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Par Anonyme, le 24.02.2021
bonjour il y a beaucoup à écrire
Par Anonyme, le 20.02.2019
magnifique même si j'aurais sans ces quelques mots pour qu'elle plus en haut ça plaise la fontaine jean
Par Remy Boulal, le 26.04.2017
you are my breathing in, i possess few blogs and very sporadically run out from to brand. eeaceddagdkfkd
Par Smithd146, le 23.12.2015
bonjour, je viens de mettre à l'honneur sur mon blog votre fable la poule amère,malheur eusement je m'aperçois
Par l'ami gégouska, le 16.09.2015
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Date de création : 20.10.2008
Dernière mise à jour :
23.09.2022
244 articles
Au creux de ma vallée de mon univers,
Au fin fond de mes aléas de mes chimères,
Existe une toute petite orée une rêverie,
A l’emplacement parfait de mon val, Valérie..
Ici, au pied de mes pensées fuse et jonche,
Entre ciel bleu et goulus ti-punch,
L’étrange et alerte sentiment de vous connaître,
Par ce fou alizé qui vous fit me bien paraître…
Moi, esseulé et piètre j’y marchais hirsute,
Entre les mots tentés et les vents de disputes,
Hermite dans mes passés aux mille gaucheries,
A l’emplacement parfait de mon val, Valérie..
Fallait-il insister pour garder armes de solitaire,
Ou au contraire gagner vos doutes et vos terres ?
Portés par nos désillusions et nos justes pardons,
Fallait-il résister et bien garder toutes raisons ?
Oui ! Selon vous petite fée d’un rêve matinale,
Et tant pis si le jeu tait la chandelle natale,
De cet amour chez vous bel endormi,
A l’emplacement parfait de mon val, Valérie…
Là, au jardin de mes sentiments qui s’éternisent,
Entre vos doutes et vos mots qui nous tétanisent,
Pourtant est la source originelle celle des vies,
Ou puise serein mon amour qui vous dévie…
Frêle, lassée, chancelante amie qui emportée,
Donne souffle de oui et retient désabusée,
Seulement les crevasses et les badineries,
De l’emplacement parfait de mon val, Valérie..
Au creux de ma vallée de mon univers,
Au fin fond de mes aléas de mes chimères,
Existe une toute petite fée une rêverie,
A l’emplacement de mon val, chère amie..
Élancée, fière, jalonnée de vos certitudes,
Vous cherchiez en moi de sûres attitudes,
Mais votre beauté sans limites oui empêche,
Le pêcheur d'ignorer miraculeuse pêche…
Au creux de ma vallée de mon univers,
Au fin fond de mes aléas de mes chimères,
Existe une toute petite fée une rêverie,
En place dans mon carnaval, ma Valérie...
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID…(A vous, belle et fluette…)
(Tous droits réservés…)
Je venais de me réveiller,
ou peut-être de naître,
Je ne savais pas.
J’avais les yeux ouverts,
Je regardais l’horizon,
Je regardais devant moi.
Je me sentais à l’étroit,
Je sentais la brise danser,
J’étais conscient.
Puis je regardais mes pieds,
J’étais un petit homme,
J’en étais conscient.
Aussi j’écartais les bras,
Mes cheveux allaient au vent,
Je me sentais enfant.
J’étais sur une île,
Qui semblait ronde,
Je ne savais pas.
Le sable était jaune,
Il était chaud et doux
J’en avais l’assurance…
J’avais la tête en haut,
La tête dans les étoiles,
Je me sentais debout.
Mais je devais voyager,
Cela semblait normal,
J’en étais conscient…
J’avançais un pas, puis deux,
Puis dix, puis encore dix,
Soudain, j’avais la tête en bas.
Il faisait jour et, maintenant,
Il faisait nuit !
J’avais froid.
Le sable était gris,
Il était froid et lourd,
J’en avais des transes…
J’avais la tête en bas,
Et il y avait un oiseau,
Il était posé devant moi.
L’oiseau était gris,
Je le voyais dans le noir,
Je le sentais triste.
Je me devais de l’emmener,
Avec moi loin de la nuit,
J’en étais conscient…
J’avançais un pas, puis deux,
Puis dix, puis encore dix,
Soudain j’avais la tête en haut.
Il faisait nuit et, maintenant,
Il faisait jour !
Je n’avais plus froid.
