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Par Anonyme, le 24.02.2021
bonjour il y a beaucoup à écrire
Par Anonyme, le 20.02.2019
magnifique même si j'aurais sans ces quelques mots pour qu'elle plus en haut ça plaise la fontaine jean
Par Remy Boulal, le 26.04.2017
you are my breathing in, i possess few blogs and very sporadically run out from to brand. eeaceddagdkfkd
Par Smithd146, le 23.12.2015
bonjour, je viens de mettre à l'honneur sur mon blog votre fable la poule amère,malheur eusement je m'aperçois
Par l'ami gégouska, le 16.09.2015
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Date de création : 20.10.2008
Dernière mise à jour :
23.09.2022
244 articles
Collection Histoires d’en penser Alzabane éditions - 46 bis rue des Vignes, 92140, Clamart (France). Tel : +33 1 46 48 72 21
contact@alzabane-editions.com http://www.alzabane-editions.com
- Lettre à Joséphine - 12 « fables des îles »*, délicieusement poétiques et exotiques... Jean-Marc Wollscheid: la musique des mots C’est le véritable coup de coeur littéraire d’Alzabane éditions en 2009 : résidant en Martinique depuis 1999, Jean-Marc Wollscheid offre avec Lettre à Joséphine un magnifique recueil de 12 fables originales, d’une poésie remarquablement ciselée, délicieusement chantante, mais aussi, superbement exotique.
Tel un Jean de La Fontaine contemporain, ce fabuliste et conteur-né, sait aussi bien orchestrer les rîmes que le récit : il met en scène une faune mystérieuse dans une flore colorée où toutes les rencontres sont possibles. Et s’il s’inspire très largement des Antilles, et de la Martinique où il réside, Jean-Marc Wollscheid sait aussi donner à ses textes toute l’universalité des fables. « Le Héron et la Tortue », « Le Prince et le Sucrier », ou encore « Le Coq au Pitt » sont autant d’histoires qui nous marquent tous, d’autant plus qu’elles offrent autant d’humour que de tendresse.
Fin observateur des hommes et de leurs paradoxes, Jean- Marc Wollscheid peint aussi une galerie de personnages aussi simples qu’attachants comme l’étonnant « Serrurier de Terreville », ou la si maternelle « Man Françine » et conclut superbement le recueil par la très sensuelle et romantique « Lettre à Joséphine » ( qui donne le titre au recueil). On lira également quelques fables plus « métropolitaines » tel « Château Père Lacour » et « Le renard et la grenouille ».
Jiména Tello : illustrations chaudes et mystérieuses Afin d’accompagner la dimension universelle de ces fables, tout en conservant leur exotisme, Alzabane éditions a fait appel à un talent actuellement en plein essor : Jiména Tello. Cette illustratrice argentine met en oeuvre, dans ses 38 peintures, une superbe composition de couleurs, chaudes et mystérieuses. Jiména Tello s’affranchit de toute représentation exacte des Antilles, que ce soit dans les lieux, le temps et les personnages. Elle s’en inspire pour peindre l’imaginaire si riche et si gai de l’auteur, celui d’un merveilleux fabuliste « des îles » *sous-titre définitif du livre à sa sortie en lieu et place de « recueil »
A recommander en CM2 et 6ème, idéalement de la 5ème jusqu’à la 3ème Notre bande-annonce bientôt sur www.alzabane-editions.com ♦ L’auteur : Jean-Marc WOLLSCHEID Né en 1964, en Moselle, ancien animateur radios, Jean-Marc Wollscheid s’est installé en Martinique en 1999. Il publie ses contes et fables sur le site peintredesdom.centerblog.net et intervient dans les classes de CM1, CM2 et collèges.
