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Par Anonyme, le 24.02.2021
bonjour il y a beaucoup à écrire
Par Anonyme, le 20.02.2019
magnifique même si j'aurais sans ces quelques mots pour qu'elle plus en haut ça plaise la fontaine jean
Par Remy Boulal, le 26.04.2017
you are my breathing in, i possess few blogs and very sporadically run out from to brand. eeaceddagdkfkd
Par Smithd146, le 23.12.2015
bonjour, je viens de mettre à l'honneur sur mon blog votre fable la poule amère,malheur eusement je m'aperçois
Par l'ami gégouska, le 16.09.2015
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Date de création : 20.10.2008
Dernière mise à jour :
23.09.2022
244 articles
Nous voici une fois encore à la ferme,
Pour explorer qu’à très court terme,
Une menteuse dans sa cour est reine,
Et que ce vice fera jaillir ses peines…
Ecoutez donc l’histoire d’une noblesse,
Qui masse nos oreilles d’indélicatesses,
Et qui, de graines en mensonges blesse,
Tout coq qui oppose once de faiblesse…
Notre grasse poule ici dans son jardin,
Affiche sûreté et valeurs du gredin,
L’amas de viles rumeurs pour briller,
L’achat de crédit par les bons à cirer....
Jadis incapable de couver son bel œuf,
Elle tenta omelette avant qu’il soit neuf,
Mais son coq déjà sauve le poussin seul,
Au temps des cerises point de linceul…
Ainsi la poule glousse que moi,
Le coq si près à élever le sot émoi,
Devra tout assumer du plumé aloi,
Et que pour elle picorer restera foi…
Il en est ainsi cinq ans et demi,
Le poussin grandit en toute accalmie,
Loin de la mère poule qui accumule,
Le grain, le blé, l’or des mules…
Le coq stoppa tout chant pour son Nil,
Ce petit poussin qu’il couvait docile,
Qu’il choya en tout du premier janvier,
Aux mois d’étés et plus à bien envier…
La vile poule moins mère que pilleuse,
Profita pour aller aux coqs rieuse,
Laissant le poulailler si bien gardé,
Que pas une cousine osait y entrer…
La voici d’ici à Bayonne,
Flirter telle une couillonne,
Sûre que le bon de basse tour,
Elève son petit loin de ses amours…
Mais la vie vous attrape un jour,
Le coq prit cane pour bel amour,
Heureux d’éviter enfin ce détour,
Celui de vivre avec un vautour…
Au jour dernier la grasse veut l’enfanté,
Mentant plus haut et plus fort au nez,
Du coq qui son poussin à bien gagné,
Par toutes ses années à devoir l’élever…
La voilà produire crédit et faux semblants,
Alterner que coq est salaud et redondant,
Qu’elle fut ici et là pour tout assurer,
Le coq, le poussin et le poulailler…
Elle est même près d’y arriver, idiote,
Mais le mensonge se retourne loupiote,
Pour éclairer ceux qui la jugeront sans fin,
Et par le fait découvriront ses jeux malsains…
Demain l’on rendra avec évidence,
Le poussin au père juste récompense,
Elle pourra alors son autre coq castrer,
Tant cette espèce y est accoutumée.
Nous voici une fois encore à la ferme,
Pour explorer qu’à très court terme,
Une menteuse dans sa cour est laide,
Et que personne ne lui peut une aide…
Le mensonge fort teint,
Puis sûr déteint,
A qui l’use dès le matin…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Je veux vous dédier ces sûres lignes
A vous qui souvent en fut indigne,
Et qui de quelques sous donne l’amour,
Et qui de quelques fous s’éprend toujours.
Je dois vous avouer le corps malsain,
Que jamais je n’osa d’autres seins,
Et qui de quelques jeux brillaient le jour,
Et qui de quelques feux brûlaient d’amour.
Moi le poète qui s’use de crier mots,
Moi le fainéant le sacripant le nigaud,
Et qui de quelques froids use vos hanches,
Et qui de quelques joies vous épanche.
Je veux vous avouer que jamais je n’ose,
Tenter une prude au cœur simple chose,
Et qui de quelques fleurs serait aimante,
Et qui de quelques peurs m’irait méfiante.
