Publié le 13/05/2009 à 12:00 par peintredesdom
L’autre jour, un matin si doux sous nos limites,
A six heures, le soleil était au presque zénith,
Je prenais un café sur ma terrasse de granit…
Les huppés colibris jouaient déjà les angelots,
Un Gorge-rouge me piaillait un peu d’eau,
Mon chat, impassible, faisait grâce sur le dos…
Au loin les gens pressés de rouler goûtaient le stress,
En tête, les bonnes paroles du curé hier à la messe,
Le ventre lié, qu’à cette heure la voie soit kermesse…
Plus bas, près du pylône, les mômes chantaient,
L’uniforme bien repassé, aux rangs, soldats follets,
Une ambulance hurlait son chemin entre les ourlets…
Comme chaque matin cet instant fut pure inspiration,
Naissaient alors mes idées folles, mes sources tentations,
De tout vous dire, de tout vous écrire sans modération…
Puis le ciel s’assombrit subitement, normal par ici,
Les ondes tropicales trombent, puis passent rôties,
Aussi vite que l’éclair, laissant brûlante chaque vie…
Mais ce jour là, octobre de France semblait s’inviter,
Le noir du ciel éteignait chaque clarté interprétée,
Un brouillard de novembre glacé, s’imposait fumée…
L’on aurait pu penser à une fin de monde, un trépas,
Une vague d’hiver pesait d’un poids lourd, rongea,
Le bleu horizon comme le soleil en berne éclat…
Je me tenais là, debout, ce spectacle devant moi,
Des forces sombres jouaient de mes émois,
Je revenais dix ans auparavant, froid stéphanois…
Maintenant mes jambes tremblaient, je n’osais le voir,
Du nuage frondeur, tombait un grand malheur, s’asseoir !
Oui ! il fallait que je m’assois pour tenter d’y croire…
Je tendais la main EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 (Sortie décembre 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
*pani : pas de
Publié le 12/05/2009 à 12:00 par peintredesdom
Les statistiques sont tronquées et par malheur,
La Martinique est en proie aux pilleurs,
Chut !! Touristes, il ne faut pas vous faire peur…
Le gang des *Quiscale règne, pirates des terres,
Visent vos emplettes en vilaines prières,
Dès l’aéroport, guettent vos coffres en fer…
A peine aurez vous mis un pied déboussolé,
Sur nos sols vous serez bientôt dévalisés,
Une bande de voleurs ici, n’est jamais arrêtée…
Que fait la police me direz-vous, agacé ?
Les pauvrets, ils sont un peu dépassés,
Sans armes pour certains délits, empêcher…
Je repense à ce bon Tonin, Métro sans cravate,
Qui pour une fois sortait de ses pénates,
Et bravait sa peur du vide pour mon épate…
Tonin, le poltron de Marseille, enfermé le jour,
Emmuré la nuit par crainte des vautours,
Ne voyant la Canebière que de son séjour…
Il faut le dire aussi, Tonin mon vieil espoir,
Que tu avais peur de tout et du noir,
Mal éduqué dans ta tour d’ivoire…
Alors, quand je t’accueillais au plat Césaire,
Sur notre terre hostile par tes mauvais airs,
Tu broyais déjà du soir, des angoisses chimères…
Mais tu es si brave et novice, touriste frêle,
Même pas fumiste, juste sans jamais d’ailes,
Les seules ‘nouvelles’, pour t’éduquer zoreille…
Et quand nous nous assîmes pour gober l’Accra,
Déjà le gang des merles était sûrement là,
Subtilisant tes mets, tes envies de créoles repas…
« Bou diou, chez toi même les oiseaux nous volent,
A Marseille au moins, les mouettes s’envolent,
Et ne prennent du pêcheur, que se qu’il donne… »
"Oh Tonin ! aux Antilles y’a que les merles qui volent,
Ici les gens sont bons et s’interdisent les cambrioles,
Viens mon Tonin, viens, monte dans ma bagnole…"
Quand Tonin fut reçu par mes amis, café,
Il eu du mal d’abord à les bien trouver,
Mais quand le Ti-Punch coula comme Cuvée…
Quand Miguel sortit son tambour bélé,
Que Marie-France secoua son EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 (Sortie décembre 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
*Quiscale : Merle
Publié le 12/05/2009 à 12:00 par peintredesdom
Une frégate en double queue, scrute,
De sa hauteur un cafard en luth,
Elle veut de l’insecte sa belle flûte…
En jaquette la blatte orchestre,
Un concert de chants pédestres,
Avec une grenouille rupestre…