♣ L’illustrateur : Jiména Tello offre une très belle peinture d’un monde imaginaire et exotique, inspirée des îles des Caraïbes et particulièrement de Martinique. - Parution : 3 octobre 2009 - ISBN : 978 2 35920 001 0 - Prix : 14,50 € TTC - 80 pages / 38 illustrations couleurs - Format : 11,5 X 18,5 cm / reliure cousue A partir de 11 ans
Voilà qu’à la ferme court un joli bruit,
Celui que bergerie sera bientôt remplie,
De mille têtes bouclées, toutes ahuries…
Voyons dans cette annoncée et belle fête,
Comment jeune poule peut-être très bête,
Et surtout, victime de ses gènes trompettes…
Une réunion se tient autour de la mare,
Ânes, cochons, juments comme canards,
Racontent que mouton est montagnard,
Que chèvre est alpiniste avant l’hiver,
Bélier guide des hautes cimes, de paire,
Comme brebis est randonneuse, grégaire…
La poule, qui sort à peine d’œuf et mère,
Avec ses trois plumes, est déjà sûre mégère,
Une pipelette, qui se mêle de chaque affaire…
Quand l’âne poursuit son ‘estive’ de mots,
La poule lui coupe parole et chapeau,
Puis, jacte toute puissante, mauvais échos…
« Non, cela n’est point possible ! pas un mouton,
pas une chèvre sur les alpages des environs,
pas un bélier sur nos chemins les plus mignons… »
« Voyons, ma demoiselle, dit le prof-âne pas sourd,
si je vous dis que la saison est au grand retour,
que troupeau en cloches revient de haut séjour ? »
« N’écoutez donc pas ce vieil imbécile, ici,
point de retour et pas de cohorte aussi,
juste deux vaches maigres et le chien Lassi… »
« Mais, tout de même ! êtes-vous de la dernière pluie ?
je vous dis que mille têtes arrivent sans parapluie,
et qu’il nous faut laisser un passage avant la nuit… »
« Cococote, répondit l’effrontée gallinacé, et bien,
mes amis ! vaquez sans vous préoccuper de rien,
pas un montagnard des sommets ne s’en revient,
L’âne qui vous narre danger est baderne et gredin,
dans la montagne ne sont que les bouquetins,
les marmottes et les aigles qui meurent de faim…
Tout de même, les animaux suivent sagesse
du vieil âne qui savait dire la messe,
et se poussèrent pour faire largesse…
La jeune poule campe à l’entrée de la ferme,
Position, et intention de montrer vieil âne à terme,
Sans cervelle, sans corde de rappel, en basse ferme…
Soudain, surgissent vingt chiens la langue assoiffée,
Vingt bergers aux sacs remplis de fromages affinés,
Puis, mille têtes de moutons et des chèvres affiliées…
Voilà aussi vingt agneaux sur les dos portés,
Charrette, et dessus, le loup mort et attaché,
Et plus loin, les fifres et les tambours enjoués…
La poule citadine, en manque de justesse,
Se fait ensevelir par cette coulée diablesse,
Piétinée par nos randonneurs sans finesse…
Poule est aplatie, en soupe de pieds, l’idiote,
Si elle avait su dans sa petite tête de linotte,
Que transhumance est dangereuse pour les sottes…
Parfois, on croit l’expérience accessoire,
Que les vieux n’ont que traditions et terroirs,
Que jeunesse peu se passer de leurs savoirs…
Voici une pimbêche qui le regrette platement ce soir…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Il n’y a jamais eu un homme plus fou
Qui m’aura tant aimée comme un tout,
Qui sut étreindre mes feux comme vous…
Je n’avais jamais connu les jours sans haine,
Que vous avez su m’initier en veine