Je dois vous dévouer mon esprit saint,
Qui jamais n’osera d’autres mains,
Et qui de quelques vues vous désir nue,
Et qui de quelques rues vous sais perdue.
Moi l’écrivain qui ruse de trier maux,
Moi le mécréant le crétin le saligaud,
Et qui de quelques bruines vous serre fort,
Et qui de quelques ruines fait château fort
Je veux vous dédier ces sûres lignes
A vous la putain que l’ont dit indigne,
Et qui de quelques sous se donne à l’amour,
Et qui pour quelques sous me donna le jour…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Voyez ces fleurs Madame, ma tourterelle,
Vous qui disgraciez jadis sous ombrelle,
Les intentions d’un poète flanqué d’ailes,
Rappelez-vous Valentin pigeon frêle…
Prenez donc ces fleurs belle amie,
Car je ne puis imaginer l’infamie,
Que vous pensiez encore sans limite,
Ce que vous pesiez hier et vous dépite…
Sentez le parfum honorable de ce geste,
Vous qui frissonniez ingénue et preste,
Osez subodorer que l’amour était juste,
Qu’impatiente vous agissiez injuste…
Si vous saviez Madame si vous saviez,
Que je sais votre calvaire vos greniers,
Vous si belle à devenir plus légère,
Si portée par l’envie de tuer misère…
Saisissez donc ces quelques lys,
Un moment pour raviver le délice,
Qui faisait de nos regards complices,
L’indicible étude de nos tendres vices…
Je vous sais jardinière des mois canisses,
Entre vos lignes et vos intimes calices.
Vous devez aussi vous souvenir de moi,
Sévices cachés fous retours d’émois…
De tenter le jeu d’un être trop différent,
Vous emprisonne vous et vos sangs,
Que vous devez manquer de bon air,
Que vous devez vous rendre amère…
Alors osez donc les fleurs du mâle,
Celles de celui qui vous fit escale,
Et qui de par vos jeux hier si forts,
S’oppose demain à vous haïr encore…
Je veux garder de ce bonheur entrevu,
Qui laissa paraître mes chemins nus,
La pensée qu’un jour de beau froid,
Vous saurez raison et moins l’effrois…
Voyez ces fleurs Madame, ma tourterelle,
Vous qui par la grâce fut mon hirondelle,
Les intentions d’un poète flanqué d’ailes,
Valentin, rappelez-vous petite frêle…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
(En hommage à Marion, voilà ta suite... Enfin!)
Toi Mathilde qui connaît toutes mes averses,
Qui de moi sait tous les chemins de traverse,
Toi qui joua de mes faiblesses et de mes atouts,
Toi qui fut moins fidèle que mon vieux toutou,
Viendras-tu seulement à mon enterrement ?
Et toi l’Emile devant mon corps détendu,
Qui partagea mes jeux les plus défendus,
Toi qui profita de mes hardiesses sans le sou,
Toi qui fut plus fidèle que mes tendres doudous,
Viendras-tu seulement à mon enterrement ?
Et toi Clotilde qui usa mes pensées perverses,
Qui de l’amant n’attendait que la renverse,
Toi qui souleva mes forces plus que tout,
Toi qui me fut infidèle au moindre sou,
Viendras-tu seulement à mon enterrement ?
Et toi Pierrot devant mon âme partie en volée,
Qui de moi jalousait la moindre fille convolée,
Toi qui me haïssait d’un sourire voyou,
Toi qui fut mon ennemi et mon garde fou,
Viendras-tu seulement à mon enterrement ?
Et toi Clara qui pleure sur mon corps disparu,
Qui du frère ne savait rien même pas qu’il fut,
Toi qui voyais en moi l'esprit malsain,
Toi qui fut si absente les jours sans pain,
Viendras-tu seulement à mon enterrement ?
Et toi Anselme mon bon et pauvre éditeur,
Qui de moi voulait les sens et le cœur,
Toi qui me paya si peu et me doit encore,
Toi qui fut le seul à défendre mes torts,
Viendras-tu seulement à mon enterrement ?
