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Par Anonyme, le 24.02.2021
bonjour il y a beaucoup à écrire
Par Anonyme, le 20.02.2019
magnifique même si j'aurais sans ces quelques mots pour qu'elle plus en haut ça plaise la fontaine jean
Par Remy Boulal, le 26.04.2017
you are my breathing in, i possess few blogs and very sporadically run out from to brand. eeaceddagdkfkd
Par Smithd146, le 23.12.2015
bonjour, je viens de mettre à l'honneur sur mon blog votre fable la poule amère,malheur eusement je m'aperçois
Par l'ami gégouska, le 16.09.2015
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Date de création : 20.10.2008
Dernière mise à jour :
23.09.2022
244 articles
Je ne me doutais de rien…
J’errai naïf entre mes joies et mes doutes,
Je vivais d’échecs en aventures,
Je perdais le sud et gagnais mes bords,
Jamais je ne savais les étoiles,
Je jaugeais à peine Sidérale,
Je devais être mort.
Puis tu es née un jour férié,
Je ne me doutais de rien,
Je ne savais pas que je naissais aussi,
Entre tes joies et mes doutes…
Jean-Marc Wollscheid.(Tous droits réservés)
L’autre jour…
Tic Tac… Tic Tac…
Joue l’horloge du salon,
Elle qui vous cache pernicieuses,
Vos rides et vos talons
,
Le chien qui ne joue plus,
Les enfants qui seraient bienvenues.
Tic Tac… Tic Tac…
Roue le temps du salon,
Lui qui vous affaisse et vous torture,
Lui qui vous retire les aventures,
Le jardin et plaines de rires.
Les gens.
Tic Tac… Tic Tac…
S’amuse l’horloge du salon,
Elle qui sonne vos tords,
Les amis entre les morts,
L’autre jour un remord,
Les faims de corps.
Tic Tac… Tic Tac…
Jean-Marc Wollscheid.(Tous droits réservés)
Tenté de vos airs doux…
J’attendais au bout du bout,
Dénué de tous mots doux,
J’allais de mers et brumes
En rivières de bitume.
Ou sont vos mots doux ?
Ou sont vos mots doux…
J’oserai tout pour le tout,
Tenté de vos airs doux.
J’irai d’amertumes
De travers et d’écumes,
Pour un seul de vos mots doux,
Un seul moment doux…
Jean-Marc Wollscheid. (Tous droits réservés)
Louise…
Elle,
Fleur d’épines
celle qui ose
Aubépine
Comme Adeline
Miels roses
Belles choses
Elle,
Les taquine
Les câline
Puis ose
Tant de choses…
Jean-Marc Wollscheid. (Tous droits réservés)
Pain d’épice…
Mais elle est belle de malice Alice,
A peine me montre-t-elle un vice,
A peine loue-t-elle un nu sévisse.
Mais moi je suis à son service.
A peine nargue-t-elle de ses canisses,
A peine montre-t-elle de fous délices,
Mais moi je veux être l’amant d’Alice.
A peine un baiser pain d’épice,
A peine des yeux novices,
Mais elle est Alice, pleine de malice…
Jean-Marc Wollscheid (Tous droits réservés)
90 Cœur…
Osez user mes jeux flous
Osez viser mes yeux doux
Osez léser les garde-fous.
Soyez mon atoll
Soyez mon idole
Soyez mon école.
Osez les moments flous
Osez les sirops doux
Osez les baisers fous
Soyez plus bel atout…
Jean-Marc Wollscheid (Tous droits réservés)
Devenir enfin un homme……
Je roule mes glaçons planteur cabane
Entre les verres et les suées de cannes,
Le blanche, la bleue, je noie mes arcanes
Dans un vieux rhum à la badiane.
Moi pêcheur de filles je plane,
Entre les orgies des courtisanes.
