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Date de création : 20.10.2008
Dernière mise à jour : 23.09.2022
244 articles


La chasse au loup... (Tous)

Publié le 30/05/2009 à 12:26 par peintredesdom Tags : wollscheid martinique garou littératures contes fables loup

L’expérience n’est point ennemi de la jeunesse,

La fougue et l’impatience écartent la sagesse,

Voyons dans cette fable le temps qui blesse…

 

Un loup seigneur avait régné toute sa vie en force,

Sur trois meutes et vingt louves entre les écorces,

Comme sur tout chemin et toutes rivières diablesses…

 

Il avait la puissance et la sagesse d’un roi des champs,

Son cri faisait fuir les bandes de chiens méchants,

Son allure forçait aussi l’ours à diligente noblesse…

 

Chaque chasse était une occasion de prouver sa valeur,

Cerfs, renards, chevreuils redoutaient de la bête la douleur,

Même l’homme, prédateur, se méfiait du loup altesse…

 

Le seul ennemi du fauve était le temps, sale temps,

Qui passe et vous ôte vos médailles et vos dents,

Et fait pointer à l’orée des bois, l’impatiente jeunesse…

 

Un de ces matins d’hiver glacial, dans le Gévaudan,

Un jeune loup en quête de territoire et descendants,

Renifle du haut de la colline, un début de faiblesse…

 

Le jeune voleur, la fougue entre les griffes, scrute,

Jauge ses chances à bouter hors des lieux en brute,

Le mâle grisonnant qui ose encore des robustesses…

 

Puis il fond sur la meute, sème désordres et guerres,

Les louves fuient en tous sens, les petits se terrent,

L’affrontement final est pour le vieux loup, détresse…

 

"-Oh bon dieu des saisons, bon roi des genets,

Me voilà trahit, sans liens et sans abris douillets,

Voici venue ma solitude et les repas maigrelets,

Oh rage de mauvais soir, vieillesse béquille,

Neige sur mon vécu et me laisse sans famille,

Où sont mes femelles qui ne voyaient que par moi ?

Mes louveteaux chéris, mes EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

 

Le mariage de Tonin... (Tous)

Publié le 29/05/2009 à 22:11 par peintredesdom Tags : 2009 nouvel année contes martinique cocotiers soleil et plage

 

(Lisez en priorité L'île aux voleurs)

Chez nous, aux Antilles, il est des jours beaux,

Heureux ou malheureux, qui accompagnent tôt,

La vie bonheur, le soleil rageur, les trombes d’eau…

 

Mon premier enterrement ici fut une splendeur,

Au Robert, un défilé de justesse battait de bons airs,

Les hommes en costumes noirs allaient droits et fiers…

 

Le cortège sortait de Louisiane, musique aux corps,

Les pleurs s’ajoutaient à la trompette, des reflets d’or,

Les femmes endimanchées égaillaient le grave décor…

 

Je me disais, « Mon dieu quel bel hommage au mort,

Qu’il doit être bien et aux anges dans son coffre-fort,

Ce devait être un homme aimant, sans remords… »

 

Finalement j’apprenais là, qu’il vaut mieux fêter le sort,

Après la veillée, le temps était aux voyages sans tords,

A l’harmonie de porter une âme, au très haut confort…

 

Puis vint le mariage de Tonin…

 

Moi, poète marieur, j’avais jadis reçu tout Marseille,

A travers cet homme qui avait peur de nos merveilles,

Des colombos, des blaffs, et des pommes-cannelles…

 

Pourtant c’est bien ‘ma’ Marie-France, celle de mon île,

Qui secouait son Youcou Lélé de Ducos à Lille,

Ce Jeudi, qui dira ‘oui’ à mon zoreille, jadis imbécile…

 

Ce mariage revêtait pour moi le goût du subtile,

Les couleurs flamboyantes de la Martinique tactile,

La conjugaison du noir et blanc, amours fertiles…

 

L’église était bondée, tant la fille de bonne famille,

Epousait un blanc-coco devenu roi sans peccadilles,

Plus créole qu’un créole, avé l’accent qui frétille…

 

Et quand l’orchestre joua son premier méringué,

Pour couvrir le chant des grenouilles affolées,

Alors Madinina toute entière semblait danser…

 

Les demoiselles en dentelles EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

 

Une leçon de cochon... (12 ans et plus)

Publié le 29/05/2009 à 13:48 par peintredesdom Tags : actualités littérature enfant fables contes martinique