L’oiseau était bleu,
Je le voyais dans la clarté,
Je le sentais heureux.
L’oiseau regarda ses pattes,
Puis déploya ses ailes,
La brise le souleva…
Je grimpais sur son dos,
Car je devais voyager,
J’en avais conscience…
L’oiseau m’envola plus haut,
Au-delà de mon île,
Je la voyais d’en haut…
C’étais une petite planète,
Toute ronde et bien étroite,
J’en avais conscience…
Tient ! Ma planète était jaune,
Elle était très jolie,
J’en étais certain…
Puis mon oiseau tourna autour,
Nuit et jour,
Du chaud au froid…
Enfin il se posa un jour,
Oubliant la nuit,
J’en avais l’assurance…
« Oiseau ! Envol moi encore !
-Oiseau ! Dis moi qui je suis !
-Oiseau ! Dis moi ou je suis ! »
L’oiseau m’envola encore,
Puis encore et encore,
J’en étais en transe…
Puis l’oiseau un jour disparu,
J’étais seul et endormi,
J’en étais triste…
Mais je devais voyager,
Cela semblait normal,
J’en étais conscient…
J’avançais un pas, puis deux,
Puis dix, puis encore dix,
Soudain, j’avais la tête en bas.
J’avais la tête en bas,
Mais pas d’oiseau devant moi,
J’en avais conscience…
Alors dans la nuit noire,
J’avançais à grands pas,
Pour gagner le jour…
Là, sûrement un jour,
A mes premiers pas,
Etait posé un miroir…
Aussi, un petit homme mimait,
Chaque geste que je faisais,
J’en avais conscience…
Je venais de me réveiller,
ou peut-être de naître,
Je ne savais pas.
J’avais les yeux ouverts,
Je regardais cette image,
Je regardais devant moi.
L’oiseau se posa près de moi,
Me regarda dans le miroir,
Puis à nouveau m’envola…
Nous allions si haut et si loin,
Que je ne reconnaissais plus rien,
J’en avais conscience…
Le voyage fut si long,
Si venté et si lumineux,
Que j’en fut engourdi…
Enfin l’oiseau se posa,
Sur une planète rose,
Une grande planète…
J’avais les yeux ouverts,
Je regardais en haut,
Je regardais le soleil.
Je me sentais tout petit,
Je sentais la brise danser,
J’étais conscient.
Puis je regardais mes pieds,
J’étais bien un petit homme,
J’en étais conscient.
Aussi j’écartais les bras,
Mes cheveux allaient au vent,
Je me sentais bonhomme.
Le sable était rose,
Il était chaud et doux
J’en avais l’assurance…
J’avais la tête en haut,
La tête dans les étoiles,
Je me sentais debout.
Mais je devais voyager,
Cela semblait normal,
J’en étais conscient…
J’avançais un pas, puis deux,
Puis dix, puis encore dix,
Soudain, je trouvais une fée.
Une fée si belle et si parfumée,
Que j’avais la tête en bas,
Elle était posée devant moi.
Je me devais de l’emmener,
Avec moi loin de la nuit,
J’en étais conscient…
Elle me dit : « Valentin…
Je vais t’aimer, te choyer,
Et sûrement ne plus te quitter… »
Je venais de me réveiller,
Sûrement de naître,
Je le savais bien.
TEXTE ECRIT PART JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Souvent l’accumulation du grain est faste,
Mais pour tout animal la faim rend néfaste.