Partir ailleurs ! Flouer les douanes,
Partir ailleurs ! Larguer mes Ray-Ban,
Gagner de l’or et prendre des vertus,
Gagner les ports et vendre mon salut,
Devenir enfin un homme,
Et rouler mes glaçons dans un vieux rhum…
Jean-Marc Wollscheid. (Tous droits réservés)
Te voilà vil roi fusil en main
D'un royaume malsain
D'un royaume sans vin
D'un royaume de crétins…
Petit djihadiste te voici ôter
Cent âmes de gens décolletés
De toutes tes fausses idées
De toutes tes fosses zélées…
Te voilà oser Paris tout à toi,
De rafales terrasser la joie
De rafales terrasser l'émoi
De rafales terrasser sournois
Petit djihadiste te voici l'âne
D'un vil agent sot d'islam
D'un vil agent à sale âme
D'un vil agent de sa lame…
Te voilà fait idiot sans gène
D'un royaume sans reine
D'un royaume sans veine
D'un royaume sans peine…
Petit terroriste te voici torturé
D'un Paris qui n'est pas tombé
D'un Paris qui n'est pas leurré
D'un Paris qui n'est pas couché…
Te voilà seul sur les tombes
D'un royaume hécatombe
D'un royaume à bombes
D'un royaume catacombe…
Petit djihadiste Paris est parvis
D'un pays plus jamais asservi
D'un pays eaux-de-vie
D'un royaume qui offre la vie…
Jean-Marc Wollscheid. (Tous droits réservés)
Une poule osait sur le tard
Le temps ayant œuvré son lard,
Revêtir plus qu’un bec cithare
Chanter comme coq à part
Avoir ainsi le panache de l’esprit
Bien mal lui en a pris.
Car ici est fermier en retard
Né trop tôt de père fêtard,
Lui si peu à l’art dégourdi
A peine pour son bel appétit…
C’est donc un matin que la sotte
La patte humide toussote,
Tente un cri de coq souche,
Mais son engin fait écart louche
A peine de quoi égaler une mouche….
A cette instant Firmin le fermier,
Croit bon de jouer l’échassier,
Et pour la taire le cuisinier.
Le temps et l’âge ne sont rien à cette affaire,
Ici une follette oublie à quel point tout bel air,
S’entend d’un gène, d’un don ou d’une prière,
Et que tout panache à ses lois pour se faire…
Le public novice par nature est très sévère,
Que coq jamais n’a œuf au cul même pour plaire,
Que poule est faite le grain amère
Pour danser entre les pommes de terre…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
L'autre jour je trouvais un oiseau blessé, un commun sucrier... Je le ramenais au creux de chez moi pour le soigner... Puis, quand il eut à peine retrouvé ses forces, un soir, il s'en alla... J'étais déçus de son impolitesse et de son manque de reconnaissance... Alors, je me forçais de l'oublier tant la vie me happait à ses futilités... Quelques jours plus tard j'enterrais un vieil ami poète au bourg de Saint-Joseph bien loin de ma demeure... J'étais si triste de perdre un frère d'écritures et de philosophies que pour un seul instant, après sa mise en terre, je m'asseyais éperdu. Sous le petit arbre à côté de son étendue condition, je tentais ainsi de prolonger l'amitié terrestre avec mon Ferdinand...
Là, le long du tronc maculé de stries grouillantes, mon abri osait mille senteurs… Celle du jasmin me rappelais les après midi fructueuses avec ce vieux poète du temps de son vivant… Plus forte encore, une effluve de vanille m’élevait du présent pour de bons souvenirs si ancrés ; Ceux de nos dernières semaines réfléchies afin d’améliorer nos conditions de piètres romantiques…
J’avais maintenant le sentiment que Ferdinand par je ne sais quel pouvoir magique, alors que tous du lieu s’en retournaient pleurnichant, avec mon esprit prisonnier voulait s'envoler aux cieux… Sacré chenapan, lui qui la semaine dernière osait encore du haut de ses soixante dix sept ans la fille de Tristan le pêcheur… La pauvrette de quarante ans sa cadette préparait a grand coup de trompette leur union devant Monsieur le maire du Morne Rouge… Elle est encore presque seule larmoyante quelques mètres devant moi…
Je retenais donc mon esprit de la dernière farce de Ferdinand, sans pouvoir l’empêcher a mi ascension, et avant que mon âme grégaire n'atteigne le firmament, de me remémorer les dimanches ensoleillés sous sa véranda. Mon ami poète aimait à me recevoir chez lui le verre de grand rhum en partage pour nous atténuer… De vieilles photos de papa-diables et de planteurs recouvraient les murs au confin de son intérieur et de sa genèse...