Aux matins saillants qui nous couvraient à peine…
Mais, il n’y a jamais eu un homme plus fou
Qui m’aura tant aimée comme un tout,
Qui sut étreindre le feu comme vous…
Je n’avais jamais entendu de mots si doux,
Que vous saviez me souffler à fleur de cou,
Les soirées filantes qui me donnaient à vous…
Il n’y a jamais eu un homme plus fou
Qui m’aura tant aimée comme un tout,
Qui sut étreindre les feux comme vous…
Je n’avais jamais espérer être reine,
De vos délicieuses attentions sereines,
Qui m’enivraient et me laissaient sirène…
Il n’y a jamais eu un homme plus fou
Qui m’aura tant aimée comme un tout,
Qui sut éteindre le feu comme vous…
Je n’avais jamais tenté de combattre,
Un sentiment qui voulait se débattre,
Entre mon cœur et mes peines en cloître…
Mais, il n’y a jamais eu un homme plus fou
Qui m’aura tant aimée comme un tout,
Qui sut étreindre le doux feux de vous…
Je n’avais jamais su que votre amour,
Etait aussi fou que vous, mon amour,
Et que vous seul su sceller tant d’amour…
Il n’y a jamais eu un homme plus fou
Qui m’aura tant aimé comme un loup,
Qui sut attiser mes feux comme vous…
Il n’y a jamais eu un homme, de moi si saoul,
Au point que je rejette toute idée de foules,
Un amant qui me sue de si tendres houles…
Mais, il n’y a jamais eu un homme plus fou
Qui m’aura tant aimée comme nous,
Qui sut aussi bien dompter mes feux écrous…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
En amour à Juliette Gréco…
Une vache tachetée de noir rêvasse qu’un matin,
Elle sera assez mince pour s’envoler du grain,
Et suivre ainsi son ami, le pigeon valentin…
Alors, par tous les moyens , elle tente merveille,
D'un essor en secouant les oreilles,
Mais rien n’y fait, elle n’agace que les abeilles…
Donc, c’est par la queue que je volerai frêle,
L’agitant en tout sens comme petite brèle,
Et vivrai ainsi, telle mon amie la tourterelle…
Si ce n’est avec ma queue, ce sera avec ma tête,
La tournant très vite pour imiter alouette,
Mais rien ne s’élève, si ce n’est lourdes poulettes…
Essayons avec mes pattes, pense la vache folle,
Malgré une course d’élan, jamais elle ne décolle,
Pire encore, elle renverse EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
A la ferme, voilà un animal antipathique,
Un des seuls ouvriers qui joue de tactiques,
Pour éviter son labeur et faire la nique…
Le vieux cabri dont je parle est garant,
De tous les biens des bestiaux, des rangs,
Des coffre-forts, des dépôts d’aliments…
Et pour pouvoir retirer du blé, madame,
Ce blé déposé, jadis, pas volé en trame,
Il vous faut patience et bon vouloir, un drame…
Quel zélé cabri, qui pense que votre dû est sien,
Que de garder le trésor le fait banquier, et vous rien,
Le fait propriétaire de vos fonds pour son juste maintien…
Quand l’âne retire le son, l’avoine, le foin,
Le cabri retient pour lui en bons soins,
Une once d’intérêts, un quintal de besoins…
Plus avare que paysan, plus rouleur que 'pa-on',
Plus fort en richesses, par ses multipliés pigeons,
De vos économies, il fait fortune dans son donjon…
Et quand les frais sont plus forts que le capital,
Que vos découverts sont au puits, trop bestial,
Alors, sous huissier cochon, il vous jette, glacial…
Et pour les jours de la crise venue, en vérité ?
Le cabri laisse guichets fermés.