Le plumé charognard excelle,
Pour pêcher en crécelle,
Tous biens qui s’amoncellent…
Au plus haut d’un do,
L’oiseau plonge sur duo,
Et becte l’instrument en credo…
Le cafard est aux sonates,
De voir une acrobate,
Lui voler dans les pattes…
La grenouille s’étouffe,
Que plumes en touffes,
Subtilisent pipo et souffle…
Voilà une blatte sans air,
La grenouille se taire,
Une frégate propriétaire…
L’oiseau flûte en mer,
Le cafard à sol misère,
La grenouille réverbère…
Mais la pilleuse est profane,
De la EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 (Sortie décembre 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Publié le 08/05/2009 à 12:00 par peintredesdom
« Seigneur, je dois te remercier de m’avoir ici échoué,
Si bien éclairé parmi des cabris désœuvrés,
Dans mon église étroite, je te suis dévoué… »
Le père Victorin referme sa bible et l’embrasse,
Se relève enjoué, puis rejoint la grande terrasse,
Ferme la porte de l’église, et part juste en face…
De ses soixante ans usinés, le curé est un chef,
Capable de réunir pour son concert sous la nef,
Aux moins deux cent pêcheurs aux bas reliefs…
Car Mon Seigneur Victorin fait des quatrains,
Des vers qui assomment pêchés ou vils biens,
Et de ses infidèles, de bons troupeaux chrétiens…
Alors, de toute la Martinique, on vient le dimanche,
En robe blanche et en chapeaux de vertes branches,
Pour du bon prêche, se laver en saine revanche…
« Seigneur, ce jour dominical encore, mes oilles,
Étaient plus nombreuses que brins de pailles,
Par votre esprit, mon dieu, mes mots font ripailles… »
Le curé Victorin referme sa bible et l’embrasse,
Se relève enjoué, puis rejoint la grande terrasse,
Ferme la porte de l’église, et part juste en face…
Pour le chemin de croix, le père curé excelle,
Portant lui même la poutre comme un missel,
Jouant le christ, les pieds nus et le front en sel…
De toute la Caraïbe, on vient soutenir le saint,
Et sur un bois, voir mourir le fils du bien,
Apôtre de Dieu, fervent serviteur des îliens…
Le curé Victorin referme sa bible et l’embrasse,
Se relève EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 (Sortie décembre 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Les personnages de ce texte sont fictifs...
Publié le 07/05/2009 à 12:00 par peintredesdom
Voilà deux bestioles au fort caractère, en gain,
Que rien n’assemble à priori, vraiment rien.
Mais en Martinique, tout est possible, croyez-le bien…
Sur un morne, jeudi, la chèvre chassait le piment rougi,
Sauvage gourmande, elle voulait épicer sa belle vie,
Lasse des sucrées épines et des plaines-Pays…
Et comme la coupe de la canne commençait ici,
S’échapper des tracteurs et des hommes aigris,
Lui procurait autres lieux et régime qui varie…
C’est le hasard, peut-être, qui l’envola au Morne-Cabri,
Alors, malgré un sot de pluie, elle y trouvait abri,
Crabes de terre à courir et manicous bien endormis…
La mangouste est indépendante et conservatrice,
Elle impose aux autres bestioles son avarice,
Un territoire approprié qu’elle défend des varices…
Quand la fouine-terre vise la blanche chèvre,
Elle comprend que sabot va lui donner fièvre,
Que cornes par là, cisèlent ses cailloux en orfèvre…
La mangouste avance au touriste frondeur,
Marque un temps, puis affiche mauvaise humeur,
S’élève sur deux pattes et toise le visiteur…
« Madame, je vous demande de stopper vos vacances,
sur mes terres je ne veux ni intrus ni panses,
aucun sabot crotté, et encore moins d’immaculées danses… »
« Oh ma chère ! votre accueil est un sommet, que-dis-je,
un pic, un hommage à la bêtise, attendez que je vous rédige,
que je vous exploite, car chez moi, cette façon, je fustige !! »
La mangouste emprise, campe position de propriétaire,
Après tout, Morne Cabri est aux mangoustes grégaires,
Ce que pied est à la soupe, et Colombo aux Indes, naguère…
« Pauvrette, vous êtes issue de frêle élevage, dépendante,
et finirez en broche, vidée de vos laits et de vos tentes,
aux émaillés palais, demain, vos chairs iront fondantes… »
La mangouste pensait en avoir terminée...
