Accueil
Thèmes

actualités alzabane amour antilles astres baudelaire cathédrales cepal cerise chemins contes contes nouvelle année

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Acheter un livre de JMarc Wollscheid (0)
· COMPTINES POUR LES PETITS (34)
· CONTES ET FABLES SUR NOS ANIMAUX (62)
· CONTES FANTASTIQUES (10)
· CONTES POUR LES TRES GRANDS (12)
· NOUVELLES (34)
· Peintures acrylique (6)
· POEMES (16)

Rechercher
Derniers commentaires

merci d'être venu me voir ! en espérant que la magie des contes te fasse retomber en enfance ! passe une bonne...
(Voir la suite)
Par jumper, le 02.11.2009

merci ! je penses vous mettre en blog ami car le votre est vraiment bien ! bonne soiréehttp://le grimoiredesco...
(Voir la suite)
Par jumper, le 27.10.2009

merci de ces charmants moments passé en votre compagnie... la fontaine doit être heureux....
(Voir la suite)
Par Adeline de Lille, le 16.10.2009

c'est majestueux, tu portes aux nues la femme créole avec tant de délicatesse, bravo à toi encore une fois! to...
(Voir la suite)
Par ktizeb, le 12.09.2009

c cooll jean marc je vais l acheter cousin il est super...
(Voir la suite)
Par denis, le 02.09.2009

bonjour je suis très heureuse et très fière de ta réussite. je t'embrasse très fort . viviane alias ta cous...
(Voir la suite)
Par Lalanne Viviane, le 02.09.2009

whou ! quelle bouffée d'enfance soudaine ! que de souvenirs ! que de tendresse que d'émotion......
(Voir la suite)
Par Sylvie, le 28.08.2009

anselme le poète?? j'aurais juré que c'était toi l'auteur!! près de trois siècles après, anselme s'est trouvé ...
(Voir la suite)
Par ktizeb, le 28.08.2009

re, j'ai 11 ans née le 28/06/1998 puis-je savoir votre age je suis celle que tu as laissé dans son blog un com...
(Voir la suite)
Par yasmina, le 21.08.2009

bonjour, je suis yasmina moumen, vous aviez jetté un coup d'oeil dans mon blog et vous m'aviez laissé un comme...
(Voir la suite)
Par yasmina, le 21.08.2009

Articles les plus lus

· Le chien créole et le caniche...(Tous ages)
· La petite grenouille de Martinique
· Tableau acrylique LES DOMINOS
· Maman j'ai peur...(3-6 ans)
· NOËL ET LES PETITS COCHONS... à partir de 3 ans.

· Cui-cui le colibri et Merlin le chapardeur.(Tous)
· Nos grenouilles chantent des airs...de Marseille
· Le rat beauté sur un chien fer
· Le manicou et la mangouste... ( 3-8 ans)
· La fourmi et la cigale... (A partir de 15 ans)
· Les lucioles ont des écoles...
· La réponse du père noël...
· Prière d'un homme au jour et a la nuit
· La fille de Barcelone
· L'église de provence

Voir plus 

Statistiques

Date de création : 20.10.2008
Dernière mise à jour : 28.10.2009
189 articles


Blogs et sites préférés

· infoantilles
· acrostichelucandre
· Respecter-Soigner-Protéger
· Editions Baudelaire
· Alzabane éditions
· Voyage au pays des fleurs
· Potomitan
· W 3 Directory
· Club soleil
· Direction régionale de l'environnement de Martinique


La cane à sucre... (Tous)

Publié le 05/06/2009 à 21:09 par peintredesdom Tags : martinique tribunal justice fables ferme coq cochon wollscheid

 

Voilà que sucrier et sage colibri sont juges,

Et que, chez Francis, un tribunal fait grabuge,

Entres ses lys, et des avocats en subterfuge…

 

La cour de la ferme tient lieu de séance…

 

La foule de merles est hurlante, grand public,

Tant le procès qui se joue ici est atypique,

Tant les méfaits sont, ma foi, mal sympathiques…

 

« Du calme ! du calme ! dit le Président huppé,

Nous, magistrats, sucrier et colibri, informons cité,

Que tout manquant à l’ordre sera ici enfermé… »

 

La greffière note l’incident sur un épi de maïs,

Et par l’effet, pond un oeuf avant que cela ne finisse,

Ni vu ni connu de la cour qui, elle, est sans vice…

 