Et puisque Dieu daigne à me laisser entrevoir,
Mon corbillard qui tente une percée dans le noir,
Alors je ne puis compter que quatre pattes en tout,
Celles de mon seul ami, mon vieux toutou…
Partir avant son chien est une sale histoire…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Voyez au fin fond de cette vallée imaginaire,
Bordée du feu éclatant d’arbres centenaires,
Semblant la fin de l’horizon et de la terre,
Une étendue majestueuse une eau si claire…
Si l’on s’approche porté par le songe alizé,
Somnolant aux champs de perles anisées,
Là, tout près des rus qui semblent apaisés,
On y goûte l’humide tentation des rosées…
Ce ne peut qu’ailé de sûres délicatesses,
Avec prudence et sensible noblesse,
Qu’il est possible de troubler cette princesse,
La pureté de ses eaux son calme sans cesse…
Voyez féminine étendue, vaguelettes fines,
La rondeur de ses bords qui vous embobine,
Sa profondeur inconnue qui sciait coquine,
La brise qui se mêle et use les aubépines…
Et quand le soleil l’inonde belle scintillante,
Que ses flots clapotent aux libellules filantes,
Alors, le jeu miroir reflète la folle courante,
Entre bleu ciel et hirondelles foisonnantes…
Eau primaire jamais violée d’humaines folies,
Salvatrice étendue, nourricière d’un seul défi,
Epancher chaque initié et chacune des vies,
Puis en son sein enfanter les sources envies…
Mais malheur à qui ose se noyer d’orgueil,
Et vouloir sonder ses abysses d’écueils,
Car en ses fonds tempête le mauvais œil,
Et courants trop forts pour un bon accueil…
En dessous, rugissent volcans de laves,
Ou le corail est réduit simple esclave.
En dessous se dressent viles enclaves,
Ou les forces allient des eaux graves…
Mais soudain, mon étendue en surface,
Eclaire la lune que la nuit entrelace,
Et par ses airs la fait danser en place,
Douce lumière qui ruisselle et chasse…
Là, au fin fond de cette vallée imaginaire,
Bordée du feu éclatant d’arbres centenaires,
Semblant la fin de l’horizon et de ma terre,
Une étendue majestueuse me joue la mer…
A l’orée de mon petit matin quel bonheur,
D’avoir flirté cent vents et mille couleurs,
De caresser la féminine étendue douceur,
Celle de mon ami, le Lac Majeur…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Je dédie ce texte à la femme qui n'ose, à celle donc qui dispose…
Au détour d’une chasse malicieuse,
Le renard Prince des badines rieuses,
Etale son roux pelage aux fleurs lieuses,
Entre rosée et traverses précieuses…
Repu de ses ruses par les hautes herbes,
Au soleil levant, sa queue fuse et gerbe,
Il faufile discret des airs de filou acerbe,
Semblant se fondre aux orées superbes…
Mon renard à la noblesse du chat hautin,
La volupté féline des biches au matin,
Les tics d’un traqué, l’oreille du coquin,
Il file entre champs et forêts de sapins…
Les lierres frissonnent de son agilité fugace,
Les mousses emprisonnent ses frêles traces,
Les fougèrent s’étonnent du plein d’audace,
Même les ronces s’écartent et laissent place…
Qui est-il au milieu des sombres brousses,
Que cherche t’il à la pointe de ses frousses,
Tantôt rampant, parfois haut la frimousse,
Ici au chaud terrier, là-bas aux trousses…
Mon renard à la noblesse du chat sautant,
Le flair du cerf qui hume les vils galants,
Les tics du piégé, l’œil du bien vaillant,
Il ouste entre maïs et blés flottants…
Et si belle course perdue d’avance,
Au lièvre qui le toise de sa chance,
Le renard souffle de son ignorance,
Trop court en pattes pour équivalence…
Plus loin c’est le faisan qui fait sa danse,
Envol de couleurs laissant seul en transe,
Le renard qui s’ébat de cette dure absence,
Celle d’une proie qui l’use et le tance…
Futiles instants à ma plume,
Ou je survole la belle écume,
D’une Nature qui se consume,
Ou l’homme jamais n’assume…
Ma fille, petite Cerise, connaîtras-tu un jour,
Les délices de savoir mon Prince toujours,
Dans ses champs fureter et chasser court,
Entres les vents sains et les topinambours…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
A la ferme chaque animal à son utilité,
Toute action est entreprise pour l’unité,
Même les outils s’arment de fraternité…
Il est pourtant une indécrottable foreuse,
Une mégère à la langue tortueuse,
Celle-ci poule, est plumée bêcheuse…
Elle tanne sans cesse au perchoir,
Le cuir des animaux à mâchoires,
Par médisances et coups de butoirs…
Elle à pour elle de tout voir
De bien penser et tout savoir,
Des autres inventer l’histoire…
La voici donc tour de garde,
Et chanter tel un barde,
La moindre des chapardes…
Mais ici comme par ailleurs,
Piailler porte parfois malheur,
A bon grain sûr bonheur…
Un soir de fortes aisances,
La poule sent la présence,
D’un intrus dans sa danse…
Car tôt renard cherche marre,
Chaleur du fumier d’hangars,
Puis poulailler pour son art…
La faim cisaille le roux rusé,
Au point la nuit d’être fusée,
Et d'atterrir aux cous rasés…
C’est ainsi que la petite poulette,
Plus peureuse que vile pipelette,
Connait son heure de galipettes…
Pas un coq ne la sauvera,
Pas un chien n’aboiera,
Pas un chasseur veillera…
Tous sont trop heureux de voir,
La poule au museau ce soir,
Du renard qui la fait choir…
La méchanceté sort d’abord des bouches !
