Thèmes

actualités alzabane amour antilles artémis auteur baudelaire belle cepal cerise chemins contes

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· COMPTINES POUR LES PETITS (33)
· CONTES ET FABLES SUR NOS ANIMAUX (77)
· Fabliaux (42)
· POEMES (39)
· Peintures acrylique (5)
· CONTES POUR LES TRES GRANDS (13)
· CONTES FANTASTIQUES (10)
· La chronique de Cerise... (Citations...) (0)

Rechercher
Derniers commentaires Articles les plus lus

· La réponse du père noël...
· La petite grenouille de Martinique
· Le rat beauté sur un chien fer
· NOËL ET LES PETITS COCHONS... à partir de 3 ans.
· Le rat et le renard...

· L'abeille et l'ours
· chien creole
· Le lion et le chacal...
· Le retour de kimboi...
· La réponse du père noël... (3-10 ans)
· Il a neigé en Martinique!!
· La mouche et l'ignare...
· Tableau acrylique LES DOMINOS
· Maman j'ai peur...(3-6 ans)
· la martinique désuette

Voir plus 

Abonnement au blog
Recevez les actualités de mon blog gratuitement :

Je comprends qu’en m’abonnant, je choisis explicitement de recevoir la newsletter du blog "peintredesdom" et que je peux facilement et à tout moment me désinscrire.


Statistiques

Date de création : 20.10.2008
Dernière mise à jour : 23.09.2022
244 articles


Manouchebel...

Publié le 17/07/2009 à 23:36 par peintredesdom Tags : fables contes livres famille wollscheid baudelaire femme france enfants amitié belle homme femmes martine texte

 

Je me souviens d'un grand portail vert, d'une allée,

de cailloux blancs qui jonchent mon enfance envolée,

un train qui passe, les heures insouciantes parties en fumée...

 

Je me souviens d'un château, un vieil homme au dos courbé,

des enfants heureux de pouvoir enfin se retrouver,

des femmes qui préparent la cuisine, les odeurs épicées...

 

Je me souviens un clos, un pré si grand que je m'y perdais,

des graviers qui s'enfoncent dans mes souliers sans lacets,

des parents qui vivaient leur jeunesse, leurs tendres versets...

 

Je me souviens de la joie de mes oncles, des clopes vertes,

du mouton qui grillait, des senteurs d'orient et certes,

la foison de mets qui s'entremêlaient aux mots alertes...

 

Surtout, je me rappelle de cette belle et grande famille,

venue de loin puis collée comme on colle une estampille,

nous étions un roc, un île, un lien universel, une quille...

 

Roger, Alain, Jean-Pierre, ou Ghislaine, France, Martine,

la fratrie était marquée du sceau de l'amitié par les cantines,

Et tous les autres en ribambelle, s'aimaient sans badine...

 

Je me souviens d'une reine-mère, une rieuse grand-mère,

une adorable femme qui avait donné son âme grégaire,

qui avait tout sacrifié pour voir ses enfants en juste terre...

 

Je me souviens entendre les dimanches arrivés, moi rebelle,

les mots tendres parlés à l'encre d'un bourg Miribel,

« voilà mon Jean-Marc, il a grandi, Manouchebel !! »...

 

Comment oublier, Odette, tes rires qui ne finissaient jamais,

le pot de chambre qui te secourait par des gendres coquets,

ton tablier, comme pour toujours nous inviter au respect...

 

Alors à grand coup de Méchouia, de poivrons rouges mêlés,

de sauces piquantes, tu as su nous donner le goût d'aimer,

de toujours savoir nous rassembler, et moi de me rappeler...

 

Tu as fini par ranger les cartons de ta genèse, l'esprit volé,

oublier tout le monde, trop occupée à vouloir tout expédier,

tu es partie rejoindre 'La Goulette' et sûrement notre pépé...

 

Je me souviens d'un grand portail vert, d'une allée,

de quais sereins qui bercent mon enfance dévoilée,

un plein de glaces, les 'Manouchebels' à jamais enterrés...

 

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés...)

Carnet de contes & fables des Antilles Le LIVRE

Publié le 14/07/2009 à 18:48 par peintredesdom Tags : fables contes livres crotale vipére wollscheid baudelaire
Carnet de contes & fables des Antilles Le LIVRE

Je suis très heureux de vous présenter :

"Carnet de contes et fables des Antilles" aux éditions Baudelaire...