« Monsieur l’huissier, dit le Président colibri,

faites entrer l’accusé sous nos pas laids abris,

et que justice soit, que justice oie, sans un bris…

 

Pimpante, bonan malan, une cane surgit, grêle,

Affichant bon poids et queue pas si frêle,

Toisant l’assemblée comme jury, machiavel…

 

« Monsieur le Procureur, c’est à vous, faites foi,

dites-nous, pour la loi, que cane a mauvaise aloi…

 

Le jeune Procureur approche, et après un cocorico,

Enumère, comme une brute au Pitt, un bourricot,

Les malsaines habitudes de la cane au silo…

 

« Voilà, Monsieur le Président, un phénomène,

que dis-je, une éperdue voleuse sans gêne,

une gourmande ‘cleptocane’, une Messène,

qui, dans la ferme, absorbe sucre à la pelle,

miel, confiseries, monceaux de cannelles… »

 

La cane ne dit mot, hypoglycémique comme abeille,

Cherchant plus à montrer son bec en merveille,

Son plumage coloré et ses pattes sans fiel…

 

Le jury, douze ânes que rien n’atteint, rien, c’est sûr,

Secoue la tête de haut en bas approuvant l’abjure,

Et comme au cirque, suit le procureur de belle allure…

 

« Dites-nous, Monsieur le Procureur, que cane,

exploite et spolie les oiseaux qui sont en panne,

ôtés de leurs essences mets, sucre et jus de cannes… »

 

« Et pire encore messieurs les juges, cette cane pêche

dans les verres de notre paysan, le punch, pimbêche,

et s’en trouve un tantinet saoule et revêche… »

 

La foule lâche une clameur d’indignation et pense,

Que cane à rhum produit bagasse d'offenses,

Pets d’éthanol par ses airs de flatulences…

 

Alors, entre en scène l’avocat de la cane, pétant,

Un lourd cochon au groin droit, éloquent,

Un féru tire-bouchon, un as décadent…

 

« La parole est à la défense, dit le colibri narguant,

si tant-est que cane est défendable dans ses étangs… »

 

« Regardez-moi cette EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

 



Le roi banane... (A partir de 12 ans)

Publié le 03/06/2009 à 04:25 par peintredesdom

 

Il est là, bien là, imposant et dégoulinant de biens,

Entre ses terres closes, entre ses coffres pleins,

Le roi afflige, prend, distribue, roue serein…

 

Dans ses étages bois-blanc, est sa cour sanguine,

Sa descendance qui joug les rangs comme biguine,

Qui vit des us, des costumes de pâles fouines…

 

Le rhum coule à flot pour fêter la bonne fortune,

Les accumulés délits sur les seules têtes brunes,

Les champs de blés, d’épargnes sur dos lacunes…

 

Regardez-le bénéficier des complicités scabreuses,

Des légions de mères qui gouvernent endormeuses,

Qui laissent au roi d’ici, la manne, et l’or à la pelleteuse…

 

Le roi à col long, main ténue, sans partage entretenu,

Il amasse par lois, il accumule sans disconvenues,

Il fait ripaille, laissant le petit peuple comme tout nu…

 

Et quand, frappé par les rayons du soleil, lardé,

En marge, brute, il dégarnit les paniers tressés,

Alors, rien à faire pour l’empêcher d’accumuler…

 

Il est là, bien là, imposant sa dégoulinante posture,

Entre ses terres closes, entre ses offres impostures,

Le roi afflige, prend, distribue, roue sans parjure…

 

Donc, moi et mes frères, on achète sa confiture,

Beaux ânes, bonnes EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

 

Le chant des moines, "Mens sana in corpore sano..."(Tous)

Publié le 30/05/2009 à 22:12 par peintredesdom Tags : moine églises fables contes chrétiens chants cathédrales

 

Onde humaine qui résonne des fonds de mélancolie,

Des nefs brumes s’élèvent vos sons qui glacent, hallali,

Naît ici cœur rempli, amours divins, les folies…

 

A l’ombre des stèles, les prières se dressent homélie,

Ecrasent les siècles des laborieuses solitudes par vie,

Ricochent entre pierres polies et vœux pieux à Marie…

 

Ecoutez nos moines chanter, dresser leurs églises là,

Hisser les voix au très haut et retomber trépas,

Entendez ces hommes glacer nos sangs au-delà…

 

Alors, les sources de dieu coulent des cathédrales,

Traversent nos cœurs emplis, un verset impérial,

Le chant des saints, une musique en cérémonial…

 

Puis, la chair des foules tresse des pleines faisances,

Des champs de ruines, des pêchers en pénitence,

Chaque vie se cherche, chaque âme arme transe…

 

Au plus haut des cieux brillent les vitraux de feu,

Le son des moines fusent et danse vertueux,

Les statues s’animent, les fantômes font le jeu…

 

Les dalles de marbre, datées, chauffent l’aile,

Les rosaces audacieuses tournent en ritournelles,

Les soutanes s’éclairent de paillettes hirondelles…

 

Les orgues explosent et font mourir des airs,

Les aigus des bouches fondent, gravent des repères,

Les anges EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

*Mens sana in corpore sano : un esprit sain dans un corps sain. 