Etudions qu’à la ferme le fait de bien grossir
Enrichis toujours au détriment de ses sbires…
Ici au fin fond du poulailler dans la paille,
Est un coq qui chante et fait juste ripaille,
Trop heureux d’avoir poule et descendance,
Aussi scène au soleil et porc de plaisance…
Tout est dit tant chaque chose est en place,
Dame nature ayant pensée dans ce palace,
Que coq est mâle et poule femelle allouée,
Que bouc est fort et brebis toutes à louer…
Pourtant bien installé dans ce jeu de rôle,
Le coq va subir la loi qui mue et contrôle,
Tout être, toute société de bêtes humaines,
Au point messire de susciter que la haine…
Longtemps avant ce temps ;
Aux primes rosées…
Le coq s’amourachait coqueluche
D’une osée…
D’une poule qui ne pensait
Que pour picorer,
D'une follette qui ne s’épanchait
Que d’accumuler…
Mais elle ne savait gérer le trop plein,
De ses biens qui provoquait le chagrin,
Ni cette fortune dépassant en tout,
L’autorité chantée de son bel atout…
C’est ainsi que pendant que coq fait office,
Chante et danse s’élevant comme pas de vice,
La poule acquière des granges remplies,
Agrandit mangeoires et de biens s’emplit…
Trop affairée pour voir grandir son poussin,
C’est le coq qui de ses plumes fait coussin,
Tant la poule doit compter tout son grain,
Le bon or qu’elle amasse sans emprunts…
Mais le coq un jour de sa tour,
Comprit le jeu de vautour,
Puis mit fin d’un joli tour,
Aux feux de ce vil amour…
Longtemps après ce temps ;
Aux primes rosées…
Le coq s’amourachait coqueluche
D’une orée…
D’une poule qui ne pensait
Que pour l’aimer,
D’une follette qui ne s’épanchait
Que de le garder…
La poule quittée eut tôt la bonne levée,
D’un autre coq ainsi bien élevé,
Mais qui aussi dindon finira sûr gavé …
"Un coq avec du bien protège sa poule et la chérie,
Une poule trop riche dénigre son coq et le détruit..."
Le coq sans biens n'à que son bec pour chanter...
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
A celle que je n’ose prendre,
Qui sait si bien me surprendre,
Me donne un peu de sa main,
Retient hier et peut-être demain…
A la fille qui ose le temps suspendre,
Qui de son cœur avoue m’entreprendre,
Me souffle des mots gommant l’ennui,
Retient le jour et peut-être la nuit…
A celle qui sourit de mes frêles attentes,
Qui veut dompter geste et entente,
Me destine alerte et jeu mignon,
Retient le oui et peut-être le non…
A la femme qui affole mes boussoles,
Qui de ses joies magnétise et enjôle,
Me prédit bel avenir et juste amour,
Retient jamais et peut-être toujours…
A la muse qui hante chaque seconde,
Qui illumine à vie, fée féconde,
Me laisse lueur et douce transe,
Retient folie et peut-être outrance…
A la maîtresse qui me fait école,
Qui me désarme à chaque parole,
Me récite moi qui élève l'espoir,
Retient le blanc et peut-être le noir…
A vous belle et métissée fluette,
Qui attire légère les épuisettes,
Me papillonne et disparaît fumée,
Retenant ses lèvres et un baiser…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)
Aux brumes de mon jadis pays le Forez,
Par des matins perdus en mal aise,
J’enfantais des pêches merveilleuses,
J’emprisonnais alors des eaux pieuses…
Mon pays. Mon beau pays aux mille étangs,
Moi ici entouré d’eau salée pour longtemps,
Si tu savais comme tout me manque d’antan,
Tes odeurs, tes foisons, tes jardins de taons.
Je puisais alors à la surface de tes flots sûrs,
Les folles inspirations que je n’osaient pures
Mais qui englouties, rejaillissent à belle allure…
Nous voici donc près de Bouthéon le matin,
Alors que j’installais mon attirail de marin,
Je fus surpris par une ‘cherche-chemin’,
Une taupe qui lisait mal ses parchemins…
Comme à mon habitude je taisais mes gestes,
Toute idée de freiner la nature preste
A me livrer la vie par là, frêle et peste…
La bestiole sans lunette semblait loucher,
Sur un trou bien loin de son couché,
Au bord de mon lieu de pêche levé…
Je voyais la mange racines tout au bord,
De tomber dans mes eaux en mauvais sort,
Elle si bonne bêcheuse loin des ports…
Et ce fut le plouf….