 

Vous pouvez le commander sur www.editions-baudelaire.com

www.alapage.com

www.amazon.com

 

Jean-Marc Wollscheid.

Le génie du Morne Vert...

Publié le 14/07/2009 à 18:37 par peintredesdom Tags : baudelaire wollscheid morne vert livres contes fables

 

Chez nous en Martinique, les collines sont des Mornes,

Et les Mornes sont parfois rouges et d'autre fois verts,

Voici l’histoire d’un montagnard aux couleurs sans bornes…

 

Je vais vous l’appeler 'José' pour qu’il ne se reconnaisse pas,

Je ne voudrais pas le vexer en le racontant tout droit,

Car cet homme est un génie, il sera reconnu après son trépas…

 

A soixante-quinze ans ce Manitou apprivoise les sons,

Ancien coupeur de cannes, rien ne le disposait au mal du do,

Il va, en une année, devenir virtuose de ses feux moissons…

 

Mozart, Beethoven mes aïeux, rien ne lui résiste même ivre,

Les touches blanches et noires épousent sa volonté mélodieuse.

Son envie d'attraper des musiques use les pédales de cuivre…

 

A Morne Vert, tous les vendredis soirs, José donne un concert,

Pour cinq voisins qui se découvrent assoiffés mélomanes,

Tout comme les grenouilles, les mangoustes et les serpents-terre…

 

J’avais la chance d’avoir une place dans son jardin,

Entre les crapauds je découvrais pour de vrai,

Les plus grands compositeurs joués par José sans gradins…

 

Voilà que le coupeur de cannes, pendant ses années de labeur,

Entendait des accords très éloignés de sa biguine-terroir,

Et savait les reproduire par des coups de mains enchanteurs…

 

Les dons sont naturels dit-on, José était un musicien d’instinct,

Un érudit artiste, qui de sa machette battait antan les tons,

Un incroyable planteur qui mériterait les strapontins…

 

Quand je proposai à José de m’accompagner à Paris,

Histoire de le faire découvrir à mes gens de symphonie,

Alors, je connus la colère du plus grand des génies…

 

Le Monsieur n’avait jamais quitté son île,

Jamais envisagé de jouer dans une grande ville,

Encore moins d’aller pianoter en imbécile…

 

Quand José donnait un concert sur son Morne fier,

Ce que j'ignorais, c’est qu’il orchestrait les coléoptères,

Et que ses partitions, il les lisait dans le ciel aurifère…

 

Bon Dieu! José décryptait le secret des folles lucioles,

Elles lui éclairaient des chants de lumières en cabrioles,

Il composait leurs accords et les reproduisaient sans babioles…

 

Le bonhomme était l’instrument de nos fées des nuits,

Pendant la coupe de la canne et ses trente ans presque maudits,

Il avait découvert le soir, que les lucioles jouaient des harmonies…

 

Sans les éclairées danses de ses amies,

Comment alors, jouer sous les cieux de Paris,

Comment aligner les notes et les mélodies ?

 

Voici Madame, l’histoire de José par nos airs,

Qui lisait les lucioles comme on lit du Césaire,

Et qui sur son Morne, donnait leurs concerts...

 

Je ne sais pas si mon autre ami pianiste, Olivier,

A rencontré José qui habite son quartier,

Il faudra que je l’appelle, pour l’en initier...

 

En Martinique, Morne Vert est une jolie terre,

Faites-y une halte avant d’aller sur Saint-Pierre…

 

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)(9)

Le temps des cerises...