Par de lasses attentes...(Tous)

Publié le 30/05/2009 à 14:21 par peintredesdom Tags : poésie fables contes amour enfants littératures

 

Par de lasses attentes, je me meurs au bas bélé,

Par des jeux mineurs, mon dos se courbe du passé,

Par des larmes lentes, je me vide d’essences innées…

 

Et quand bien même, ce soir, souffle un vent d'absence,

Alors, je serai prince de vos nuits d'aisances,

De vos sentiments profonds et de votre romance,

 

« Sans bruit, je jette sur votre sommeil une danse,

Un mot d'amour et trois sourires en pénitence... »

 

Alors dormez princesse, petite fée fluorescente,

Le marchand d’amour est passé en belle descente,

Vous charmer d’un parfum de pluies incandescentes…

 

Par de lasses transes, je me meurs sans vous avoir,

Par des jeux majeurs, mes lèvres se dressent de vous boire,

Par des larmes folles, je remplis de présents l’espoir…

 

Et quand bien même, le matin absorbe votre indifférence,

Alors je serai roi de votre retenue pertinence,

De vos airs en surface et de votre suffisance,

 

« Avec éclat je parsème sur votre cœur mon enfance,

Trois mots d’amour et un sourire de France… »

 

Par de lasses attentes, je me EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID ( Tous droits réservés…)

 

La chasse au loup... (Tous)

Publié le 30/05/2009 à 12:26 par peintredesdom Tags : wollscheid martinique garou littératures contes fables loup

L’expérience n’est point ennemi de la jeunesse,

La fougue et l’impatience écartent la sagesse,

Voyons dans cette fable le temps qui blesse…

 

Un loup seigneur avait régné toute sa vie en force,

Sur trois meutes et vingt louves entre les écorces,

Comme sur tout chemin et toutes rivières diablesses…

 

Il avait la puissance et la sagesse d’un roi des champs,

Son cri faisait fuir les bandes de chiens méchants,

Son allure forçait aussi l’ours à diligente noblesse…

 

Chaque chasse était une occasion de prouver sa valeur,

Cerfs, renards, chevreuils redoutaient de la bête la douleur,

Même l’homme, prédateur, se méfiait du loup altesse…

 

Le seul ennemi du fauve était le temps, sale temps,

Qui passe et vous ôte vos médailles et vos dents,

Et fait pointer à l’orée des bois, l’impatiente jeunesse…

 

Un de ces matins d’hiver glacial, dans le Gévaudan,

Un jeune loup en quête de territoire et descendants,

Renifle du haut de la colline, un début de faiblesse…

 

Le jeune voleur, la fougue entre les griffes, scrute,

Jauge ses chances à bouter hors des lieux en brute,

Le mâle grisonnant qui ose encore des robustesses…

 

Puis il fond sur la meute, sème désordres et guerres,

Les louves fuient en tous sens, les petits se terrent,

L’affrontement final est pour le vieux loup, détresse…

 

"-Oh bon dieu des saisons, bon roi des genets,

Me voilà trahit, sans liens et sans abris douillets,

Voici venue ma solitude et les repas maigrelets,

Oh rage de mauvais soir, vieillesse béquille,

Neige sur mon vécu et me laisse sans famille,

Où sont mes femelles qui ne voyaient que par moi ?