Qui dit vilains mots prend froide douche,
Au temps ou le danger fait mouche…
Car la médisance rend le médisant seul,
La méchanceté mène à maculé linceul,
Par plus rusé et plus fort en gueule…
Chez nous humain, personne ne meurt,
D’avoir sur les autres jeté déshonneur,
Ainsi font, font, font, les petites rumeurs…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Nous voici au cœur d’une vie sauvage,
Où deux louves ennemies aux pâturages,
Se battent pour éliminer le même loup,
Puis trouver autre meute ou ancien garou…
Ayant tout tenté pour arriver à cette fin,
Elles se tournent vers leur maîtresse ;
‘La déesse Artémis belle chasseresse’
qui règne sur les animaux en détresse…
La première porte plainte sûre d’elle…
« Ma divine, ma saine, connais mon désarroi !
J’ai du loup un petit et le veut rien que pour moi,
ne suis-je pas sa mère de sang et son avenir ?
Ce ‘relou’ voudrait ma couvée et l’appauvrir… »
La seconde louve s’allie et insiste…
« Ma reine, ma chance, connais mon désarroi !
Le même loup mangea jadis toutes mes proies,
au risque de me faire maigrir et aussi mourir,
jamais il ne chassa pour plaire ou m’assouvir… »
Armée d’un arc et de flèches, la déesse écoute,
Elle règne par sagesse sur la nature en déroute,
Une biche et un cerf à ses pieds l’assistent,
Elle est divine et des maux, exorciste…
La première revient devant la scène…
« Ma source, ma mère, connais mon désespoir !
Ce ‘chelou’ me nargue et me jette déboires,
je veux tout ôter chez lui et venger mémoire,
lui arracher la langue et les yeux... Ce soir ! »
La seconde profite et assène…
« Ma fée, ma danse, connais aussi mon désespoir !
Le même chien aurait voulu ma tanière hier soir,
et de moi tout avoir et ne jamais rien me devoir,
je veux tout renier de lui jusqu’au dernier espoir… »
Artémis, sœur d’Apollon, écoute attentivement,
Elle qui assista son frère pour combattre le serpent,
Qui pourfendait les Niobides en la guerre de Troie,
Elle qui règne sur les forêts et tout bel endroit…
Artémis s’adresse à la première saignante…
« N’avais-tu pas la chance naguère d’avoir un mâle
ton vieux loup qui par sagesse évitait carnaval,
lui qui élevait louveteaux et gardait tanière,
Pendant que je te voyais danser tout l’hiver ? »
Artémis se penche vers la seconde plaignante…
« Ne savais-tu pas que ton loup avait perdu ses dents ?
Et que chasser te revenait au moins pour un temps ?