Pour une histoire de ‘Ouf’…
La taupe et le brochet…(Fable)
Une taupe qui de la terre avait tout connu,
A dos baluchon avait crié de grands saluts,
Puis quitté rangées de carottes dodues,
Ses sœurs, ses frères, son jardinier poilu…
Je veux voir la mer s’était-elle exclamée,
Et laisser mes terres si amères et polluées,
Pour enfin trouver par delà les phosphates,
Une vie sans pièges et bien plus adéquate…
Un vers ingénu au détour d’une galerie,
L’avait prévenu avec belle galanterie,
Que forer était sa vie en bas et point flotter,
Que pour les eaux là haut il fallait être palmé…
Mais rien n’y fit et tant pis,
La taupe ajoutait à la myopie,
Du caractère et des insomnies,
Une surdité par ses choix aussi…
Longue fut la route dessous à gratons,
Pour trouver la mer loin de son canton,
Mais un matin les yeux pleins de terreau,
La voila dessus trouver une étendue d’eau…
Ici, un spectacle magnifique à elle s’offrait,
Les brumes matinales encore lui cachaient,
Des saules par tout l’étang qui se mariaient,
Aux menus fretins qui eux en reluisaient…
La taupe humait la fraîche rosée automnale,
Les odeurs de poiscailles d’un coin cardinal,
Les étourneaux chantaient des cérémoniales,
Plus loin, la Loire jouait des danses ancestrales…
La bête tomba nez à nez avec moi, jardinier,
Je déterrais quelques lombrics fins limiers,
En vue de leurrer brochets et sandres liés…
La bestiole sans lunette semblait loucher,
Sur un trou bien loin de son couché,
Au bord de mon lieu de pêche levé…
Je voyais la mange racines tout au bord,
De tomber dans mes eaux en mauvais sort,
Elle si bonne bêcheuse par tous les tors…
Et ce fut le plouf….
Pour une histoire de ‘Ouf’…
Maintenant, un vieux briscard qui furetait,
Aux abords comme souvent les brochets,
Happe la taupe d’un seul crochet,
Puis dans un fracas ouste et disparaît…
C’est alors que par une grande faim,
Au passage il attrape mon vers pépin,
Et d’un jet de queue voit son jeu éteint,
Manoeuvré par un moulinet coquin…
« Si je te crache la taupe que feras-tu ?
- Je te relâche aussi, qu’en penses-tu ?
- J’ai tant à faire encore par les temps !
- Recrache la myope et je te laisse en l’étang…
- Puis-je faire confiance à un pêcheur ?
- Je te jure n’être sans plus un leurre… »
La taupe que je déposais dans un jardin,
Se mit immédiatement à creuser sans teint,
Et comme je m’en allais mine de rien,
Elle m’appela l’air très bien…
« Puisque tu m’a sauvé fait donc un souhait !
- un souhait dis-je ?
- Oui ! Je te dois la vie, vas-y…
- Alors je voudrais connaître la Martinique…
- Je t’envois là bas demain et tu y trouveras,
Le temps des cerises et après tu seras,
Fabuliste par ces beaux tropiques… »
Quelques années après cette aventure,
Je fus nommé ici sous nos latitudes,
Et après la naissance de ma petite Cerise,
Je devins écrivain, fabuliste sans surprise…
Je me demande souvent ce qu’est devenue ma taupe ?
Nous sommes ce que nous sommes,
Rien ne vaut de bien le savoir…
En protégeant la nature bons hommes,
Elle nous le rend en belles histoires…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
« Seigneur, je dois te remercier de m’avoir ici échoué,
Si bien éclairé parmi des cabris désœuvrés,
Dans mon église étroite, je te suis dévoué… »
Le père Victorin referme sa bible et l’embrasse,
Se relève enjoué, puis rejoint la grande terrasse,
Ferme la porte de l’église, et part juste en face…
De ses soixante ans usinés le curé est un chef,
Capable de réunir pour son concert sous la nef,
Aux moins deux cent pêcheurs aux bas reliefs…
Car Mon Seigneur Victorin fait des quatrains,
Des vers qui assomment pêchés ou vils biens,
Et de ses infidèles de bons agneaux chrétiens…
Alors, de toute la Martinique, on vient le dimanche,
En robe blanche et en chapeaux de vertes branches,
Pour du bon prêche se laver en saine revanche…
« Seigneur, ce jour dominical encore mes oilles,
Étaient plus nombreuses que brins de pailles,
Par votre esprit, mon dieu, mes mots font ripailles… »
Le curé Victorin referme sa bible et l’embrasse,
Se relève enjoué puis rejoint la grande terrasse,
Ferme la porte de l’église et part juste en face…
Pour le chemin de croix le père curé excelle,
Portant lui même la poutre comme un missel,
Jouant le christ les pieds nus et le front en sel…
De toute la Caraïbe on vient soutenir le saint,
Et sur un bois voir mourir le fils du bien,
Apôtre de Dieu fervent serviteur des îliens…
Le curé Victorin referme sa bible et l’embrasse,
Se relève enjoué puis rejoint la grande terrasse,
Ferme la porte de l’église et part juste en face…
En face où l’attend le pêcher caché, la pomme,
Croquée voilà dix ans avec Hortense en somme,
La femme qui l’aime pour les yeux de personne…
