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Par Anonyme, le 24.02.2021
bonjour il y a beaucoup à écrire
Par Anonyme, le 20.02.2019
magnifique même si j'aurais sans ces quelques mots pour qu'elle plus en haut ça plaise la fontaine jean
Par Remy Boulal, le 26.04.2017
you are my breathing in, i possess few blogs and very sporadically run out from to brand. eeaceddagdkfkd
Par Smithd146, le 23.12.2015
bonjour, je viens de mettre à l'honneur sur mon blog votre fable la poule amère,malheur eusement je m'aperçois
Par l'ami gégouska, le 16.09.2015
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Date de création : 20.10.2008
Dernière mise à jour :
23.09.2022
244 articles
L’expérience n’est point ennemi de la jeunesse,
La fougue et l’impatience écartent la sagesse,
Voyons dans cette fable le temps qui blesse…
Un loup seigneur avait régné toute sa vie en force,
Sur trois meutes et vingt louves entre les écorces,
Comme sur tout chemin et toutes rivières diablesses…
Il avait la puissance et la sagesse d’un roi des champs,
Son cri faisait fuir les bandes de chiens méchants,
Son allure forçait aussi l’ours à diligente noblesse…
Chaque chasse était une occasion de prouver sa valeur,
Cerfs, renards, chevreuils redoutaient de la bête la douleur,
Même l’homme, prédateur, se méfiait du loup altesse…
Le seul ennemi du fauve était le temps, sale temps,
Qui passe et vous ôte vos médailles et vos dents,
Et fait pointer à l’orée des bois, l’impatiente jeunesse…
Un de ces matins d’hiver glacial, dans le Gévaudan,
Un jeune loup en quête de territoire et descendants,
Renifle du haut de la colline, un début de faiblesse…
Le jeune voleur, la fougue entre les griffes, scrute,
Jauge ses chances à bouter hors des lieux en brute,
Le mâle grisonnant qui ose encore des robustesses…
Puis il fond sur la meute, sème désordres et guerres,
Les louves fuient en tous sens, les petits se terrent,
L’affrontement final est pour le vieux loup, détresse…
"-Oh bon dieu des saisons, bon roi des genets,
Me voilà trahit, sans liens et sans abris douillets,
Voici venue ma solitude et les repas maigrelets,
Oh rage de mauvais soir, vieillesse béquille,
Neige sur mon vécu et me laisse sans famille,
Où sont mes femelles qui ne voyaient que par moi ?
Mes louveteaux chéris, mes EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
(Lisez en priorité L'île aux voleurs)
Chez nous, aux Antilles, il est des jours beaux,
Heureux ou malheureux, qui accompagnent tôt,
La vie bonheur, le soleil rageur, les trombes d’eau…
Mon premier enterrement ici fut une splendeur,
Au Robert, un défilé de justesse battait de bons airs,
Les hommes en costumes noirs allaient droits et fiers…
Le cortège sortait de Louisiane, musique aux corps,
Les pleurs s’ajoutaient à la trompette, des reflets d’or,
Les femmes endimanchées égaillaient le grave décor…
Je me disais, « Mon dieu quel bel hommage au mort,
Qu’il doit être bien et aux anges dans son coffre-fort,
Ce devait être un homme aimant, sans remords… »
Finalement j’apprenais là, qu’il vaut mieux fêter le sort,
Après la veillée, le temps était aux voyages sans tords,
A l’harmonie de porter une âme, au très haut confort…
Puis vint le mariage de Tonin…
Moi, poète marieur, j’avais jadis reçu tout Marseille,
A travers cet homme qui avait peur de nos merveilles,
Des colombos, des blaffs, et des pommes-cannelles…
Pourtant c’est bien ‘ma’ Marie-France, celle de mon île,
Qui secouait son Youcou Lélé de Ducos à Lille,
Ce Jeudi, qui dira ‘oui’ à mon zoreille, jadis imbécile…
Ce mariage revêtait pour moi le goût du subtile,
Les couleurs flamboyantes de la Martinique tactile,
La conjugaison du noir et blanc, amours fertiles…
L’église était bondée, tant la fille de bonne famille,
Epousait un blanc-coco devenu roi sans peccadilles,
Plus créole qu’un créole, avé l’accent qui frétille…
Et quand l’orchestre joua son premier méringué,
Pour couvrir le chant des grenouilles affolées,
Alors Madinina toute entière semblait danser…
Les demoiselles en dentelles EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Un âne avait hérité d’un don, d’une chance…
Mais comme il avait tout de l’idiot sans prestance,
Beaucoup le jugeait sur son unique apparence…
Voilà pourquoi, Gautier, le cochon de la cour,
Toisait la bête entre coqs et basses tours,
Entre cannettes et cygne aux beaux atours…