 

Un âne avait hérité d’un don, d’une chance…

Mais comme il avait tout de l’idiot sans prestance,

Beaucoup le jugeait sur son unique apparence…

 

Voilà pourquoi, Gautier, le cochon de la cour,

Toisait la bête entre coqs et basses tours,

Entre cannettes et cygne aux beaux atours…

 

Gautier était de plus copain comme cochon,

Avec Rotule, un cheval aux traits plutôt ronchon,

Les deux faisaient la paire pour s’amuser félons…

 

Ce cheval de trait, à force de compter les sillons,

Etait bête de somme à savoir calculer tatillon,

Toutes choses qu’il multipliait par addiction…

 

Le cochon, tire bouchon, ignare comme mouton,

Sans hygiène pour retenir la moindre raison,

Profitait d’une liberté éphémère ôté d’un baluchon…

 

Quand cheval savant et porc épique avancent au son,

Ils ont en tête l’idée de mettre âne à l’hameçon,

Et, en vérité, lui servir sa bâtée par cuisinées leçons…

 

Dans la ferme, au matin, les deux profs approchent :

Le cheval pédagogue et le cochon sans cloches,

Veulent en fond de tableau, l’idiot à creuse caboche…

 

L’âne vivait dans un enclos, isolé du monde bestial,

Il n’avait pour tout contact que le paysan très jovial,

Un agriculteur fou de lecture et de poésies impériales…

 

L’homme , depuis des années, seul comme son âne,

Avait pris l’habitude le soir de lui lire avant tisane,

Les auteurs essentiels pour qu’il ne soit plus profane…

 

Baudelaire, Verlaine, La Fontaine et Corneille,

Diderot, Merle, Molière et d’autres merveilles,

Musset, Wollscheid, Alexandre Dumas sans pareil…

 

« Voilà, messire, une visite courtoise, un passage cordial,

de deux philosophes qui s’ennuient des mares glaciales,

et de vos connaissances, veulent puiser le primordial… »

 

Le cochon se tord, puis continue sa verbale aisance,

Car même dénué d’esprit, le langage a du sens,

Un droit primaire de dénigrer, de mimer l’enfance…

 

« Nous voilà vous quérir une solution à nos calculs,

malgré l’agilité de mon humble ami Rotule,

à tout additionner, à tout diviser sur nos monticules… »

 

« Oh mes bons amis, je suis si heureux du sort,

et que vous usiez de moi comme possible Pythagore,

dans cette fraction de seconde, cela m’honore… »

 

« Sûr ! mon bel âtre, mon bon vieux, dit le cochon,

dans la ferme nous ne mélangeons ni serviettes ni torchons,

et dans notre cercle manque un troisième luron… »

 

« Quelle bonne amitié, dit l’âne, qui se voyait à l’affiche,

me voici dans votre affaire comme poète fétiche,

un confrère, un élu de votre académie, un âne chiche… »

 

« Mais savez-vous, mon cher, que pour appartenir aux grands,

pour faire partie de notre troupe et de nos rangs,

il vous faut oser un concours, un passe-cran… »

 

« Oh mais cela est sur, suis-je bête, évidemment… »

«  Alors, soyez demain face à notre logement… »

« J’y serai sans fautes et sans boniments… »

« Et bien soit, dit le porc, apportez donc votre savoir joliment… »

 

L’âne, toute la nuit, retient le paysan pour des leçons,

Et de Molière à Césaire fait servitude de bons sons,

Au point, le matin, d’être critique à l’unisson…

 

Voilà l’heure poindre, tant attendue, les trois coups,

Sur une estrade, face aux poules, aux coqs sans loups,

Un cheval autiste distrait l’assemblée en tout…

 

Le voici répondre aux EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

Quand vous m'avez dit 'Je t'aime'...

Publié le 24/05/2009 à 17:13 par peintredesdom

Alors ma vie commença...

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)

La flûte désenchantée... (Tous)

Publié le 24/05/2009 à 17:11 par peintredesdom

 

Savez-vous qu’à force d’user les temps,

Deux instruments parfois s’éprennent de bons vents,

S’aiment et se quittent…sur le chant.