Plus un crédit à prêter, la bise ayant tout roulée,
Pas un blé, pas une avoine pour votre joli nez…
Un jour de mai, les animaux fomentent révolution,
Mettent à mal le système, et cabri à fin de tentations
De maltraiter ses clients qui font pourtant sa construction…
Quand la délégation de consommateurs en furie,
Pénètre le palais du banquier aux cornes ahuries,
La beauté du lieu est telle que chacun se croit sans abris…
Là, dans une pièce nappée d’or et de colonnes granitées,
Un bureau de bois rouge supportait piles de crédits refusés,
Des montagnes de blés, des hauteurs de sons accumulés…
Plus encore, au fond d’une allée parvis de diamants,
Deux coffres inviolables imposaient EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Regardez Madame, regardez les lumières nous marier,
Le ciel communier au firmament et nous lier,
Voyez les comètes messagères, les astres daigner…
Par Jupiter, je n’ai jamais tant aimé une étoile filante,
Un phénomène de beauté par vos lignes prédominantes,
Vos longs cheveux qui voyagent dans mes sûres attentes…
Par vénus, je n’ai jamais tant étreint une reine aimante,
Une atmosphère que vous voulez la plus dérivante,
Pour le plus beau big-bang de matinées incandescentes…
Par Orion, je n’ai jamais été aussi heureux en liesse,
Une constellation de sentiments m’enivre d’hardiesse,
Quand vos lunaisons épousent mes tendres caresses…
Par Saturne, je voudrais vous passer un anneau d’or,
Et dans vos nébuleuses, aligner nos deux corps,
Puis emplir votre espace de mes envies météores…
Par la lune blanche, je vous veux mienne, un dimanche,
Et pour des années-lumières, vous aimer en revanche,
Vous accrocher à mes galaxies, tenir vos hanches…
De vos voies lactées je me sustente, je sonde épris,
Nos mars qui seront la fin des mois aigris,
Nos deux cœurs en orbite qui jouent les colibris…
Regardez Madame, regardez les EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Voilà que sucrier et sage colibri sont juges,
Et que, chez Francis, un tribunal fait grabuge,
Entres ses lys, et des avocats en subterfuge…
La cour de la ferme tient lieu de séance…
La foule de merles est hurlante, grand public,
Tant le procès qui se joue ici est atypique,
Tant les méfaits sont, ma foi, mal sympathiques…
« Du calme ! du calme ! dit le Président huppé,
Nous, magistrats, sucrier et colibri, informons cité,
Que tout manquant à l’ordre sera ici enfermé… »
La greffière note l’incident sur un épi de maïs,
Et par l’effet, pond un oeuf avant que cela ne finisse,
Ni vu ni connu de la cour qui, elle, est sans vice…
« Monsieur l’huissier, dit le Président colibri,
faites entrer l’accusé sous nos pas laids abris,
et que justice soit, que justice oie, sans un bris…
Pimpante, bonan malan, une cane surgit, grêle,
Affichant bon poids et queue pas si frêle,
Toisant l’assemblée comme jury, machiavel…
« Monsieur le Procureur, c’est à vous, faites foi,
dites-nous, pour la loi, que cane a mauvaise aloi…
Le jeune Procureur approche, et après un cocorico,
Enumère, comme une brute au Pitt, un bourricot,
Les malsaines habitudes de la cane au silo…
« Voilà, Monsieur le Président, un phénomène,
que dis-je, une éperdue voleuse sans gêne,
une gourmande ‘cleptocane’, une Messène,
qui, dans la ferme, absorbe sucre à la pelle,
miel, confiseries, monceaux de cannelles… »
La cane ne dit mot, hypoglycémique comme abeille,
Cherchant plus à montrer son bec en merveille,
Son plumage coloré et ses pattes sans fiel…
Le jury, douze ânes que rien n’atteint, rien, c’est sûr,
Secoue la tête de haut en bas approuvant l’abjure,
Et comme au cirque, suit le procureur de belle allure…
« Dites-nous, Monsieur le Procureur, que cane,
exploite et spolie les oiseaux qui sont en panne,
ôtés de leurs essences mets, sucre et jus de cannes… »
« Et pire encore messieurs les juges, cette cane pêche
dans les verres de notre paysan, le punch, pimbêche,
et s’en trouve un tantinet saoule et revêche… »
La foule lâche une clameur d’indignation et pense,
