mes liens, de ma vie de chien,

Je trouvais la joie de vous écrire un rien,

Puis un tout qui fit un livre, mine de rien…

 

Et donc arriva la chance, la réussite espérée,

Celle qui transforme un SDF en poète fortuné,

Celle qui vous change la vie, les regards baissés…

 

Alors oui je te prends, coquine réussite, petite fée,

Enfin je vais vivre en gommant les passés,

Enfin je vais aimer sans jamais me presser…

 

Je serai à l’affiche, attendu et sollicité,

Des amis pleins les yeux, tous attentionnés,

Je signerai mon livre les jours écarquillés…

 

Mais quand je rentrerai le soir, oubliant la foule zélée,

Je sais que m’attendra au creux de ma vie, une ailée,

Une tendre amie, une juste femme, une âme dédiée…

 

Elisabeth, je t’aime aussi parce que nous avons plié,

Jamais rompu par les viles adversités,

Sûrs de nos passés liés, de nos avenirs initiés…

 

En me livrant à travers mes pages, jadis poète fou,

Je ne pouvais imaginer que je changerais nos touts,

Mes chemins de fer, tes allées de frêles bambous…

 

Je t’aime.

 

Lettre de Bastien De Rouelle Malmaison à Elisabeth de la Collinière (1889)...

 

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

 

 

 

Médisance...

Publié le 01/08/2009 à 17:42 par peintredesdom Tags : elisabeth fable wollscheid poésie baudelaire contes

 

Voilà ! c’est fait, nos âmes sont comme mortes,

Bravo aux démons de manoeuvrer de la sorte,

Voici le crépuscule, la petite mort trop forte…

 

Mais dites-moi ma frêle, mon sublime amour,

Qui osera couper les fils de nos beaux jours,

Qui croira défaire nos liens pour toujours…

 

Vous, vacillante, aspirée par la médisance,

Amoureuse aux failles qui prennent résidence,

Trop jeune, trop fragile pour attraper la chance…

 

Moi, chevalier servant, oubliant ses armes,

Trop doux pour frapper l’ennemi en vacarme,

Si aimant de respecter vos aises qui se décharnent…

 

Nous, qui pensions tout quitter dans le besoin,

Mêlant nos sangs, nos jeux coquins,

Mariant nos fibres à en renier tous les Saints…

 

Eux, qui décident pour nous,

Pensant ainsi vous préserver d’un poète fou,

Et déjà oublient le sens de leur amour pour vous…

 

Alors oui le démon me fait tout perdre ce matin,

Votre si tendre sourire, vos airs taquins,

Votre droiture et nos jeux libertins…

 

Votre présence, aussi, si précieuse à mes écrits,

Votre indulgence devant un frêle génie,

Vos accords chaleureux, le creux de votre vie.

 

Alors oui, je fus peureux devant la lionne en furie,

Laissant mon glaive dans son fourreau verni,

Abdiquant pour ne pas paraître ce qu'elle ose et dit…

 

Mais mon amour est d’acier, belle dulcinée,

Mes mots indélébiles, si impossible à effacer,

Nos étreintes, trop puissantes aux jours passés…

 

Attendez que je me relève des salissures d’hier,

Alors je bouterai le mal hors de nos frontières,

Et reprendrai ma place de peintre fier…

 

Demain, oui ma douce, c’est écrit, bien marqué,

Demain, sur ma monture vous serez enlevée,

Sur mon bateau nous irons voilures lavées…

 

Je vous aime à n’en plus finir,

Je vous aime à n’en plus séduire,

Je vous aime à n’en pas rougir…

 

Voyez bientôt l’arc-en-ciel marieur,

Il reliera notre juste bonheur,

Le mien vers le votre, à toutes les heures…

 

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

Ballade sur vos chemins...