Publié le 14/07/2009 à 00:27 par peintredesdom Tags : baudelaire wollscheid cerise livres contes fables

 

Oh mon Dieu, me voilà sans foyer et sans abri,

Cesse toute indulgence pour ma condition d’aigri,

Protège ma fille, que notre amour soit sans un bris…

 

Ma puce, ma tendre délicatesse,

Papa s’en va, poussé par une diablesse,

Papa t’aime comme au premier jour, petite princesse…

 

J’ai peur, j’ai très peur de tes moindres maux,

Je fus tellement là pour les soigner de mes mots,

Te réconforter, t’enlacer et te rassurer tout de go…

 

Nous étions si inséparables mon petit cadeau de Noël,

Je n’ai jamais rien fait sans que tu sois là, douce cannelle,

Je ne vivais que pour t’épanouir, toi l’amour en ribambelle…

 

Papa est parti ce soir, ne crois jamais que c’est de ta faute,

Les adultes parfois s’habillent en cosmonaute,

Et sous leur scaphandre, sont de fieffés idionautes…

 

Belle poupée, papa sera toujours là pour toi, pense-le,

Pas loin de la maison, en attendant le jour heureux,

Où nous nous retrouverons pour des semaines à deux.

 

Quand vient le soir, si ton chagrin est trop fort,

Revois les jours où notre famille était sans tord,

Danse avec moi dans ton lit, on changera le sort…

 

Ma fée des câlins, ‘Madame Prout’ du matin,

Ton rire raisonne dans ma vie, il efface mon chagrin,

Le temps des Cerises est proche tu verras mon lapin…

 

Fait dodo Cerise mon amour,

Fait dodo je t’aime pour toujours,

 

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)



La vipère et le crotale...

Publié le 13/07/2009 à 23:53 par peintredesdom Tags : baudelaire wollscheid vipére crotale contes fables

 

Dans un désert aride et sans aucune douceur,

Vivent ensemble ribambelle d’animaux sans peur,

D’insectes, plus pesant que vile chaleur…

 

Voici en dédalle une As du pique, une langue diabolique,

Une verte mégère qui faufile ses mauvais airs andémiques,

Entre les cactus, les scorpions, et les roches épiques…

 

La vipère sonde chaque instant de sa fourche fière,

Pour trouver le met qui n’aura pas le temps d'une prière,

Et combler l’appel de ses sucs qui la creusent, pervers…

 

Parfois, sur les dunes incandescentes de la sans pitié,

Un os vient lui couper le sifflet, prenant feu son pied,

C’est le crotale, qui s’avance comme roi des flibustiers…

 

Le géant déteste la fluette peste, rampante diablesse,

Qui, sur son territoire, vise  les mêmes proies en détresses.

Dès lors, le crotale élimine sa concurrente altesse…

 

C’est à la croisée entre un baobab et une ancienne oasis,

Que les deux ennemis s’épient en pas de vices,

Radar contre radar pour humer d’envenimés sévices…

 

La vipère d’un coup de dent serait en peine,

Si le crotale l’enserrait de sa plus grande haine,

Si l’ennemi l’endormait de sa mauvaise haleine…

 

Le géant d’écailles subodore le venin de la sinueuse,

Et malgré sa froideur, devine crochets de maraudeuse,

Injection mortelle et satanée foreuse…

 

« Messire ! », dit la guêpe, au crotale qui  se joue de sa peur,

Voyez comme sans affront je laisse chemin rieur,

Et me glissant à droite comme à gauche sera votre bonheur….

 

Le crotale se croit le centre de la terre et fort supérieur,

 

« Vous n’avez rien à faire sur mes sols, insolente fluette,

Mon appétit est si sûr que je me dois de faire emplette,

De vos doux yeux et de vos entrailles qui jouent trompette…

 

« Oh ! Mon Seigneur, comme vous allez être déçu,

Vous, si long, à pouvoir manger un zébu,

De moi, vous aurez un os, un arrête, et puis rien su…

 

Le crotale qui ne bougeait pas d’une émotion,

Se mit alors à danser et chanter,  leste partition,

Opérant une hypnose, une osée représentation…

 

La vipère fixe le futur amoureux, tant son baiser,

Sera puissant et emprunt à vouloir l’embraser,

Puis, finalement, pour une joute est disposée…

 

Maintenant, voici deux ultimes rampants acerbes,

Jaugeant quel instant par cet endroit sans herbes,

Fera, dans un foudroyant assaut, oublier les verbes…

 

Le crotale recule cette fois, épousant la férocité,

En un éclair ! Fond sur la vipère qui devrait rêver,

Mais la baveuse esquive et agrippe l’agacé…

 

Les crocs de la naine s’enfoncent vaporeux,

Finalement, c’est elle qui embrasse le malheureux,

Fine véloce, guerrière qui tue le tout morveux…

 

Dame Nature joue des apparences trompeuses,

Aux plus forts, elle oppose des armes teigneuses,

Des chemins qui portent à l’équilibre, qu’elle fameuse…

 

L’homme se croit fort comme le crotale,

Il oubli qu’un minuscule moustique peu lui être fatal.