Que cane à rhum produit bagasse d'offenses,
Pets d’éthanol par ses airs de flatulences…
Alors, entre en scène l’avocat de la cane, pétant,
Un lourd cochon au groin droit, éloquent,
Un féru tire-bouchon, un as décadent…
« La parole est à la défense, dit le colibri narguant,
si tant-est que cane est défendable dans ses étangs… »
« Regardez-moi cette EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Il est là, bien là, imposant et dégoulinant de biens,
Entre ses terres closes, entre ses coffres pleins,
Le roi afflige, prend, distribue, roue serein…
Dans ses étages bois-blanc, est sa cour sanguine,
Sa descendance qui joug les rangs comme biguine,
Qui vit des us, des costumes de pâles fouines…
Le rhum coule à flot pour fêter la bonne fortune,
Les accumulés délits sur les seules têtes brunes,
Les champs de blés, d’épargnes sur dos lacunes…
Regardez-le bénéficier des complicités scabreuses,
Des légions de mères qui gouvernent endormeuses,
Qui laissent au roi d’ici, la manne, et l’or à la pelleteuse…
Le roi à col long, main ténue, sans partage entretenu,
Il amasse par lois, il accumule sans disconvenues,
Il fait ripaille, laissant le petit peuple comme tout nu…
Et quand, frappé par les rayons du soleil, lardé,
En marge, brute, il dégarnit les paniers tressés,
Alors, rien à faire pour l’empêcher d’accumuler…
Il est là, bien là, imposant sa dégoulinante posture,
Entre ses terres closes, entre ses offres impostures,
Le roi afflige, prend, distribue, roue sans parjure…
Donc, moi et mes frères, on achète sa confiture,
Beaux ânes, bonnes EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Onde humaine qui résonne des fonds de mélancolie,
Des nefs brumes s’élèvent vos sons qui glacent, hallali,
Naît ici cœur rempli, amours divins, les folies…
A l’ombre des stèles, les prières se dressent homélie,
Ecrasent les siècles des laborieuses solitudes par vie,
Ricochent entre pierres polies et vœux pieux à Marie…
Ecoutez nos moines chanter, dresser leurs églises là,
Hisser les voix au très haut et retomber trépas,
Entendez ces hommes glacer nos sangs au-delà…
Alors, les sources de dieu coulent des cathédrales,
Traversent nos cœurs emplis, un verset impérial,
Le chant des saints, une musique en cérémonial…
Puis, la chair des foules tresse des pleines faisances,
Des champs de ruines, des pêchers en pénitence,
Chaque vie se cherche, chaque âme arme transe…
Au plus haut des cieux brillent les vitraux de feu,
Le son des moines fusent et danse vertueux,
Les statues s’animent, les fantômes font le jeu…
Les dalles de marbre, datées, chauffent l’aile,
Les rosaces audacieuses tournent en ritournelles,
Les soutanes s’éclairent de paillettes hirondelles…
Les orgues explosent et font mourir des airs,
Les aigus des bouches fondent, gravent des repères,
Les anges EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
*Mens sana in corpore sano : un esprit sain dans un corps sain.
Par de lasses attentes, je me meurs au bas bélé,
Par des jeux mineurs, mon dos se courbe du passé,
Par des larmes lentes, je me vide d’essences innées…
Et quand bien même, ce soir, souffle un vent d'absence,
Alors, je serai prince de vos nuits d'aisances,
De vos sentiments profonds et de votre romance,
« Sans bruit, je jette sur votre sommeil une danse,
Un mot d'amour et trois sourires en pénitence... »
Alors dormez princesse, petite fée fluorescente,
Le marchand d’amour est passé en belle descente,
Vous charmer d’un parfum de pluies incandescentes…
Par de lasses transes, je me meurs sans vous avoir,
Par des jeux majeurs, mes lèvres se dressent de vous boire,
Par des larmes folles, je remplis de présents l’espoir…
Et quand bien même, le matin absorbe votre indifférence,
Alors je serai roi de votre retenue pertinence,
De vos airs en surface et de votre suffisance,
« Avec éclat je parsème sur votre cœur mon enfance,
Trois mots d’amour et un sourire de France… »
Par de lasses attentes, je me EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID ( Tous droits réservés…)