« Seigneur, je dois te remercier de m’avoir ici échoué,
Si bien éclairé par cette chevrette désœuvrée,
En face de mon église je trouve l’amour dévoué… »
Le curé Victorin referme sa bible et l’embrasse,
Se relève enjoué, puis rejoint la grande terrasse,
Ferme la porte chez Hortense et part juste en face…
L’amour au sein de l’église est parfois pêché,
Mais le bon Dieu pardonne au bon curé,
D’aimer Hortense autant que ses assemblées…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)
Voyez dans la froideur des nuits un solitaire,
Ce vieux loup traqué de trois mille guerres,
Ce mangeur fuir les hommes et la misère,
Voyez petits enfants un garou sans terre…
Jadis ici roi des champs et hauts monts,
Gardien des sorts fort entre ses bonds,
Ce mâle était respecté par tous gibbons,
Toutes femelles, agneaux et gens bons…
Voyez encore qu’à seigneur aussi,
Nuie la vieillesse jamais amie,
Et que nul n’échappe par une vilaine nuit,
Au vol de meute par plus jeunes ennemis…
Maintenant sans un chant par ses hauts monts,
Le voici scruter d’anciennes femelles démons,
Qui font saillir ses vielles gloires en amont…
La langue pendue jusqu’au sol poreux,
Les yeux vides semblants des creux,
La bête ressemble au renard fiévreux…
C’est ainsi que la vieillesse ennemie,
Rend le féroce simple peste momie,
Entre les chemins de gloires passées,
Le voici mourir par les vents glacés…
Cette nuit dans le Gévaudan est mort,
Un seigneur qui jadis domptait le sort,
Mais qui subit maintenant la loi du plus fort…
Ainsi pense toujours la nature…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Oyez brave gens vous voici enfin conté,
L’histoire d’une flore bien mal arrosée,
En fait l’amour de plantes entrelacées
En sous sol par des racines endiablées…
Ici est une orchidée si folle osée,
Là un cactus qui pousse à côté,
Notre nature les a dessous liés,
Et par le fait drôlement mariés…
La fleur ainsi se laissait vivre aimant,
Le cactus qui la liait en sous sol amant,
L’amour était tel que tout insecte visait
Aux cieux les sucs que cela produisait…
Les pluies osaient les deux tours terreau,
Le soleil chauffait leurs liens d’outres pots.
La fleur hissait orgueil et beaux airs,
Le cactus buvait ces feux amères…
Mais la fidélité étant pour les humains,
Les racines de l’une ou de l’un,
Allèrent un jour aux pins,
Aussi les nuits aux thyms…
C’est ainsi que tout amour voit son heure,
Et chaque mariage sa graine de malheur,
Et que dessus comme dessous se meurt,
Des attaches aux sèves pleines d’ardeurs…
Ce beau matin à la prime rosée d’un mai,
Sur l’orchidée une tâche qu’elle cachait,
Est bien ce que toute la flore subodorait,
Un virus qui la sûrement grignotait…
Ici est une orchidée si folle osée,
Là un cactus qui tousse à côté,
Notre Nature les avait en dessous liés,
Et par le fait dessus bien séparés…
Il en est ainsi pour la fleur volage,
Qui de multiplier élans peu sages,
Goûte aux lois de fauter hors grillage,
Puis fane de par ses noeuds sauvages…
Mieux vaut parfois dans son jardin,
Préférer deux cactus même nains,
Plutôt qu’une seule orchidée,
Si preste pour des liens damnés…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Je vais vous conter l’histoire de cette poule
Plus folle et plus mouillée qu’une houle,
Plus imbue et moins éclairée qu’une ampoule…
La voici le matin, devant son miroir, follette
Prête à tout pour faire la meilleure toilette,
Tant son apparence prime celle de coquette…
La voilà tôt se pouponner, s’apprêter rondeurs,
Parler toute seule devant cette image, sa sœur,
Et se trouver plus belle encore qu’à la chandeleur…
Du bec, étoffe ses plumes et lisse son duvet,
Par l’eau fait reluire ses couleurs au chevet,
De l’œil vérifie chaque patte et tous brevets…
Parmi les mille poules de la ferme, assurément,
C’est elle qui gagne le plus sur agrément,
Tant sa ligne est fluide et son esprit véhément…
C’est aussi par soins de crête aux rouges atours,
Qu’elle épate lors de ses passages dans la cour,
Que beauté éclate parmi les étables et les tours…
La magnificence est telle que certain la dise reine,
Que beaucoup la jalouse, que paon la roue malsaine,
D’autre la pense idiote avec mauvaises graines…
Mais quand la miss sort du poulailler au chant,
Le coq lui même en perd la note sur le champs,
Même les canards laissent place, aguichants…
Regardez-la ! Cette poulette citadine, si fine,
Eviter les bouses le fiel et surtout les épines,
Choisir son grain tôt pour garder la ligne…
Tout coq aurait voulu la poule sur son perchoir,
Tout coquin s’inventait avec elle un isoloir,
Mais pas un n’avait son cœur le matin ou le soir…
Pourtant la follette semblait être amoureuse,
Et cherchait en tout instant à être savoureuse,
Mais pour qui ? La bien heureuse ?