Dame Nature lui objectera demain une force sans égal,

Pour sauvegarder l'univers d’un désastre intersidéral…

 

 TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

Le chasseur d'arc-en-ciel... (Tous)

Publié le 01/07/2009 à 14:51 par peintredesdom Tags : livres édidions wollscheid jeunesse histoires contes pour enfants fables ciel

 

 

Voilà sous nos tropiques un fou,

Un homme au chapeau vraiment mou,

Un imbécile heureux, un fieffé Rapetou…

 

L’autre jour, je remarquais sur notre rocade,

Ce pied nu, ce pauvre en saccades,

Sur le dos, un grand sac d’escapade…

 

Sa charge était vide, juste remplie de rien,

De vent de rêves aussi, mais point de biens,

Il semblait scruter le ciel avec son chien…

 

Moi, l’artiste qui donne le temps au temps, espiègle,

De ma hauteur, mes jumelles visant comme l’aigle,

Je découvrais alors un peintre, un sans règles…

 

L’homme tentait devant moi d’attraper un arc-en-ciel,

Et d’un coup de son baluchon emprisonnait le ciel,

Le temps, les abeilles, mais jamais l’essentiel…

 

Rudy était un chasseur de chimères et de couleurs,

Il voulait dans son sac à dos le bonheur

D’avoir un jour capturé les primaires chaleurs…

 

Chaque jeudi de pluie, je le vois ici,

Chasser les arcs et ses idées farcies,

Comme un fou aux bons jeux de vie…

 

Voilà sous nos tropiques un doux,

Un homme au chapeau pas si flou,

Un érudit gamin, un intelligent en tout…

 

Je me demande souvent en lisant notre rocade,

Qui ! De Rudy ou des gens pressés en saccades,

Est le mieux loti dans son escapade ?

 

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

La vérité sort d'Absalon... (Tous)

Publié le 30/06/2009 à 16:59 par peintredesdom Tags : baudelaire wollscheid balata martinique contes fables

 

Me voilà de nouveau coquin en ce samedi,

Je roule avec ma carriole car ça me dit,

Et vers l'église de Balata, je vais idiot et repenti…

 

 La vie parfois vous atteint de sa médiocrité,

Ce pourquoi j’allais régler des comptes un peu salés,

Avec le Bon Dieu de ce coin là, en toute intimité…

 

 

Sur la route pèlerine, sinueuse et arborescente,

J’entamais déjà par l’esprit, une demande d’indulgence,

Quand un 'Edmond' me fit du stop, en panne d’essence…

 

 

Je m’arrêtais, pressé de servir avant d'aller au Bon Dieu,

Et par six kilomètres, je déviais mes envies de vœux pieux,

Pour amener le 'sans chevaux' dans son paradis des lieux…

 

Quelle joie pendant le chemin nous heureux,

De refaire la Martinique et ses besoins impérieux,

Dans mon automobile, sans casser d’essieux…

 

 

Edmond, comme si l’on se connaissait, tant mieux,

Me raconta que le petit aigle blanc fera le bon jeu,

Et qu’en l’état, il y aura un octobre généreux…

 

 

Quel sage créole, vieux monsieur,

Auto-stoppeur, croque-monsieur,

Avec lui j’aurais roulé jusque chez le Bon Dieu…

 

 

Quel gentil bougre, juste et de bon ton,

Je découvrais que la vérité sort *d’Absalon,

Moi qui croyais les Saints santons…

 

 

Et quand je pose mon philosophe devant sa porte,

Toute la gentillesse des Antilles l’emporte,

Au point de me remercier mille fois que je le transporte

 

 

Monsieur Jean-Marc, me dit-il, en dette,

Si un jour par ici votre moteur s’arrête,

Alors, ma maison pour toi sera ouverte…

 

 

Voilà Madame, en ce samedi tout d’abord maudit,

Comment un vieil ange, je vous le dis,

Me redonna le bon goût de la vraie vie…

 

 