Publié le 24/07/2009 à 14:43 par peintredesdom Tags : fables traces contes poèmes wollscheid livres baudelaire

 

Rappelez-vous Madame de ce chemin boisé,

Le jour ou j’osai prendre votre main zélée,

L’après-midi de nos rêves, de nos envolées…

 

Alors main dans la main nous étions adolescents,

Insouciants aux gens qui passaient dans notre vent,

En symbiose, oubliant le monde si pressant…

 

Rappelez-vous que nous soulevions les barrières,

Vous aviez peur du loup, moi de vos chimères,

Nous étions heureux, nous étions fous, avant-hier…

 

Et soudain nous faisions communions de la nature,

Les oiseaux nous chantaient une belle aventure,

Vous frissonniez de rencontrer une mésaventure…

 

Alors pour vous rassurer, l’alizé nous frôlait,

Chaudement notre ami, de vous il s’amusait,

De vos frissons et de vos chaires, il jouait…

 

Comme était grand notre bonheur chère Madame,

Vous, plus belle fleur, moi, le joueur de gammes,

Et nos deux cœurs se mariaient de fortes lames…

 

Maintenant vos battements usaient les miens,

Votre sourire se fondait aux lys comédiens,

Nos deux corps se chamaillaient aériens…

 

Je vous aime Madame, plus que vous ne l'espériez,

pour nos deux âmes je m'en vais prier,

et obliger les cieux à vous laissez m'apprécier...

 

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)

 

 

La maison aux rideaux blancs...

Publié le 23/07/2009 à 16:20 par peintredesdom Tags : fables contes poèmes wollscheid livres baudelaire

 

Moi l'artiste sans le sou,

Moi le saltimbanque de rien du tout,

Moi qui à la chandelle économise le moindre bout,

Je suis parfois ce que je suis, un rêveur fou...

 

Je me prends à songer d'avoir une maison blanche,

ombragée de hauts arbres qui jamais ne flanchent,

de jasmins odorants qui abreuvent les mésanges...

 

Je me prends à te vouloir à mes côtés,

que tu sois la femme aimante, belle arrimée,

et que cinq enfants nous disputent des tranquillités.

 

Je me prends à espérer que tu me dis la vérité,

que ta vie d'aujourd'hui tu vas bien la quitter,

que tu pèses tes mots quand tu me dis tout laisser...

 

Je me prends à te voir dormir sur mon oreiller,

sereine et heureuse que nous ayons tant veillés,

épuisée d'avoir su, fluette, émoustiller...

 

Je me prends à croire que derrière chacun de mes écrits,

tu entoures mes épaules de tes airs poivrés, moi épris,

et que ton seul souffle m'inspire au point que je le décris...

 

Je me prends à imaginer une demeure aux douces voilures,

laissant passer les alizés de nos sentiments sans gageures,

les cris de nos enfants, les joies de nos amis sans parjures...

 

Je me prends à te sentir amoureuse sans teint varié,

que ta vie, tu ne la dédies qu'à mes volontés alliées,

que nous vivons ensemble, simplement, mariés...

 

Moi l'artiste debout,

Moi le saltimbanque de rien du tout,

Moi qui à la chandelle économise le moindre sou,

Je sais parfois ce que je suis, un rêveur bien trop fou...

 

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)

 

 

De mars à juin... (Tous)

Publié le 24/06/2009 à 01:19 par peintredesdom Tags : wollscheid église mariages hirondelles juin fables poèmes

 

Une hirondelle, deux brins de lavande, un chagrin,

Au loin une cloche qui sonne, des cris de gamins,

Au pied de vos désirs je veux offrir un écrin…

 

Porté par les vents de mars vos doutes s’envolent,

Voici venu le temps de l’amour sur notre atoll,

Voici venu le temps des plaisirs dans mon école…

 

Un gorge-rouge, trois grains de raisins, un câlin,

Tout près, une danse des sens, des jeux de mains,

A la cime de vos attentes, je suis votre coquin…

 

Vogué par les courants d’avril je découvre vos fils,

Maintenant, deux êtres s’aiment sur une petite île,

Et pour longtemps, voilà deux oiseaux tranquilles…

 

Une mésange, quatre bouts de pains, une chance,

S’éloigne enfin les mauvais jours, les viles transes,

Droit dans vos yeux, je dicte la seule bienveillance…

 

Envolé par les feux de mai je fais ce qu’il me plait,

Je brise mes chaînes et soigne toutes nos plaies,

Et toujours, je serai là pour vos soins complets…

 

Un colibri, cinq orchidées, des baisers de France,

A côté de vous je suis un prince en fin d’errances,

De vos ombres, j’abrite mes jardins d’espérances…

 

Porté par les airs de juin nos doutes s’étiolent,

Voici venu le temps des musiques et des carrioles,

Voici venu le temps de repousser nos babioles…

 

Une hirondelle, deux brins de lavande, un chemin,

Au dessus, une cloche qui sonne, les cris des gamins,

Au pied de votre église, nous nous donnerons la main…

 

TEXTE DE JEAN­-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

Feu de vous...