Mais à bien fréquenter l’homme, la chèvre est en fer,
Et pour avoir grignoter certains soirs du Césaire,
Elle est au fait de l’histoire et de ses viles galères…
La chèvre approche de la bête sans protocole,
Puis choisit ses mots pour lui faire bonne école,
Informe et EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 (Sortie décembre 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Publié le 06/05/2009 à 12:00 par peintredesdom
Voici l’histoire en noir et blanc de deux poules,
D’un aviculteur, et d’un poulailler en boule…
Chez les gallinacés de Francis et sa tante,
Il n’existe que deux races de médisantes :
Les poules noires racées et intelligentes,
Les poules blanches, idiotes et impotentes…
« Chez nous madame, le noir est signe d’éducation,
de bien séance, et de bonne méditation,
de culture aussi…puisée dans nos générations !! »
La poule noire vient de s’exprimer, rebelle,
Pondeuse de beaux mots et d’œufs modèles…
« Pourquoi me pensez-vous mécréante sur vos perchoirs ?
Votre adresse ne sert qu’à me toiser le soir,
moi, blanche et médiocre, vous, noire de savoir ? »
La poule blanche victime, s’émeut,
être à l’écart du monde est toujours malheureux…
« C’est que vous fûtes introduites voilà longtemps,
pour, dans notre enclos, grossir et faire vent,
inutiles foreuses aux pattes sans gants… »
« De vous savoir avec autant d’utilité,
mon destin, au pot, est frêle civilité,
à l’humain je sustente, cuisses grillées… »
Ne faut t’il pas du gallinacé, prendre l’œuf,
Et la chair de poule comme repas neuf,
Tant toute la bête nous sert comme un bœuf ?
Maudit soit la nature, qui, aux détours d’aventures,
Fit de la poule noire pondre en belle augure,
Et de la blanche, une EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 (Sortie décembre 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Publié le 06/05/2009 à 12:00 par peintredesdom
Voilà que naissait un printemps dans mon hiver,
Et comme j’étais groggy et plein de misères,
Pas un bourgeon je ne voyais, pas une prière…
Mais à l’orée d’un sentiment vous entriez lumière,
Aux bois de mai je courrais les herbes premières,
Vos jasmins, belles fleurs, et vos traces aurifères…
Mes hirondelles s’émerveillaient de vos lucioles,
Mes renards se fiançaient à vos mangoustes bestioles,
Nos corps s’émoustillaient comme envolée de yoles…
Vous m’offriez votre peau sucrée et votre créole,
Moi, j’apportais mon envie de connaître votre atoll,
Nous étions comme deux enfants aux rondes folles …
Je parcourais vos terres ne visant que vos collines,
Vous jaugiez mes chemins si sauvage coquine,
Nos cœurs battaient aux sons des douces biguines…
Et tant pis pour ce qui retient l’amour, toujours,
Vos chaînes qui agrippent les minutes et les jours,
Mes attaches qui imposent patience et rebours…
Voyez! comme la vie mène à notre destin,
Nos fougues exploser à chacun de nos chemins,
Nos fantômes attendre sans cesse les lendemains…
Saurez-vous libérer la vérité qui vacille les murs,
Adopter mes avances EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 (Sortie décembre 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Publié le 05/05/2009 à 12:00 par peintredesdom
L’autre jour, mon ami Joël me présenta en chair,
Le meilleur des pompier de notre petite terre,
Un homme costaud, prénommé Prosper…
Il est secouriste de la ville depuis trente années,
Fidèle gardien des habitants bien et mal lunés,
Dans le bourg, chacun cherche son bon « tchimbé ! »…
L’homme secourt, soigne, rassure et sauve,
Malgré sa masse, son armure n’a rien du fauve,
C’est un type bien qui mériterait la médaille mauve…
Prosper a la passion du feu, une fascination tenace,
Mais en Martinique, la chaleur qui semble une menace,
Est noyée par l’humide alizé qui rend toute herbe mélasse…
Oh, il y a bien chez nous quelques feux de brindilles,
Que l’on pourrait éteindre avec un arrosoir de pacotille,
Mais à grand renfort de sirènes, Prosper arrose les broutilles…
La frustration du pompier est grande, n’ayant que la fumée,
Pas un danger brûlant entre les cocotiers étouffés,
Pas une usine décharnée au point de s’embraser…
Alors Prosper s’ennuie, attendant le scooter en ruine,
D’un jeune blanc-bec à qui raccommoder l’échine,
Ou, le papi de Lavaleur qui aura son mal de poitrine…
Un jour, les voisins de Prospère le trouvent en affaire,
A charrier lourdes pierres et ciment en prières,
Poutres et outils au EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 (Sortie décembre 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés….)