 

Au début d’un concert, une flûte et une harpe se séparent,

Quand l’une joue Debussy, l’autre veut du Mozart,

Si bien que rien n’allait le soir, pas un accord phare…

 

C’est ainsi que le violon s’emmêle, que le piano fausse la,

Et quand main tente une ritournelle, le do est vraiment las,

Le tambour hausse le ton, et pipo va bien au delà…

 

Alors la cacophonie gagne les plafonds, le mi court sol,

Le public hurle que tout ici est musique à guignols,

L’orchestre est perdu, entre rats et mi… farandole.

 

Mais la flûte ne veut rien savoir, la harpe est aux abois,

Voilà même un violoncelle qui se moque de ses doigts,

Un harmonica follet qui ‘jazze’ sous les toits…

 

Messieurs, messieurs, dit le petit chef entre deux fa,

Reprenez-vous c’est ma carrière qui se joue là,

Notre réputation qui prend le vent, c’est sûr au si…

 

Mais la contrebasse fausse le pas,

La trompette joue du Santa Monica,

Le trombone un air de Cuba…

 

Les musiciens ne contrôlent plus leurs émotions,

Pas plus leurs instruments en basses effusions,

La clameur et le doute font graves éruptions…

 

Le brouhaha des sons ‘sonate’ sans diapason,

La chorale chuchote des EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009

 

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)

Le dindon de la farce... (Tous)

Publié le 16/05/2009 à 21:59 par peintredesdom
A tout château, va bon seigneur,
A tout châtelain, va beau empereur,
A tout bien cadenassé, va mauvaise humeur…

Le noble dont je parle, accumule en toc,
Amasse les perles et le mastoc,
Dans son clos abri, enferme ses stocks…

Ce criard et gras dindon, engrange aussi la peur,
Du vol, du larcin, et la jalousie de son labeur,
Au point, Messire, de se fermer à tous visiteurs…

Le dindon d’un rouge éclat, écarte sa robe le soir,
Et dans le noir, compte ses graines, assis face au miroir,
Une à une, jouissant du doux plaisir de tout avoir…

Ruisselant d’angoisse le matin, il scrute ses maïs,
La peur aux tripes que son magot ne se dévisse,
Que croquettes volées, retournent au chien Clovis…

Mais dans cette histoire, par vice…

Un jeune coquelet avait une certaine avance,
Du verbe, de la malice et de la connaissance,
Et par jeu, invita la cour à un tour de danse…

Comme le jeune freluquet était aussi coqueluche,
Les poules étaient prêtes, assoiffées baudruches,
A voir fortune volée, et dindon, belle cruche…

Très vite dans la ferme, tout animal courait l’affaire,
De voir un coq affliger leçon courte et amère,
Au plus pingre des gallinacés par sa mère…

Le jeune coq avait bien pesé sa vile blague,
Étudié amas de biens et forteresses sans dagues,
Puis approche des tours, empereur de la drague…

- « Ohé du château ! Je suis le seigneur d’en face,
Et vous prie, en bien séance, d’ouvrir votre chasse,
J’ai, pour présent, moult épis, et pleines calebasses…

- Il n’y a personne noble visiteur…
- Êtes-vous sûr ? » dit le maître chanteur,
- Assurément, point de châtelain et point de lueur.
- Même pas un hôte plein de chaleur ? »
L’avare répond enfermé et plein de sueur,
- « Ni une seule chandelle tant la crise est malheur…

- Eh bien soit, me voilà remballer offrandes et trésors,
Courtoisie noble à vouloir donner grains et amphores,
Brouettes d’épis et maïs aux reflets d’or… »

Le dindon se méfiait de tout, du visiteur du coup,
Et que ce malotru vise ses corbeilles plus que tout…

- « Partez messire, ici personne n'a le grenier nécessaire,
Plutôt mourir que d’accepter l’aumône, même sincère,
Et de faim, la peau sur les os, nous ferons juste prière…

- Puisqu’il en est ainsi, mon bon châtelain,
Connaissez-vous un autre pauvret, sans rien,
Prêt à ouvrir ses grilles, le cœur serein,
Et bien recevoir mets succulents et mandarins ? »

Ânes, poules, canards visaient la scène en retrait,
Et dans la pièce jouaient les acteurs secrets,
Se gaussant, trépignant qu’approche le couperet…

Le dindon vacille à l’appel d’une épargne en gain,

- « Un pauvre dites-vous ? Un sans rien sur le dos ?
Un bestiaux sans une once de gras sur le gigot ?