Gautier était de plus copain comme cochon,
Avec Rotule, un cheval aux traits plutôt ronchon,
Les deux faisaient la paire pour s’amuser félons…
Ce cheval de trait, à force de compter les sillons,
Etait bête de somme à savoir calculer tatillon,
Toutes choses qu’il multipliait par addiction…
Le cochon, tire bouchon, ignare comme mouton,
Sans hygiène pour retenir la moindre raison,
Profitait d’une liberté éphémère ôté d’un baluchon…
Quand cheval savant et porc épique avancent au son,
Ils ont en tête l’idée de mettre âne à l’hameçon,
Et, en vérité, lui servir sa bâtée par cuisinées leçons…
Dans la ferme, au matin, les deux profs approchent :
Le cheval pédagogue et le cochon sans cloches,
Veulent en fond de tableau, l’idiot à creuse caboche…
L’âne vivait dans un enclos, isolé du monde bestial,
Il n’avait pour tout contact que le paysan très jovial,
Un agriculteur fou de lecture et de poésies impériales…
L’homme , depuis des années, seul comme son âne,
Avait pris l’habitude le soir de lui lire avant tisane,
Les auteurs essentiels pour qu’il ne soit plus profane…
Baudelaire, Verlaine, La Fontaine et Corneille,
Diderot, Merle, Molière et d’autres merveilles,
Musset, Wollscheid, Alexandre Dumas sans pareil…
« Voilà, messire, une visite courtoise, un passage cordial,
de deux philosophes qui s’ennuient des mares glaciales,
et de vos connaissances, veulent puiser le primordial… »
Le cochon se tord, puis continue sa verbale aisance,
Car même dénué d’esprit, le langage a du sens,
Un droit primaire de dénigrer, de mimer l’enfance…
« Nous voilà vous quérir une solution à nos calculs,
malgré l’agilité de mon humble ami Rotule,
à tout additionner, à tout diviser sur nos monticules… »
« Oh mes bons amis, je suis si heureux du sort,
et que vous usiez de moi comme possible Pythagore,
dans cette fraction de seconde, cela m’honore… »
« Sûr ! mon bel âtre, mon bon vieux, dit le cochon,
dans la ferme nous ne mélangeons ni serviettes ni torchons,
et dans notre cercle manque un troisième luron… »
« Quelle bonne amitié, dit l’âne, qui se voyait à l’affiche,
me voici dans votre affaire comme poète fétiche,
un confrère, un élu de votre académie, un âne chiche… »
« Mais savez-vous, mon cher, que pour appartenir aux grands,
pour faire partie de notre troupe et de nos rangs,
il vous faut oser un concours, un passe-cran… »
« Oh mais cela est sur, suis-je bête, évidemment… »
« Alors, soyez demain face à notre logement… »
« J’y serai sans fautes et sans boniments… »
« Et bien soit, dit le porc, apportez donc votre savoir joliment… »
L’âne, toute la nuit, retient le paysan pour des leçons,
Et de Molière à Césaire fait servitude de bons sons,
Au point, le matin, d’être critique à l’unisson…
Voilà l’heure poindre, tant attendue, les trois coups,
Sur une estrade, face aux poules, aux coqs sans loups,
Un cheval autiste distrait l’assemblée en tout…
Le voici répondre aux EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Alors ma vie commença...
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)
Savez-vous qu’à force d’user les temps,
Deux instruments parfois s’éprennent de bons vents,
S’aiment et se quittent…sur le chant.
Au début d’un concert, une flûte et une harpe se séparent,
Quand l’une joue Debussy, l’autre veut du Mozart,
Si bien que rien n’allait le soir, pas un accord phare…
C’est ainsi que le violon s’emmêle, que le piano fausse la,
Et quand main tente une ritournelle, le do est vraiment las,
Le tambour hausse le ton, et pipo va bien au delà…
Alors la cacophonie gagne les plafonds, le mi court sol,
Le public hurle que tout ici est musique à guignols,
L’orchestre est perdu, entre rats et mi… farandole.
Mais la flûte ne veut rien savoir, la harpe est aux abois,
Voilà même un violoncelle qui se moque de ses doigts,
Un harmonica follet qui ‘jazze’ sous les toits…
Messieurs, messieurs, dit le petit chef entre deux fa,
Reprenez-vous c’est ma carrière qui se joue là,
Notre réputation qui prend le vent, c’est sûr au si…
Mais la contrebasse fausse le pas,
La trompette joue du Santa Monica,
Le trombone un air de Cuba…
Les musiciens ne contrôlent plus leurs émotions,
Pas plus leurs instruments en basses effusions,
La clameur et le doute font graves éruptions…
Le brouhaha des sons ‘sonate’ sans diapason,
La chorale chuchote des EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)