Publié le 05/05/2009 à 12:00 par peintredesdom
Lettre du soldat Yvan… 16 Avril 1917
Matricule : Thionville 445 Fritz Yvan-1914
Mon bel amour,
Aujourd’hui, je suis rompu, mon compagnon Firmin,
Celui que je protégeais des éclats et des copains,
Notre jeune voisin est mort, à cinq heures ce matin…
Au fond de ma tranchée, je ne peux retenir les larmes,
Et de le voir à coté de moi, endormi, sans charmes,
Me laisse aucune envie pour affronter les armes…
Je suis assis, trempé, le casque qui m’enserre,
Si tu voyais mon visage, hirsute et amère,
Tu maudirais nos terrifiantes misères…
Avant de débuter l’attaque tantôt, Firmin savait,
Qu’il ne reverrait plus notre Lorraine et ses godets,
Sa douce Paulette qu’il aimait plus que jamais…
Je transpire ma chérie, à grosses gouttes perlées,
Mes forces et mon esprit s’affaiblissent, harassés,
Dans son jardin, notre Firmin semble rassuré…
Tu me manques, ma terre parait si loin,
La ferme, ma puce et l’odeur du foin.
Bon dieu, j’ai le goût de notre foin ce matin…
Je t’aime, je voudrais tant ne plus subir le feu,
Retenir mon âme, t’aimer comme sûr amoureux,
Oublier cet endroit sordide et goûter tes yeux…
Tient, le brouillard se lève, le soleil me frappe,
Son éclatante lumière m’attire et m’attrape,
Je me sens si las de combattre des grappes…
Mon amour, ses quelques lignes sont ternies,
Je vais devoir me lever et tanner nos ennemis,
Trouverais-je le courage, mes membres réunis ?
J’entends l’Allemand en face, à quelques pas,
Il doit avoir aussi peur que moi du trépas,
J’ai froid ma chérie, j’ai froid, vils dégâts…
Je suis allongé maintenant pour voir le ciel,
Je l'avais oublié au dessus de nos gamelles,
Que c’est beau le ciel, que c’est beau ma Suzelle…
Et que cette accalmie m’est douce et apaisante,
Je viens de prendre la main de Firmin, glaçante,
Je t’écris avec deux doigts mes peurs frémissantes…
Quel calme, alors que je vois partout l’agitation,
Des caillasses s’envolent prises de rouges tentations,
Les hommes autours tombent, et perdent toutes émotions…
Je te tiens Firmin, regarde les étoiles et le firmament,
Je n’arrive plus à EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 (Sortie décembre 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
En hommage à mon copain Jean-Luc, ne manquez pas ses expos
sur la grande guerre en Martinique, et l'engagement des poilus Martiniquais...
Publié le 01/05/2009 à 12:00 par peintredesdom
Ne le cherchez pas trop loin, il est mon voisin,
Simple, honnête, vieillissant dans notre coin,
Le vieil homme est une figure, un vrai copain…
L’autre jour, un après midi de forcée écriture,
J’avais décidé de m’enfermer sans fioriture,
Pour terminer mon livre de bonne augure…
Je respectais à la lettre mon rituel sacré,
Je baissais donc les canisses de moitié,
Et faisais une séance de vide grenier…
Au meilleur de ma transe posture, on sonne !
Je maudis l’inventeur de cet outil qui résonne,
Et vous oblige à ouvrir votre porte bougonne…
Là, je trouve en nage, mon vieux voisin,
M’implorant de le préserver du mauvais destin,
Qui le fera ne pas payer ses impôts demain…
Entrain de remplir la vile feuille, unique frondeuse,
Un de nos bons alizés moqueurs souffla la rieuse,
Le document malin trouvait cachette périlleuse…
Le pauvre homme était tremblant de peur,
D’efforts, produits pour récupérer sous la chaleur,
Les doux écrits de l’état, bien piètre auteur…
Moi qui aime tant l’escalade du dimanche,
Je trouvais cordes, baudriers et forces franches,
Pour secourir le vieil EXTRAIT DE CARNET DE CONTES TOME 2 (Sortie décembre 2009)
TEXTE ÉCRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)