Au lieu de cela tu retournas à l’inconfort du passé,
Laissant ton mâle pour voleur et sans toit tout l’été…»
La première revient à charge…
« Ma force, ma juste, connais ma colère,
avec moi il ne faisait que brasser de l’air… »
La seconde se décharge…
« Ma digne, ma raison, connais aussi ma colère,
avec moi il n’était que mensonges et misères… »
La déesse de la nature s’adresse aux deux méchantes…
« Profiter de la faiblesse d’autrui est digne du rat,
Je sais qu’autrefois ce vieux loup ne fut jamais ingrat,
Mais qu’un fauve sans dents ne peut faire bon gras…
Qu’il assumait jadis pleinement ses tâches,
Qu’il ramenait moult gibiers sans relâche,
Qu’il fut bon mâle, bon père et sûr protecteur,
Qu’il vous aima fidèle au point d’être une sœur,
Qu’il choya louveteaux d’ici et d’ailleurs,
Qu’il fut fort, beau, riche de son vrai cœur… »
Artémis regarde les pécheresses et pleure…
« Alors, louves sans esprit, comment osez-vous gémir,
et venir par devant moi la gueule pleine de soupirs,
Allez ! Avant que d’une flèche je ne vous perce,
Vous êtes la risée des chemins, la honte des traverses… »
Mais les deux louves régurgitent de la haine,
Elles reviennent devant Artémis et se déchaînent…
« Artémis ! Reine de toute chose et toute quête !
Nous t’implorons de châtier ce garou des crêtes,
et par le fait, nous venger de cette mauvaise bête… »
Cette fois la déesse se met en colère…
« Puisqu’il en est ainsi ! Chacune aura sa peine !
Toi ! La première à te plaindre pleine de haine,
tu seras dès ce soir stérile et sans plus d’odeurs,
aucun mâle ne te saura pour ton bonheur…
Quand à toi ! La seconde à être si malsaine,
tu seras dès ce soir aveugle et jamais sereine,
aucun mâle ne te verra pour son bonheur… »
La déesse justifie cet arrêté sans ambiguïté…
« Car dans nos forêts il est su et entendu,
que le vieux loup vous aima et vous fut dévolu,
qu’à toutes deux il apporta ferveur jamais rendue,
et que pour servir vos intérêts et vos contrats,
vous usiez de ses faiblesses comme font rats,
au point de le maudire et sans cesse le salir… »
« Que justice soit rendue pour avec vous en finir… »
Les deux louves s’en allèrent la queue basse,
L’une cherchant son destin en messe basse,
L’autre sans vue hurlant pour qu’on la chasse…
Artémis sœur d’Apollon condamne ainsi,
Car on ne peu mentir à ce point dans une vie,
Rejeter le loup quitté et le vouloir tué,
Par vils prétextes le bien enterrer,
Et de sorte pour l’une, exiger seule de garder couvée,
Et pour l’autre, regagner vierge l’ancien foyer…
Plus tard, Artémis redonna des dents au loup,
ce miracle le rendit fort et fier en tout...
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Un renard allait ruse au museau,
Vent arrière les oreilles en biseau,
Le ventre vide l’affligeant de maux
De sucs acides, de coups de marteau…
Trop connu dans les champs d’aïls,
Le voici chercher la mer, sûre canaille,
Histoire de rouler encore dans la paille,
Un ou deux ingénus pour faire ripaille…
C’est à la croisée des mâts,
Sur un port aux forts amas,
Que le goupil a bon karma…
Ici, au milieu des boîtes de thon,
Des saouls marins et bons bretons,
Un pélican garde les bas pontons…
L'oiseau avait réputation d'être avare,
d'accumuler écailles sous les phares,
et dans son bec vivier de bars...
« Mon seigneur dit le renard d’eau,
avec si vaste clapet sous le chapeau,
un bec ! Que dis-je ! Un chariot !
Vous êtes le grenier des rafiots…»
Le pélican croit renard chien errant,
Il daigne répondre à ce belligérant…
« Sachez roux caniche, sachez cabot,
que ‘Prince’ je suis, entre les bateaux,
Ici mon royaume est hors d’eau,
par voilures et hauts matelots… »
Le renard donne acte…
« Messire, c’est bien à vous que je dois,
outre respect, un urgent message du Roi,
lui qui règne sur tout et tout endroit,
lui qui me confiait mission par octroi…»
Le pélican prend acte…
« Un Roi me dites-vous ? Un Seigneur ?
un juste qui saurait mon dur labeur,
mes acquis, ma richesse de cœur,
ma noblesse et mon âme de serviteur ? »
« Et mieux, dit le rusé, vous voici vassal,
tant votre réputation est à point cardinal,
tant votre bonté sue, là-bas, est sans égal,
tant votre loyauté attendue sera régal… »
« Mais dites vite quel est ce Roi de tout ?