Après ce transport, mon arrêt en l’église de Balata,

Fut une formalité moi pressant le pas,

Juste un remerciement pas mieux, de cette rencontre là…

 

 

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

Absalon : quartier proche de l’église de Balata en Martinique

La mère-poule... (Tous)

Publié le 30/06/2009 à 03:07 par peintredesdom Tags : poules fables contes mere mers wollscheid

 

Voilà dans notre ferme de Basse-Terre

Un coq vieillissant qui manque d’air,

Etouffé par sa poule trop bonne mère…

 

 

Hors, même vieux, le chanteur est mâle,

Difficile de lui ôter ses atouts sans mal,

Improbable qu’il devienne chapon sur les dalles…

 

 

La poularde, aussi son premier amour jadis,

Dans la cour affirme que coq est sans vice,

Que sous son aile, le vieillard évite l’hospice…

 

 

Point du tout en réalité, savantes mégères,

Si coq dort c’est que femelle oublie de plaire,

Que formes et atours l’obligent  à siestes salutaires…

 

 

Mais voici que poulette insiste au contraire,

Flûtant partout que la force quitte l’âgé, c’est clair,

Que coq chante pour cacher sa petite misère…

 

 

C’est alors qu’envolé par une poudre d’escampette,

Le coq attrape ceux qui passent devant ses mirettes,

Et par le cou, fait ripaille d’une coquine canette…

 

 

Dans ce comble, voilà cane en plus,

Bien mieux qu’une passade pour le plumé gugus,

Une belle pose, un amour sans puce…

 

 

Quand coq épouse cane entre les épis,

Voilà une poule seule se rappelant en dépit,

Que séduire est un impératif de la vie…

 

 

Plus tard, le coq emporte loin du poulailler,

La cane qui avait su le colorier,

Et pour cent ans encore, en restera émoustillé…

 

 

La poule n’est jamais plus belle que maîtresse,

Si de surcroit elle offre une patte de délicatesse,

Et dans le nid, la folie d'une mer diablesse…

 

 

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

 

De mars à juin... (Tous)

Publié le 24/06/2009 à 01:19 par peintredesdom Tags : wollscheid église mariages hirondelles juin fables poèmes

 

Une hirondelle, deux brins de lavande, un chagrin,

Au loin une cloche qui sonne, des cris de gamins,

Au pied de vos désirs je veux offrir un écrin…

 

Porté par les vents de mars vos doutes s’envolent,

Voici venu le temps de l’amour sur notre atoll,

Voici venu le temps des plaisirs dans mon école…

 

Un gorge-rouge, trois grains de raisins, un câlin,

Tout près, une danse des sens, des jeux de mains,

A la cime de vos attentes, je suis votre coquin…

 

Vogué par les courants d’avril je découvre vos fils,

Maintenant, deux êtres s’aiment sur une petite île,

Et pour longtemps, voilà deux oiseaux tranquilles…

 

Une mésange, quatre bouts de pains, une chance,

S’éloigne enfin les mauvais jours, les viles transes,

Droit dans vos yeux, je dicte la seule bienveillance…

 

Envolé par les feux de mai je fais ce qu’il me plait,

Je brise mes chaînes et soigne toutes nos plaies,

Et toujours, je serai là pour vos soins complets…

 

Un colibri, cinq orchidées, des baisers de France,

A côté de vous je suis un prince en fin d’errances,

De vos ombres, j’abrite mes jardins d’espérances…

 

Porté par les airs de juin nos doutes s’étiolent,

Voici venu le temps des musiques et des carrioles,

Voici venu le temps de repousser nos babioles…

 

Une hirondelle, deux brins de lavande, un chemin,

Au dessus, une cloche qui sonne, les cris des gamins,

Au pied de votre église, nous nous donnerons la main…

 

TEXTE DE JEAN­-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

"Carnet de contes & fables des Antilles" chez Baudelaire

Publié le 22/06/2009 à 14:41 par peintredesdom Tags : wollscheid fables livres contes baudelaire éditions martinique
"Carnet de contes & fables des Antilles" chez Baudelaire

Je suis heureux de vous présenter "Carnet de contes et fables des Antilles Tome 1..."

Vous pouvez le commander sur éditions Baudelaire ou dans votre librairie préférée... Dès le 1er juillet 2009...