Mes louveteaux chéris, mes EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

 

Le mariage de Tonin... (Tous)

Publié le 29/05/2009 à 22:11 par peintredesdom Tags : 2009 nouvel année contes martinique cocotiers soleil et plage

 

(Lisez en priorité L'île aux voleurs)

Chez nous, aux Antilles, il est des jours beaux,

Heureux ou malheureux, qui accompagnent tôt,

La vie bonheur, le soleil rageur, les trombes d’eau…

 

Mon premier enterrement ici fut une splendeur,

Au Robert, un défilé de justesse battait de bons airs,

Les hommes en costumes noirs allaient droits et fiers…

 

Le cortège sortait de Louisiane, musique aux corps,

Les pleurs s’ajoutaient à la trompette, des reflets d’or,

Les femmes endimanchées égaillaient le grave décor…

 

Je me disais, « Mon dieu quel bel hommage au mort,

Qu’il doit être bien et aux anges dans son coffre-fort,

Ce devait être un homme aimant, sans remords… »

 

Finalement j’apprenais là, qu’il vaut mieux fêter le sort,

Après la veillée, le temps était aux voyages sans tords,

A l’harmonie de porter une âme, au très haut confort…

 

Puis vint le mariage de Tonin…

 

Moi, poète marieur, j’avais jadis reçu tout Marseille,

A travers cet homme qui avait peur de nos merveilles,

Des colombos, des blaffs, et des pommes-cannelles…

 

Pourtant c’est bien ‘ma’ Marie-France, celle de mon île,

Qui secouait son Youcou Lélé de Ducos à Lille,

Ce Jeudi, qui dira ‘oui’ à mon zoreille, jadis imbécile…

 

Ce mariage revêtait pour moi le goût du subtile,

Les couleurs flamboyantes de la Martinique tactile,

La conjugaison du noir et blanc, amours fertiles…

 

L’église était bondée, tant la fille de bonne famille,

Epousait un blanc-coco devenu roi sans peccadilles,

Plus créole qu’un créole, avé l’accent qui frétille…

 

Et quand l’orchestre joua son premier méringué,

Pour couvrir le chant des grenouilles affolées,

Alors Madinina toute entière semblait danser…

 

Les demoiselles en dentelles EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

 

Une leçon de cochon... (12 ans et plus)

Publié le 29/05/2009 à 13:48 par peintredesdom Tags : actualités littérature enfant fables contes martinique

 

Un âne avait hérité d’un don, d’une chance…

Mais comme il avait tout de l’idiot sans prestance,

Beaucoup le jugeait sur son unique apparence…

 

Voilà pourquoi, Gautier, le cochon de la cour,

Toisait la bête entre coqs et basses tours,

Entre cannettes et cygne aux beaux atours…

 

Gautier était de plus copain comme cochon,

Avec Rotule, un cheval aux traits plutôt ronchon,

Les deux faisaient la paire pour s’amuser félons…

 

Ce cheval de trait, à force de compter les sillons,

Etait bête de somme à savoir calculer tatillon,

Toutes choses qu’il multipliait par addiction…

 

Le cochon, tire bouchon, ignare comme mouton,

Sans hygiène pour retenir la moindre raison,

Profitait d’une liberté éphémère ôté d’un baluchon…

 

Quand cheval savant et porc épique avancent au son,

Ils ont en tête l’idée de mettre âne à l’hameçon,

Et, en vérité, lui servir sa bâtée par cuisinées leçons…

 

Dans la ferme, au matin, les deux profs approchent :

Le cheval pédagogue et le cochon sans cloches,

Veulent en fond de tableau, l’idiot à creuse caboche…

 

L’âne vivait dans un enclos, isolé du monde bestial,

Il n’avait pour tout contact que le paysan très jovial,

Un agriculteur fou de lecture et de poésies impériales…

 

L’homme , depuis des années, seul comme son âne,

Avait pris l’habitude le soir de lui lire avant tisane,

Les auteurs essentiels pour qu’il ne soit plus profane…

 

Baudelaire, Verlaine, La Fontaine et Corneille,

Diderot, Merle, Molière et d’autres merveilles,

Musset, Wollscheid, Alexandre Dumas sans pareil…

 

« Voilà, messire, une visite courtoise, un passage cordial,

de deux philosophes qui s’ennuient des mares glaciales,

et de vos connaissances, veulent puiser le primordial… »

 

Le cochon se tord, puis continue sa verbale aisance,

Car même dénué d’esprit, le langage a du sens,

Un droit primaire de dénigrer, de mimer l’enfance…

 

« Nous voilà vous quérir une solution à nos calculs,

malgré l’agilité de mon humble ami Rotule,

à tout additionner, à tout diviser sur nos monticules… »

 

« Oh mes bons amis, je suis si heureux du sort,

et que vous usiez de moi comme possible Pythagore,

dans cette fraction de seconde, cela m’honore… »

 

« Sûr ! mon bel âtre, mon bon vieux, dit le cochon,

dans la ferme nous ne mélangeons ni serviettes ni torchons,

et dans notre cercle manque un troisième luron… »