-Ce mourant-là, Monsieur ! dit le coq beau,

- Eh bien je n’en connais qu’un dans cette ronde,
Un seul qui se meurt en mangeant l’immonde,
Qui rogne ses grillages, et perd son bec à se morfondre…

- Eh alors qui donc ? Dites-le moi ! Par tous les grains !

- Assurément oui, je vous le dis, je vous le dis, c’est…
C’est moi tel que vous m’entendez, las et aux plaies,
Aux esquarres de rester à perchoir et en rabais…

- Mon bon sire, ouvrez donc preste, laissez-vous surprendre,
De la bonté de mon royaume, de mon âme tendre,
De ma générosité et du vouloir, votre faim suspendre…

- Qu’avez-vous donc dans vos paniers ? Du bon blé ?
Des seaux entiers de doux maïs, des épis d’orge sucrés,
Et peut-être, quelques viandes rampantes et salées ?

- Oui, tout cela et bien plus encore, car je vous offre,
Quintaux de seigle pour remplir vos coffres…

- N’êtes-vous point manant coquelet voulant tout picorer,
visant ma pauvreté pour la rendre encore moins colorée,
et rire de mes conditions de seigneur aux cuisines vidées ?

- Point du tout mon beau prince, je suis coq en pâte,
Aimant la dinde comme chat ses pattes,
Comme paysan la soupe, comme marcheur l’étape…

- Alors donc, je vous ouvre sans loup ?
- Ouvrez sans crainte, ni voleur ni garou !
- Êtes-vous certain ?
- Comme la mare est aux canards !
- Je puis me risquer ?
- Et davantage…vous libérer ! »

La porte craque, crisse, comme sésame en poêle,
Le dindon EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 (Sortie décembre 2009)

TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

Il a neigé en Martinique!!

Publié le 13/05/2009 à 12:00 par peintredesdom
L’autre jour, un matin si doux sous nos limites,
A six heures, le soleil était au presque zénith,
Je prenais un café sur ma terrasse de granit…

Les huppés colibris jouaient déjà les angelots,
Un Gorge-rouge me piaillait un peu d’eau,
Mon chat, impassible, faisait grâce sur le dos…

Au loin les gens pressés de rouler goûtaient le stress,
En tête, les bonnes paroles du curé hier à la messe,
Le ventre lié, qu’à cette heure la voie soit kermesse…

Plus bas, près du pylône, les mômes chantaient,
L’uniforme bien repassé, aux rangs, soldats follets,
Une ambulance hurlait son chemin entre les ourlets…

Comme chaque matin cet instant fut pure inspiration,
Naissaient alors mes idées folles, mes sources tentations,
De tout vous dire, de tout vous écrire sans modération…

Puis le ciel s’assombrit subitement, normal par ici,
Les ondes tropicales trombent, puis passent rôties,
Aussi vite que l’éclair, laissant brûlante chaque vie…

Mais ce jour là, octobre de France semblait s’inviter,
Le noir du ciel éteignait chaque clarté interprétée,
Un brouillard de novembre glacé, s’imposait fumée…

L’on aurait pu penser à une fin de monde, un trépas,
Une vague d’hiver pesait d’un poids lourd, rongea,
Le bleu horizon comme le soleil en berne éclat…

Je me tenais là, debout, ce spectacle devant moi,
Des forces sombres jouaient de mes émois,
Je revenais dix ans auparavant, froid stéphanois…

Maintenant mes jambes tremblaient, je n’osais le voir,
Du nuage frondeur, tombait un grand malheur, s’asseoir !
Oui ! il fallait que je m’assois pour tenter d’y croire…

Je tendais la main EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 (Sortie décembre 2009)

TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

*pani : pas de

L’île aux voleurs… (Tous)

Publié le 12/05/2009 à 12:00 par peintredesdom
Les statistiques sont tronquées et par malheur,
La Martinique est en proie aux pilleurs,
Chut !! Touristes, il ne faut pas vous faire peur…

Le gang des *Quiscale règne, pirates des terres,
Visent vos emplettes en vilaines prières,
Dès l’aéroport, guettent vos coffres en fer…

A peine aurez vous mis un pied déboussolé,
Sur nos sols vous serez bientôt dévalisés,
Une bande de voleurs ici, n’est jamais arrêtée…

Que fait la police me direz-vous, agacé ?
Les pauvrets, ils sont un peu dépassés,
Sans armes pour certains délits, empêcher…