Publié le 15/06/2009 à 02:56 par peintredesdom Tags : gréco martinique wollscheid contes fables poèmes

 

Il n’y a jamais eu un homme plus fou

Qui m’aura tant aimée comme un tout,

Qui sut étreindre mes feux comme vous…

 

Je n’avais jamais connu les jours sans haine,

Que vous avez su m’initier en veine

Aux matins saillants qui nous couvraient à peine…

 

Mais, il n’y a jamais eu un homme plus fou

Qui m’aura tant aimée comme un tout,

Qui sut étreindre le feu comme vous…

 

Je n’avais jamais entendu de mots si doux,

Que vous saviez me souffler à fleur de cou,

Les soirées filantes qui me donnaient à vous…

 

Il n’y a jamais eu un homme plus fou

Qui m’aura tant aimée comme un tout,

Qui sut étreindre les feux comme vous…

 

Je n’avais jamais espérer être reine,

De vos délicieuses attentions sereines,

Qui m’enivraient et me laissaient sirène…

 

Il n’y a jamais eu un homme plus fou

Qui m’aura tant aimée comme un tout,

Qui sut éteindre le feu comme vous…

 

Je n’avais jamais tenté de combattre,

Un sentiment qui voulait se débattre,

Entre mon cœur et mes peines en cloître…

 

Mais, il n’y a jamais eu un homme plus fou

Qui m’aura tant aimée comme un tout,

Qui sut étreindre le doux feux de vous…

 

Je n’avais jamais su que votre amour,

Etait aussi fou que vous, mon amour,

Et que vous seul su sceller tant d’amour…

 

Il n’y a jamais eu un homme plus fou

Qui m’aura tant aimé comme un loup,

Qui sut attiser mes feux comme vous…

 

Il n’y a jamais eu un homme, de moi si saoul,

Au point que je rejette toute idée de foules,

Un amant qui me sue de si tendres houles…

 

Mais, il n’y a jamais eu un homme plus fou

Qui m’aura tant aimée comme nous,

Qui sut aussi bien dompter mes feux écrous…

 

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

En amour à Juliette Gréco…

 

Madame Soleil...

Publié le 06/06/2009 à 19:58 par peintredesdom Tags : constellations astres planètes jupiter nébuleuses fables contes poèmes

 

Regardez Madame, regardez les lumières nous marier,

Le ciel communier au firmament et nous lier,

Voyez les comètes messagères, les astres daigner…

 

Par Jupiter, je n’ai jamais tant aimé une étoile filante,

Un phénomène de beauté par vos lignes prédominantes,

Vos longs cheveux qui voyagent dans mes sûres attentes…

 

Par vénus, je n’ai jamais tant étreint une reine aimante,

Une atmosphère que vous voulez la plus dérivante,

Pour le plus beau big-bang de matinées incandescentes…

 

Par Orion, je n’ai jamais été aussi heureux en liesse,

Une constellation de sentiments m’enivre d’hardiesse,

Quand vos lunaisons épousent mes tendres caresses…

 

Par Saturne, je voudrais vous passer un anneau d’or,

Et dans vos nébuleuses, aligner nos deux corps,

Puis emplir votre espace de mes envies météores…

 

Par la lune blanche, je vous veux mienne, un dimanche,

Et pour des années-lumières, vous aimer en revanche,

Vous accrocher à mes galaxies, tenir vos hanches…

 

De vos voies lactées je me sustente, je sonde épris,

Nos mars qui seront la fin des mois aigris,

Nos deux cœurs en orbite qui jouent les colibris…

 

Regardez Madame, regardez les EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)



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