-Il est sage et règne en grand manitou…
-Quel est-il parmi l’espèce animal ?
-Une bête royale…
-Un pélican pour mon plaisir ?
-Point du tout Messire !
-Un cheval, un lion, un éléphant ?
-Rien de ceux-ci dans aucun champs…
-Alors est-ce un humain pour malheur ?
-Pas l’ombre d’un à cette heure…
-Je vous supplie de m’éclairer par bon ton!
Le renard tient un crédule et un idiot,
Qui par orgueil se verrait nobliau,
Et qui par le bec, que dis-je, le chariot,
Goûte la ruse d'un auteur de fabliaux…
« J’ai d’abord un message urgent du royaume !
-Suis-je le bien nommé destinataire ?
-Oui ! Dit le renard, vous serez salutaire,
-Alors dites moi vite l’affaire !
-Mon Roi appelle à l’aide de sa prison !
-Ce Seigneur, prit, et entre cloisons ?
-Pire ! Au puits se noyant sans flottaison…
-Mais que dois-je faire en vérité ?
-Lui lancer sans attendre une bouée…
-Mais dites-moi où le secourir ?
-Pas loin je puis vous le dire...
-Mais où donc chien de misère ?
-Il est là, ici, pas loin, sans terre…
-Sans terre ? Mais quel est-il ?
-Un poisson Messire, un saumon !
-Je deviens 'fou' par mes îles !!
Le pélican tient grenade sans goupil,
A cette heure la raison est sans pile,
Le renard use le lampion du sénile,
L’oiseau va tout gober du chien vil…
« Vite ! Dit le renard, ouvrez votre bec,
et mettez notre Roi au bien sec,
et par là, faite bon sauvetage,
Puis fortune par votre rattrapage…
Le pélican donc, baïlle aux corneilles,
De son bec sort le poisson merveille,
Le renard l’attrape et fait ripaille,
Laissant le plumé sur la paille…
Voyez dans cette fable un larcin,
Pratiqué par un rusé malsain,
Ce renard qui avait appris des bigoudènes,
Que jamais…« On ne parle la bouche pleine… »
Chez nous humain, certains ont la langue folle,
Au point de vomir sornettes et farandoles,
Mensonges aussi gros que chariot de legos,
Foi de pélican, vassal de son nigaud d’ego…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
Voici dans une forêt l’histoire,
D’une jolie dame dans l’espoir,
De trouver met sucré et bel avenir,
Un tout qui la ferai reine en devenir…
Ayant mangé tous les mâles alentours,
Aucun n’étant à son goût en détour,
La voilà attirée par un beau papillon,
Enfin un prince sans mornes haillons…
Dieu qu’il était bien les premiers jours,
Et les autres mois en juste retour,
La mante affichait l'amour au pavillon,
Enfin le mâle qui ne finira pas grillon…
A force de manger tous ses espoirs,
La tigresse finissait en désespoir,
De s’accoupler pour la vie et finir,
Reine de jour sans y contrevenir…
Alors c’est écrit, le papillon sera,
L’insecte de sa vie cela ce fera,
Au diable les qu’en-dira-t-on,
La médisance et les avortons…
Mais chasser le naturel pour l’espèce,
Ramène à l’instinct de diablesse.
La mante après sept temps aimés,
Ne peut s’empêcher de dévorer…
Et comme un autre mâle l’approche,
La voici trouver papillon très moche,
Versant une larme à l’ultime plaisir,
Elle l’engloutie sans envie de le frire…
Ayant mangé tous les mâles alentours,
Aucun n’étant à son goût en détour,
La voilà attirée par cet autre oisillon,
Enfin un Roi et point de bouillon…
Mais décidément l’espèce est ainsi,
Que le prétendant sera encore farci,
Ainsi va le cycle de la mante vicieuse,
Plus vorace que bonne religieuse…
La mante meurt toujours seule un soir,
Sans amour ne broyant plus que du noir,
Loin d’être reine pour finir,
Son papillon en ultime souvenir…
Ici la terrible Nature interdit,
La mante religieuse de garder érudits,
Ceux si nobles qui auraient pu l’aimer,
Grillons, criquets, et papillon mal armé …
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)