Je repense à ce bon Tonin, Métro sans cravate,
Qui pour une fois sortait de ses pénates,
Et bravait sa peur du vide pour mon épate…

Tonin, le poltron de Marseille, enfermé le jour,
Emmuré la nuit par crainte des vautours,
Ne voyant la Canebière que de son séjour…

Il faut le dire aussi, Tonin mon vieil espoir,
Que tu avais peur de tout et du noir,
Mal éduqué dans ta tour d’ivoire…

Alors, quand je t’accueillais au plat Césaire,
Sur notre terre hostile par tes mauvais airs,
Tu broyais déjà du soir, des angoisses chimères…

Mais tu es si brave et novice, touriste frêle,
Même pas fumiste, juste sans jamais d’ailes,
Les seules ‘nouvelles’, pour t’éduquer zoreille…

Et quand nous nous assîmes pour gober l’Accra,
Déjà le gang des merles était sûrement là,
Subtilisant tes mets, tes envies de créoles repas…

« Bou diou, chez toi même les oiseaux nous volent,
A Marseille au moins, les mouettes s’envolent,
Et ne prennent du pêcheur, que se qu’il donne… »

"Oh Tonin ! aux Antilles y’a que les merles qui volent,
Ici les gens sont bons et s’interdisent les cambrioles,
Viens mon Tonin, viens, monte dans ma bagnole…"

Quand Tonin fut reçu par mes amis, café,
Il eu du mal d’abord à les bien trouver,
Mais quand le Ti-Punch coula comme Cuvée…

Quand Miguel sortit son tambour bélé,
Que Marie-France secoua son EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 (Sortie décembre 2009)

TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

*Quiscale : Merle

La frégate et le cafard... (8-12ans)

Publié le 12/05/2009 à 12:00 par peintredesdom
Une frégate en double queue, scrute,
De sa hauteur un cafard en luth,
Elle veut de l’insecte sa belle flûte…

En jaquette la blatte orchestre,
Un concert de chants pédestres,
Avec une grenouille rupestre…

Le plumé charognard excelle,
Pour pêcher en crécelle,
Tous biens qui s’amoncellent…

Au plus haut d’un do,
L’oiseau plonge sur duo,
Et becte l’instrument en credo…

Le cafard est aux sonates,
De voir une acrobate,
Lui voler dans les pattes…

La grenouille s’étouffe,
Que plumes en touffes,
Subtilisent pipo et souffle…

Voilà une blatte sans air,
La grenouille se taire,
Une frégate propriétaire…

L’oiseau flûte en mer,
Le cafard à sol misère,
La grenouille réverbère…

Mais la pilleuse est profane,
De la EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 (Sortie décembre 2009)

TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

Monsieur le curé est en face...

Publié le 08/05/2009 à 12:00 par peintredesdom
« Seigneur, je dois te remercier de m’avoir ici échoué,
Si bien éclairé parmi des cabris désœuvrés,
Dans mon église étroite, je te suis dévoué… »

Le père Victorin referme sa bible et l’embrasse,
Se relève enjoué, puis rejoint la grande terrasse,
Ferme la porte de l’église, et part juste en face…

De ses soixante ans usinés, le curé est un chef,
Capable de réunir pour son concert sous la nef,
Aux moins deux cent pêcheurs aux bas reliefs…

Car Mon Seigneur Victorin fait des quatrains,
Des vers qui assomment pêchés ou vils biens,
Et de ses infidèles, de bons troupeaux chrétiens…

Alors, de toute la Martinique, on vient le dimanche,
En robe blanche et en chapeaux de vertes branches,
Pour du bon prêche, se laver en saine revanche…

« Seigneur, ce jour dominical encore, mes oilles,
Étaient plus nombreuses que brins de pailles,
Par votre esprit, mon dieu, mes mots font ripailles… »

Le curé Victorin referme sa bible et l’embrasse,
Se relève enjoué, puis rejoint la grande terrasse,
Ferme la porte de l’église, et part juste en face…

Pour le chemin de croix, le père curé excelle,
Portant lui même la poutre comme un missel,
Jouant le christ, les pieds nus et le front en sel…

De toute la Caraïbe, on vient soutenir le saint,
Et sur un bois, voir mourir le fils du bien,
Apôtre de Dieu, fervent serviteur des îliens…

Le curé Victorin referme sa bible et l’embrasse,
Se relève EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 (Sortie décembre 2009)

TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Les personnages de ce texte sont fictifs...