Puis je ne pouvais, moi flottant, oublier les samedis de foires, ou, nous follets, ne rentrions que pour fêter les primes lueurs des gens pressés… Mais surtout, je me délectais encore des vendredis fériés ou nous chantions dans les rues, tôt le matin, la gloire d'Aimé Césaire… Je me souviens que nous ramassions quelques sûres insultes en bon créole et quelques vieilles gamelles venues jadis de France…
Parfois, par ces matins là, je dois vous le dire, Ferdinand notable et moi son apprenti écrivain, étions en grande perte de notoriété malgré la vérité de nos renommées…
Quand je ne fut plus divisé, que mon Ferdinand relâchait enfin mes pensées badines pour aller seul à Dieu, j’eu droit à une dernière ‘gamelle’ lancée au près de mon arbre… C’était la Francine, noyée dans ses pleures qui, au passage devant mon apparente fainéantise, eue la force d’un dernier sanglot en forme de critique… « Cha ka pa fé chyen !!! » me cria t’elle... Tant pis pour mon honneur et pour ma flemme à ne pas répondre, car je ne répondis pas…
A peine touché par ces mots, je les mettais sur le compte d’un manque à gagner de la pauvrette, Ferdinand ayant par intelligence salvatrice tout laissé à ses vingt sept enfants beaux et en pleine santé…
J’allais prendre la besogne de quitter mon arbre quand, soudain, mon oreille perçue le cri strident d’un oiseau que je connaissais bien… Celui d’un sucrier…
Cherchant de quelle branche le petit voyou osait sa transe, je fini par le trouver au dessus de mon couvre chef à une portée de bras… Il était là, joyeux, au milieu des morts et des morts vivants, semblant plus affûté à piailler qu’à devoir me craindre… Je le savais par notre île voleur, tricheur, magouilleur, mais à ce point prêt pour d’humaines conversations cela semblait peu probable…
Mais le coquin plutôt que de fuir mon effet de le fixer, préféra sur une branche plus près de moi s’approcher…
C’est par cette effronterie que je reconnaissais un reste de pansement sur l’une de ses minuscules patte… Voilà donc le freluquet être le voyou qui boudât jadis les remerciements de mes bons soins…
Le voici donc tout comme moi loin de sa demeure, sans doute, et dans un endroit bien mal choisi pour piaffer et s’égayer…
Quel tortueux destin avait fait mon secouru me trouver abasourdi de tristesse, endimanché et pauvret de la perte d’un ami ?
Le ridicule s’approcha encore au point qu’il m'était possible de reconnaître la couleur de ses yeux coquins… Le voilà donc entrer dans l’intimité de mon deuil, effronté, et plus encore, me toiser tel une baie rouge si prisée pour ses appétits…
C’est alors que contre toute mes attentes, le moineau poussa le vice de chanter si bien et si fort que même l’attardé curé en fut alerté…
Je ne puis m’empêcher alors de siffloter tout comme lui entre deux sourires au risque d’un sacrilège notoire…
Enfin le sucrier virevolta tel un colibri au dessus de mon chapeau de paille et s’en alla sans une autre forme d’au revoir…
Sur le chemin du retour je ne pouvais m’empêcher de siffloter encore et encore, la joie emplissait mon cœur et déjà, ma main était démangée par une sûre envie de bien écrire…
Cette sacrée bestiole habituée à détrousser nos touristes venait de me rendre la joie de vivre et pour forme de remerciement à mes soins jadis, me donner l’envie d’écrire sur Fernand plutôt que de seulement le pleurer…
Un grand esprit s’envolait pour l’inconnu, celui d'un philosophe, et moi, grâce à un petit sucrier, je trouvais l’inspiration d’apaiser ma tristesse de ne plus l'arpenter ici-bas…
Il est des amis Martiniquais qui sont de ma famille et des oiseaux pour me le rappeler...
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)