 

« Quelle bonne amitié, dit l’âne, qui se voyait à l’affiche,

me voici dans votre affaire comme poète fétiche,

un confrère, un élu de votre académie, un âne chiche… »

 

« Mais savez-vous, mon cher, que pour appartenir aux grands,

pour faire partie de notre troupe et de nos rangs,

il vous faut oser un concours, un passe-cran… »

 

« Oh mais cela est sur, suis-je bête, évidemment… »

«  Alors, soyez demain face à notre logement… »

« J’y serai sans fautes et sans boniments… »

« Et bien soit, dit le porc, apportez donc votre savoir joliment… »

 

L’âne, toute la nuit, retient le paysan pour des leçons,

Et de Molière à Césaire fait servitude de bons sons,

Au point, le matin, d’être critique à l’unisson…

 

Voilà l’heure poindre, tant attendue, les trois coups,

Sur une estrade, face aux poules, aux coqs sans loups,

Un cheval autiste distrait l’assemblée en tout…

 

Le voici répondre aux EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

Quand vous m'avez dit 'Je t'aime'...

Publié le 24/05/2009 à 17:13 par peintredesdom

Alors ma vie commença...

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)

La flûte désenchantée... (Tous)

Publié le 24/05/2009 à 17:11 par peintredesdom

 

Savez-vous qu’à force d’user les temps,

Deux instruments parfois s’éprennent de bons vents,

S’aiment et se quittent…sur le chant.

 

Au début d’un concert, une flûte et une harpe se séparent,

Quand l’une joue Debussy, l’autre veut du Mozart,

Si bien que rien n’allait le soir, pas un accord phare…

 

C’est ainsi que le violon s’emmêle, que le piano fausse la,

Et quand main tente une ritournelle, le do est vraiment las,

Le tambour hausse le ton, et pipo va bien au delà…

 

Alors la cacophonie gagne les plafonds, le mi court sol,

Le public hurle que tout ici est musique à guignols,

L’orchestre est perdu, entre rats et mi… farandole.

 

Mais la flûte ne veut rien savoir, la harpe est aux abois,

Voilà même un violoncelle qui se moque de ses doigts,

Un harmonica follet qui ‘jazze’ sous les toits…

 

Messieurs, messieurs, dit le petit chef entre deux fa,

Reprenez-vous c’est ma carrière qui se joue là,

Notre réputation qui prend le vent, c’est sûr au si…

 

Mais la contrebasse fausse le pas,

La trompette joue du Santa Monica,

Le trombone un air de Cuba…

 

Les musiciens ne contrôlent plus leurs émotions,

Pas plus leurs instruments en basses effusions,

La clameur et le doute font graves éruptions…

 

Le brouhaha des sons ‘sonate’ sans diapason,

La chorale chuchote des EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 SORTIE DECEMBRE 2009

 

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)

Le dindon de la farce... (Tous)

Publié le 16/05/2009 à 21:59 par peintredesdom
A tout château, va bon seigneur,
A tout châtelain, va beau empereur,
A tout bien cadenassé, va mauvaise humeur…

Le noble dont je parle, accumule en toc,
Amasse les perles et le mastoc,
Dans son clos abri, enferme ses stocks…

Ce criard et gras dindon, engrange aussi la peur,
Du vol, du larcin, et la jalousie de son labeur,
Au point, Messire, de se fermer à tous visiteurs…

Le dindon d’un rouge éclat, écarte sa robe le soir,
Et dans le noir, compte ses graines, assis face au miroir,
Une à une, jouissant du doux plaisir de tout avoir…

Ruisselant d’angoisse le matin, il scrute ses maïs,
La peur aux tripes que son magot ne se dévisse,
Que croquettes volées, retournent au chien Clovis…

Mais dans cette histoire, par vice…

Un jeune coquelet avait une certaine avance,
Du verbe, de la malice et de la connaissance,
Et par jeu, invita la cour à un tour de danse…

Comme le jeune freluquet était aussi coqueluche,
Les poules étaient prêtes, assoiffées baudruches,
A voir fortune volée, et dindon, belle cruche…

Très vite dans la ferme, tout animal courait l’affaire,
De voir un coq affliger leçon courte et amère,
Au plus pingre des gallinacés par sa mère…

Le jeune coq avait bien pesé sa vile blague,
Étudié amas de biens et forteresses sans dagues,
Puis approche des tours, empereur de la drague…