C’est aux sons de l’âne que la coquine révéla,
Que plus rien ne la retenait dans cette favela,
Et qu’avec le paysan Antoine elle cavalera…
« Ma pauvre fille lui dit l’âne, ma tendre poulette,
Garde-toi du paysan car un jour il te fera fête,
Si parmi tes cousines et tes sœurs il fait emplette…
Un paysan ne tombe pas amoureux d’une volaille,
Mais plutôt de son gras et dodu poitraille,
Pour le dimanche faire cuisson puis ripaille… »
Outrée, la poule s’en va toute retournée,
« Quel idiot cet âne au regard détourné,
Jaloux, ignorant au cerveau défourné… »
Comme arrive dimanche, la poule redouble,
Grossit la poitrine et montre son gras-double,
Puis défile la crête haute, l’œil rouble…
Antoine remarque la coquette et l’emporte,
Rentre dans la maison et ferme la porte,
A cet instant les animaux sont en cohortes…
Sa magnificence est telle que certain la dise reine,
Qu’on la jalousait que paon la rouait malsaine,
D’autre la pense au four avec patates et graines…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Mon cher Tonin,
Oh ! il faut que je te raconte que sur un morne,
L’autre jour j’ai secouru une biquette sans cornes…
Alors que je finissais la descente de ma colline,
A l’orée d’un détour je découvrais une féline,
Délicieuse jeune fille sauvage et pleine d’épines…
Elle était là les yeux grands ouverts me visant,
Je m’approchais sans crainte de l’oiseau gisant,
Pauvre jeunette blessée d’un croche-pied Satan…
Elle avait tout de la beauté locale ma secourue,
Des couleurs qui se mariaient aux fougères nues,
Un sourire éclatant d’hardiesse belle ingénue…
De longs cheveux noir lui ondulaient sur les reins,
Ses chatoyants madras cachaient fourbes dessins.
Sans fin son regard illuminait mes émois coquins…
Je sortais de ma calebasse un pansement,
Et de ma fiole un vieux rhum calmant,
Deux cotons aussi en guise de geste charmant…
Sans mots dire je lui appliquais médication,
Je ne pouvais m’empêcher d’entrevoir son émotion,
Qui, je dois te le dire s’accordait de mienne passion…
Je pensais qu’elle devait avoir vingt ans à peine,
La douceur de ses traits me rappelaient une reine,
Son visage perlait des diamants sur un corps d’ébène…
J’aurais voulu lui souffler deux soupçons de créole,
La retenir et avec elle goûter les goulus corossols,
Courir à ses côtés puis l’envoler au delà des sols…
Mais la petite chevrette,
Après mes soins, coquettes,
Me posa ses lèvres sucrettes,
Pour un baiser puis détala en fête…
Alors, tu me demande pourquoi je cours la nature ?
Je cherche des histoires à raconter en aventure,
Mes fables y naissent mes vers y puisent verdure…
Mais à chaque pas perdu, à chaque bruit entendu,
Mon cœur explose de revivre un jour l'entrevue,
Avec ma belle créole sauvageonne jamais revue.
Avril 1975.
Bien à toi... En Martinique mon recueil avance pour le mieux.
PS : Je te joins deux brins de vanille,
et un souffle de cannelle de mon jardin des Antilles…
Cristou, ton ami de toujours.
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)