- « Ohé du château ! Je suis le seigneur d’en face,
Et vous prie, en bien séance, d’ouvrir votre chasse,
J’ai, pour présent, moult épis, et pleines calebasses…

- Il n’y a personne noble visiteur…
- Êtes-vous sûr ? » dit le maître chanteur,
- Assurément, point de châtelain et point de lueur.
- Même pas un hôte plein de chaleur ? »
L’avare répond enfermé et plein de sueur,
- « Ni une seule chandelle tant la crise est malheur…

- Eh bien soit, me voilà remballer offrandes et trésors,
Courtoisie noble à vouloir donner grains et amphores,
Brouettes d’épis et maïs aux reflets d’or… »

Le dindon se méfiait de tout, du visiteur du coup,
Et que ce malotru vise ses corbeilles plus que tout…

- « Partez messire, ici personne n'a le grenier nécessaire,
Plutôt mourir que d’accepter l’aumône, même sincère,
Et de faim, la peau sur les os, nous ferons juste prière…

- Puisqu’il en est ainsi, mon bon châtelain,
Connaissez-vous un autre pauvret, sans rien,
Prêt à ouvrir ses grilles, le cœur serein,
Et bien recevoir mets succulents et mandarins ? »

Ânes, poules, canards visaient la scène en retrait,
Et dans la pièce jouaient les acteurs secrets,
Se gaussant, trépignant qu’approche le couperet…

Le dindon vacille à l’appel d’une épargne en gain,

- « Un pauvre dites-vous ? Un sans rien sur le dos ?
Un bestiaux sans une once de gras sur le gigot ?

-Ce mourant-là, Monsieur ! dit le coq beau,

- Eh bien je n’en connais qu’un dans cette ronde,
Un seul qui se meurt en mangeant l’immonde,
Qui rogne ses grillages, et perd son bec à se morfondre…

- Eh alors qui donc ? Dites-le moi ! Par tous les grains !

- Assurément oui, je vous le dis, je vous le dis, c’est…
C’est moi tel que vous m’entendez, las et aux plaies,
Aux esquarres de rester à perchoir et en rabais…

- Mon bon sire, ouvrez donc preste, laissez-vous surprendre,
De la bonté de mon royaume, de mon âme tendre,
De ma générosité et du vouloir, votre faim suspendre…

- Qu’avez-vous donc dans vos paniers ? Du bon blé ?
Des seaux entiers de doux maïs, des épis d’orge sucrés,
Et peut-être, quelques viandes rampantes et salées ?

- Oui, tout cela et bien plus encore, car je vous offre,
Quintaux de seigle pour remplir vos coffres…

- N’êtes-vous point manant coquelet voulant tout picorer,
visant ma pauvreté pour la rendre encore moins colorée,
et rire de mes conditions de seigneur aux cuisines vidées ?

- Point du tout mon beau prince, je suis coq en pâte,
Aimant la dinde comme chat ses pattes,
Comme paysan la soupe, comme marcheur l’étape…

- Alors donc, je vous ouvre sans loup ?
- Ouvrez sans crainte, ni voleur ni garou !
- Êtes-vous certain ?
- Comme la mare est aux canards !
- Je puis me risquer ?
- Et davantage…vous libérer ! »

La porte craque, crisse, comme sésame en poêle,
Le dindon EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 (Sortie décembre 2009)

TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)


DERNIERS ARTICLES :
Le fablier des mornes, fables contemporaines, écrivain...
JE SUIS TRES HEUREUX DE VOUS RECEVOIR SUR CET ESPACE... Mon livre 'CARNET DE CONTES' aux éditions BAUDELAIRE est disponible vous pouvez le commander sur http://www.
La réponse du Père Noël... (Gratuite...)
  Mon petit enfant,   J’ai bien reçu ta lettre la semaine dernière, C’est pourquoi mon petit agneau, Mon grand amour, je prends la plume,
Les deux vaches...
  Nous voici au centre de la ferme dans l’étable, La chaleur est animale, la conversation à table, Deux vaches parmi d’autre bavardent affables
Le chat bonté et le roi pelé...
  Un chat se plaignait en bord de mer, de n’avoir rien pour plaire, Sur les os plaies et maigre chair, Au point, perdu sur notre terre, De geindre plus fort &#
Le paon de ses dames...
  Nous voilà à la cour d’un bon Roi, celui des lumières, Qui donna lettre et noblesse à un certain Molière, Et envoya aux hollandais d

forum